‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 24 sur 358 · Vaissète, t. VIII, col · texte numérisé non relu

Vaissète, t. VIII, col

2. Ij décembre 1 167. Id., ib., col. 273-27ÎJ. — En faisant celte donation au comte de Foix, celui de Toulouse voulait punir Raimond-Trencavel, vicomte de Carcassonne, possesseur de ces domaines, de l'hommage prêté par lui au comte de Barcelone.

3. Le même jour et par le même acte, celui-ci acheva de le gagner à son alliance en lui cédant les châteaux de Péreille et d'Alsen, tous ses

Au xiii'" siècle, les actes les plus formels consacrent très nettement la distinction entre le haut et le bas pays de Foix et donnent la preuve la plus claire tant de l'indépendance du premier que de la soumission du second à la suzeraineté des comtes de Toulouse.

A cet égard, il est difficile de trouver une démonstration plus significative que celle résultant du fait suivant répété deux fois dans l'espace de trois ans : le comte de Foix, ayant déserté la cause de Raimond VII, comte de Toulouse, en g-uerre avec saint Louis, reçut de son suzerain la sommation de lui remettre le château de Saverdun, à l'exclusion de toute forteresse du haut comté (1242) L Quelques années plus tard, Raimond VU, justement irrité d'une nouvelle défection de son vassal , se contenta2 de lui demander la remise du pays situé jusqu'au Pas de la Barre : argument absolument topique, selon nous, pour établir que les droits réels du comte de Toulouse s'arrêtaient à cette limite; on ne peut supposer, en effet, que dans une circonstance pareille, il ne lésait pas fait valoir dans toute leur étendue 3.

droits à Olmes et dans le reste du comté de Foix, à eondition de lui prêter hommage, ainsi qu'à ses successeurs. La dernière partie de ce document semble, à première vue, en opposition avec ce que nous venons de dire jusqu'à présent, mais il faut comprendre (pie les faveurs du comte de Toulouse obligeaient celui de Foix à une certaine condescendance vis-à-vis de lui. La suite des événements fera voir, du reste, que la soumission du comte fut bien plus apparente que réelle et ne compromit en rien l'indépendance et la liberté d'action de ses successeurs.

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