‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 167 sur 358 · Pièces just., n° 4b · texte numérisé non relu

Pièces just., n° 4b

2. Roger ne pouvait guère se faire illusion sur la valeur de cet abandon; il était, effectivement, en opposition absolue avec les donations répétées des comtes d'Urgel à l'église au sujet de ces domaines.

Nargo et de Cevis, tenus par lui de l'église ; il ne put triompher des résistances bien légitimes de l'évèque. Les discussions reprirent plus ardentes que jamais entre lui et le successeur de Pons de Vilamur.

Querelles de Roger IV avec Vévêque Abril : interdit sur l'Andorre; appel au pape interjeté par le comte.

Abril, archidiacre de Salamanque et chapelain d'Alexandre IV, fut désigné pour succéder à Pons de Vilamur. On le trouve en possession de son siège dès l le 3 février ['2^'û (n. st.). Roger eut à son égard la même attitude qu'avec son prédécesseur. Il ne consentit 2 à lui prêter hommage qu'avec toute espèce de restrictions : requérant l'évèque de lui prouver d'une manière suffisante pour quelles possessions cet hommage était exigible et déclarant expressément ne pas confirmer la convention faite avec l'église par Arnaud de Castelbon et approuvée par Roger-Bernard II, lui-même ; il protestait, au contraire, contre ce traité de la manière la plus formelle et ne prêtait le serment de fidélité que sous la réserve de cette protestation.

Abril ne pouvait évidemment sacrifier les droits de son église aux caprices d'un orgueilleux vassal ; aussi refusa-t-il 3 de recevoir cet hommage dérisoire. Impuissant, toutefois, à réduire Roger IV par la force, il eut recours aux armes spirituelles. Il requit 4 le serment des hommes de l'Andorre, val-

Page 1