‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 214 sur 358 · hl., ib · texte numérisé non relu

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enjoignit, également, à ces habitants de verser la somme en question.

Cependant, le comte ne se décourageait pas de la longueur et de la dureté de sa captivité; son orgueil même n'en était point abattu. Il osa ainsi défier B. de Vilamur, sous prétexte que ce seigneur était l'allié de Pierre III. Ce fut l'occasion d'un curieux échange de lettres entre le roi et son adversaire. Relevant, en effet, le défi adressé à son vassal, Pierre répondit l à Roger-Bernard par un acte semblable Lérida, o mars 1281, n. st.); sur quoi celui-ci se plaignit au roi qu'il usât d'un tel procédé vis-à-vis d'un prisonnier, auquel l'on ne pouvait que trop facilement faire la guerre. Pierre répliqua'2 au comte par des reproches (Villanova de Sexena, 6 mars) sur la manière hautaine dont ce dernier s'était comporté et par l'assurance qu'il avait simplement l'intention de défendre B, de Vilamur contre ses hommes.

La famille de Roger-Bernard ne l'abandonnait point, d'ailleurs, sans tenter les plus grands efforts auprès du monarque aragonais. La reine de Majorque, notamment, était remplie de sollicitude à l'égard de son frère ; elle s'adressa à Pierre, dès la fin de 1281, le suppliant d'accueillir favorablement une ambassade qu'elle désirait lui envoyer à ïarragone, dans le but de traiter de cette affaire. Elle lui demanda, en même temps, pour ses députés la permission de voir Roger-Bernard afin de l'exhorter a la soumission 3.

Le roi répondit 4 à Esclarmonde (Valence, 27 décembre 1281) qu'il n'avait pu se rendre à Tarragone pour y célébrer la

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