Arch. nat., J 879, n
i. Id., ib.
refusa la main de Constance et signifia 1 cette opposition dans un acte daté du même jour que la procuration de G. de Gastellnou (13 septembre). Quelle fut la cause de cette détermination impolitique? une simple antipathie naturelle, une intrigue secrète avec le comte de Foix ou toute autre raison ? On ne peut le dire. Ce qui est certain, c'est que la donation de Roger-Bernard n'eut point de suite et que sa captivité devint de plus en plus rigoureuse. Pierre était bien décidé à ne pas le relâcher avant d'avoir obtenu la pleine exécution des promesses contractées.
Les archives d'Aragon contiennent de nombreux actes relatifs à l'emprisonnement du comte ; ils témoignent des précautions minutieuses qui furent édictées pour prévenir toute évasion de sa part. Le premier est l'ordre de Pierre III 2 (Algésiras, 30 novembre 1280) à Jean-Pierre de Benasch, à Sanche Martinez de Bolas et aux autres gardiens de Roger- Bernard de le remettre, ainsi que R. de Yilamur, entre les mains de Rodrigue Eximenez de Luna. Ce personnage avait probablement la mission de surveiller le transfert du comte d'une prison dans une autre ; l'on sait, en effet, par un mandement. 3 du souverain (même date), confiant à R. de Redorta la garde de Roger-Bernard et de R. de Yilamur, que Rodrigue Lximenez était chargé de donner à cet officier les instructions royales relatives aux susdits prisonniers.
Le roi 4 prescrivit peu après (Valence, 3 décembre) à Bérenger de Belvis de faire payer par les habitants de Castello à A. Calaff une certaine somme pour laquelle ils s'étaient portés garants du comte de Foix et d'Alvare, comte d'Urgel ; il