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DEUXIÈME COALITION CONTRE PIERRE III 2ï'-\
de tenir sa parole et, en cas de refus, de l'y accuser de parjure et de félonie (11 avril 1279).
Le comte ne s'empressa point d'obéir à l'injonction royale; l'affaire n'eut même pas de suite, probablement, à la cour de France, à en juger par une lettre de Pierre III ' à Philippe le Hardi, au commencement de l'année 1280 : le roi d'Aragon informait celui-ci des refus opposés par Roger-Bernard et le priait d'inviter ce dernier à se rendre à l'entrevue projetée entre les deux rois.
Sur ces entrefaites, une formidable invasion de Sarrasins dans le royaume de Valence força brusquement le roi Pierre à interrompre ces négociations, pour voler à la défense de ses états menacés.
Coalition formée par le comte de Foix et commencement des hostilités (printemps i .280).
Le comte de Foix se hâta de profiter de cette circonstance pour fomenter une nouvelle coalition contre le souverain. Arnaud-Roger, comte de Paillars, Raimond-Foulques, vicomte de Cardone, Bernard-Roger de Erill, R. de Anglesola, G. de Bellera, Guillaume-Raimond de Josa et Pons de Ribelles se joignirent à lui, afin de défendre leur indépendance commune qu'ils sentaient compromise avec celle de Roger-Bernard.
Ils entrèrent ~ sur les terres du roi, sans aucune déclaration de guerre préalable, et y commirent toute sorte d'excès. Ils passèrent ainsi un mois avant d'envoyer à Pierre III leurs