‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 240 sur 358 · Bofarull, Hist. deCataluna, t. III p · texte numérisé non relu

Bofarull, Hist. deCataluna, t. III p

2. Un peu plus haut, parlant des négociations du comte et de Raimond-Roger avec Raimond-Foulques, Guillaume de Xangis écrit cette phrase significative : t< Habebant enim quemdam capitaneum Remundum de Cerdona, militera, comitis Fuxi et Remundi Rogerii, cujasdam militis in Francorum exercitu militantis, consanguineum, qui ipmis ml repellendum et sustinendum adversariorum impetus mirabiliter animabat; ad ipsum autem in civitate ibant et ciun eo loquebantur multociens cornes praedictus et Remondus Rogerii, sieut quidam asserunt; sed si bona pro reçjc Francis cl ejus (/ente locuti sunt apluribus ignoratur. » (Hist. de la France, t. XX, p. 534.)

M. Id., p. o3G.

avait tout à espérer du premier, en cas de victoire, et rien du second, au cas contraire.

La manière dont les services du comte furent reconnus par le roi de France prouve enfin que celui-ci ne croyait pas avoir à faire à un traître. Du camp de Villanova d'Empurias, il fît, en eifet, expédier trois chartes en faveur de Roger- Bernard (21 septembre 1285). Il lui cédait, par la première, le paréage de Pamiers au bout d'une période de sept ans, « sauf le ressort et la souveraineté » qu'il se réservait '. La deuxième était adressée aux habitants de cette ville pour les exhorter à s'arranger avec le comte. Dans la troisième, enfin, le monarque assignait à ce dernier deux cents livres sur la cassette royale pendant les sept ans qui devaient précéder son entrée en jouissance et jusqu'à ce qu'il se fût accordé avec l'abbé et les habitants de Pamiers'-.

Très peu de temps après commença la retraite de l'armée française; Philippe III, malade et porté en litière, la suivit péniblement. Rosas fut évacuée le 27 septembre3 et le passage des Pyrénées , effectué le 30 du même mois et le 1er octobre4. Il faillit en résulter un désastre par suite des dispositions prises par le roi Pierre pour couper la retraite à ses adversaires . Le comte de Foix, selon Muntaner, marchait en tête de l'avant-garde avec cinq cents chevaux bardés. Venaient ensuite le fils aîné du roi, Philippe III dans sa litière et le cardinal. Suivant l'ordre formel de Pierre, cette portion de l'armée ne fut pas inquiétée •"'. Mais les troupes qui

1. Le roi avait renouvelé pour dix ans son contrat avec l'abbé de Pamiers (mars 1281).

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