‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 23 sur 358 · Vaissète, t. IV, p · texte numérisé non relu

Vaissète, t. IV, p

•'!. Cf. deux actes de donation h l'abbaye de Saint-Pons de Thomières, où ers mots ont exactement le même sens. Id., t. V, col. 648 et 649.

xn° et xme, malgré le brillant éclat de la puissance des seigneurs de Toulouse à cette époque.

Il faut arriver à l'année 1167 pour avoir le premier exemple d'un hommage prêté par le comte de Foix à celui de Toulouse; encore sapplique-t-il spécialement au château de Sa verdun ', situé au-dessous du Pas de la Barre, et peut-on en trouver l'explication dans l'intérêt que paraît avoir eu alors la maison de Foix de rechercher l'alliance de celle de Toulouse. Un revirement momentané semble, en effet, s'être opéré à cette époque dans la politique de nos comtes, orientée, depuis le commencement du siècle, du côté de Barcelone plutôt que de celui de Toulouse. Faut-il en chercher la cause dans le ressentiment qu'auraient provoqué chez le comte de Foix l'issue d'une guerre malheureuse avec son voisin de Barcelone et l'obligation de lui prêter hommage (11 51)? il est permis de le soupçonner, bien qu'on ne puisse en être sûr. Toujours estil, un désaccord sérieux devait encore (1167) subsister entre les deux familles; on peut en juger par ce fait que Roger- Bernard, comte de Foix, reçut alors, des mains de Raimond de Toulouse, l'investiture des comtés de Carcassonne et de Razès '. La suprématie sur ces pays étant devenue le sujet des plus vives disputes entre les maisons de Barcelone et de Toulouse, la seule acceptation par Roger-Bernard de la suzeraineté de celle-ci paraît être un indice positif de sa rupture avec celle-là, de même que l'explication de son hommage pour Saverdun au comte Raimond 3.

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