‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 238 sur 358 · Id., p · texte numérisé non relu

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Bai:uoh de Monv. — Comtes île Foix et Catalofpic I, 1^

27 ï RELATIONS DES COMTES DE FOIX AVEC LA CATALOGNE

quer(15 août). Alors Philippe envoya une seconde fois Roger- Bernard auprès de Raimond-Foulques, dans le but de lui proposer une reddition honorable. A bout de vivres, celui-ci demanda une trêve de quatre jours et prévint le roi Pierre, qui lui lit dire d'en demander une de vingt, alin de lui laisser le temps de secourir la place. Son dessein était de simuler une attaque contre l'armée assiégeante, pour l'entraîner loin des murs, et de faire entrer, pendant ce temps, une grande quantité de farine dans la ville.

Il se rendait à Barcelone pour exécuter son projet, quand il apprit l'arrivée, dans le port de cette cité, de l'amiral Loria avec 30 galères de sa Hotte. Jugeant inutile, dès lors, de faire souffrir plus longtemps les assiégés, il laissa au vicomte de Cardone toute liberté sur les dispositions à prendre. Il espérait que la perte de Gérone serait bien vite vengée et compensée par une victoire navale1. Loria défit, en effet, la flotte française et s'avança ensuite jusqu'au port de Cadaques, où il s'empara de plusieurs navires chargés d'argent, de vivres et de munitions ~.

Le roi de France se servit encore, d'après Desclot, du comte de Foix pour négocier avec l'amiral la conclusion d'une trêve d'égale durée que celle de Gérone. Mais Roger-Bernard échoua dans cette entreprise et revint trouver Philippe III malade à Castello d'Ampurias 3.

Ce ne fut pas, en effet, d'après Bofarull, à ce dernier que se rendit la ville de Gérone mais à Philippe, son fils aîné ; celui-ci la reçut des mains de Raimond-Foulques, à l'expiration de l'armistice. Il y laissa 200 chevaliers et 5.000 fantas-

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