‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 21 sur 358 · Id., il>.. col. 548 et ss · texte numérisé non relu

Id., il>.. col. 548 et ss

ORIGINES ET SITUATION DU COMTÉ DE FOIX t !J

Carcassonne ; ils n'en traitent pas moins avec le comte de Barcelone, sans se préoccuper en aucune façon de l'assentiment de ce seigneur. On ne saurait donc voir dans cette mention autre chose que l'expression d'un vieux souvenir, dépourvue d'importance au point de vue pratique.

Cela est si vrai, que, le comte de Toulouse ayant cru devoir sortir de son silence pour réclamer à Raimond-Bérenger l'hommage du château de Laurag, sa protestation eut le résultat de faire constater officiellement que, de mémoire d'homme, on n'en avait pas vu prêter à son père ni à son grand-père pour cette forteresse *.

Si telle était ainsi l'autorité de ce seigneur dans le Lauraguais, situé aux portes de sa capitale, et dans le comté de Carcassonne, au sujet duquel il n'éleva aucune réclamation, n'est-il pas légitime de conclure à la nullité absolue de son influence dans le comté de Foix? Par sa situation même, celui-ci échappait plus facilement encore à toute ingérence de sa part.

Les documents cités pour établir la vassalité de ce pays n'ont réellement pas de valeur. Ainsi, quel argument sérieux peut-on tirer de ce fait - qu'en 1079 le comte de Toulouse confirme à l'abbaye de Saint-Pons de Thomières une donation du comte de Foix? Les religieux de la Marche d'Espagne n'avaient-ils pas de même eu recours à l'autorité, cependant si méconnue en Catalogne, des derniers Carolingiens?

1. Toutefois, Raimond-Bérenger, qui avait intérêt à ménager le comte de Toulouse, consentit à lui payer une somme d'argent et à accepter ce château de sa main, à titre de fief. Il est à remarquer, du reste, que, dans cet acte, le comte de Toulouse laissa Raimond-Bérenger s'intituler comte de Carcassonne, sorte de renonciation tacite à toute protestation ultérieure contre les arrangements qui venaient de se faire en dehors de lui. Cf. Vaissète, t. V, col. 588-590.

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