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lée de laquelle le comte revendiquait la possession ou la « quasi-possession » et jeta, l'interdit sur ce pays : Roger en avait, sans doute, détourné les habitants de rendre leurs devoirs à l'église. Il cita, en même temps, le comte devant sa cour pour y régler les difficultés pendantes. Mais celui-ci refusa énergiquement d'accepter une telle juridiction, sous prétexte que le prélat ne pouvait être juge et partie dans une affaire qui l 'intéressait personnellement ' et il recourut à l'appel au pape, son moyen favori en pareille occurrence 2 ; Roger déclara, d'ailleurs, se mettre lui et tous ses domaines, sujets et alliés, sous la protection du Saint-Siège. L'évêque reçut notification de cet appel par Esquieu de Penne, bailli de Castelbon (1« avril 1258).
Ce fut là, probablement, un simple subterfuge imaginé par Roger pour gagner du temps et échapper aux inconvénients des censures ecclésiastiques à cette époque. Il fit, en eil'et, signifier 3 au pontife (20 juillet 1258) un autre recours à Rome, ce qui semblerait prouver que le premier avait été fictif. R. Vital de Puigcerda, son procureur, déclare au prélat que le pape connaîtra des menaces et des vexations dont le comte est accablé par lui. Abril a jeté l'interdit sur la vallée d'Andorre, sans avoir adressé aucune sommation à Roger. Il a soumis à sa juridiction l'abbaye de San Cerni, bien qu'elle fût subordonnée à l'autorité immédiate du Saint-Siège et que le comte y jouît du droit de patronage ; il a interdit l'église de Sainte-Cécile qui dépendait de cette abbaye. Il repousse l'offre de Roger de lui prêter hommage de la même manière qu'à son prédécesseur. Il veut être juge dans sa propre cause et refuse de remettre leur différend à un tribunal composé de Raimohd de Penafort et de deux amis communs. Pour se