‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 204 sur 358 · Cf. Id., n · texte numérisé non relu

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lettres de défi. Celui-ci les ayant reçues (23 février 1280) fît aux conjurés une réponse ' pleine de modération. Il s'y déclarait prêt à accepter leurs réclamations, si elles étaient justes, et à les faire juger selon les Usages de Barcelone.

Pierre avait besoin de gagner du temps, car il ne pouvait agir efficacement contre les rebelles qu'après avoir réglé la question des Sarrasins. Il s'empressa, en attendant, de prendre les mesures propres à la défense de son royaume. Il requit 2 ainsi tout d'abord le concours du roi de Majorque, de même que celui des vassaux de ce dernier (2i février) ; comme il n'était pas sûr, d'ailleurs, de son frère, il enjoignit 3 directement aux officiers de Jacques (même jour) d'interdire aux habitants de leurs districts de prêter assistance à ses ennemis. Il prévint 4 aussi le viguier et les habitants de Gérone de l'invasion des alliés et leur ordonna de se défendre contre eux ; mais il leur demanda, en même temps, de ne point attaquer ses adversaires, avant l'expiration des 15 jours de trêve qui devaient suivre la réception des lettres de défi, selon les Usages de Barcelone. Le soin du roi Pierre à se conformer, en tout point, aux us et coutumes de la Catalogne témoigne, une fois de plus, de sa sagesse politique. C'est au nom des franchises catalanes que les seigneurs alliés se présentaient aux populations ; il fallait que, par une exactitude scrupuleuse à les observer, le monarque se gardât de donner aucune prise à leurs accusations.

Il prescrivit 5 aussi des mesures défensives aux viguiers de Barcelone, de Cervera, de Tarragone et de Lérida : Gombaut

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