‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 239 sur 358 · Id., p · texte numérisé non relu

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sins, sous le commandement d'Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse ' .

La capitulation de cette place inspire '-' à Guillaume de Nantis quelques soupçons sur la fidélité de Roger-Bernard et celle de Raimond-Roger, frère du comte de Paillars. Lorsque les Fiançais y entrèrent, dit-il, les habitants étaient dans une telle pénurie qu'ils seraient morts de faim au bout de peu de temps, si la paix n'avait pas été conclue aussi promptement. Par là, ajoute-t-il, Ton voit évidemment ou bien que le roi de France fut trahi, en laissant sortir la garnison avec armes et bagages, ou que le comte de Foix et Raimond-Roger se laissèrent eux-mêmes tromper grossièrement sur la situation des assiégés 3.

Les soupçons de ce chroniqueur ne nous paraissent pas justes et cela pour plusieurs raisons. Et d'abord la conclusion rapide de la paix ne doit pas être un motif de croire à une entente secrète de notre comte avec l'armée ennemie ; Philippe le Hardi devait, effectivement, être fort pressé de prendre possession de la ville : l'arrivée du roi d'Aragon, avec des renforts considérables, aurait pu l'en empêcher. L'intérêt positif de Roger-Bernard n'était-il pas, en outre, de s'attacher à la fortune de Philippe III, plutôt qu'à celle de Pierre? Il

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