Pièces just., n
r° INTERVENTION DR ROGER-BERNARD III EN CATALOGNE 213
de cette vicomtesse. Le monarque reçut, en retour, de son vassal une somme de S-5.000 sous barcelonais (11 mai 12G9).
Cependant la guerre reprit ' peu après entre le roi et les alliés : le premier compromis n'avait pas suffi évidemment à éteindre leurs griefs réciproques. Les parties recoururent 2 de nouveau à l'intermédiaire de l'infant (16 août de la même année). Chacune d'elles promit, sous peine de 10.000 morabotins, d'accepter sa décision. Comme garantie de cette somme, Jacques engagea les châteaux et villes de Timor, de Saint-Antonin et de Pallarol ; Roger-Bernard et ses amis, les forteresses de Torrogia et d'Arbecha. Il fut décidé que la sentence serait rendue quinze jours au plus tard après la prochaine fête de la Saint-Michel.
L'arbitrage eut cette fois, sans doute, une issue heureuse; du moins le silence de l'histoire permet de le supposer.
Condamnation de la mémoire d'Arnaud et d'Ermessinde de Caste! bon.
Cette année vit encore la solution d'une affaire intéressant le vicomte de Castelbon, le comte do Foix, par conséquent. L'inquisition recherchait alors, en effet, la mémoire d'Arnaud de Castelbon et d'Ermessinde, sa tille, accusés du crime d'hérésie. Pierre de Cadreyta (Caderita) et Guillaume de Colonge (Colonico), chargés de l'enquête, citèrent 3 Roger-Bernard comme héritier d'Arnaud. Ce seigneur comparut devant eux un grand nombre de fois, sans avoir aucune bonne raison à