Bofarull, Hist. de Cataluna, t, III, p
de Curte ; celui-ci aurait à les délivrer ensuite au sénéchal de Carcassonne. La chose ne paraît pas cependant s'être effectuée immédiatement; Ton sait, en effet, que, d'après l'ordre de Jacques, Guillaume-llaimond mit • à l'enquête la question des droits de ce souverain sur le château de Lordat (17 février 1273).
Le procès- verbal fait à ce propos montre bien la fragilité des bases sur lesquelles reposaient les prétentions arag-onaises. Les témoins reconnaissent, il est vrai, d'une manière unanime que ce château avait été tenu en fief de Pierre d'Aragon par un chevalier nommé Bernard-Guillaume de Villalibera, à l'époque où ce roi périt à la bataille de Muret -, mais ils sont muets sur les périodes antérieure et postérieure. Deux d'entre eux seulement déclarèrent que, d'après la tradition, cette forteresse avait été bâtie par un comte de Cerdagrie 3.
De pareilles raisons étaient évidemment bien insuffisantes pour combattre les moyens invoqués par le roi de France. Les châteaux de la Haute-Arièg-e furent donc rendus 4 au sénéchal de Carcassonne ; celui-ci les remit à Brunissende de Cardone, comtesse douairière de Foix, conformément à la promesse du monarque de les lui donner après la soumission de Rog-er-Bernard. Ce dernier, du reste, ne redevint T° pas