‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 22 sur 358 · kl., t. III, p · texte numérisé non relu

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Une simple démarche de courtoisie à l'égard du pouvoir hiérarchique (les couvents avaient un respect particulier pour la tradition) ne saurait impliquer une dépendance effective du comté de Fois vis-à-vis de celui de Toulouse. Cette confirmation pût-elle, d'ailleurs, prouver la suzeraineté de ce dernier, quelle ne contredirait pas, à vrai dire, notre opinion: le territoire dont il s'agit se trouvait en dehors du Sabartès '.

On invoque 2 encore les chartes qui placent in comitatu Tholosnno tel ou tel lieu du comté de Foix. Mais ce terme, réminiscence de la vieille division territoriale, était synonyme :i depaffus et d'episcopalus ; l'emploi de ces expressions l'une pour l'autre était d'autant plus naturelle que le pays de Foix lit partie de lévèché de Toulouse jusqu'à l'érection de celui de Pamiers (1296). Il ne paraît donc pas conforme aux lois dune bonne critique de baser sur l'usage de locutions pareilles la preuve de la suzeraineté du comté de Toulouse; il ne nous semble juste d'y constater que la permanence dune tradition absolument semblable à celle qui nous fait encore désigner les différentes régions de notre pays sous le nom des anciennes provinces. Y attacher plus d'importance serait, à notre avis, tomber dans Terreur des érudits du XVIIe et du XVIIIe siècle, qui prétendaient appuyer les droits de la France en Catalogne sur la coutume gardée longtemps en Espagne de dater les chartes par les années de nos rois.

L'examen des documents du xr siècle ne nous fournit donc, directement ni indirectement, aucune preuve contraire à l'indépendance du Sabartès. On va voir qu'il en est de même aux

1. Nous avons eu soin de distinguer, et il est nécessaire de le faire, Le Sabartès du teste du comté.

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