‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 25 sur 358 · Id., ib., col. 1 172-1 17:t · texte numérisé non relu

Id., ib., col. 1 172-1 17:t

:t. Par l'acte du 27 juin I2:t() (1,1., ib., col. (.)2:i-,.»2(i), Raimond de Toulouse, avait cédé au comte de Foix, sauf l'hommage, ses droits sur les châteaux de Péreille, Châteauverdun, Ker, Rabat, tous situés dans le haut comté, ainsi (pie sur la terre de Bernard Amiel de Pailles. Le 20 septembre de la même année (/J., ib., col. ,.)2<i-(»27 1 , il

Peu de temps après survint un événement bien grave pour le Midi de la France et le comté de Foix en particulier : la réunion à la couronne du pays de Toulouse ; notre comte se trouvait ainsi relever directement du roi de France luimême pour la partie basse de ses domaines. La proximité d'un aussi dangereux voisin était évidemment une condition fâcheuse pour le maintien de l'indépendance du Sabartès ; toutefois, en dépit du zèle déployé par les agents royaux pour rattacher à la couronne les droits pouvant lui revenir, il ne fut rien changé à la situation privilégiée 1 de ce pays. Le dénombrement 2 fait par le comte de Foix des terres qu'il tenait en fief est très explicite à cet égard (1263). Il y énumère toutes celles du bas pays, mais n'en mentionne aucune dans la vallée supérieure de l'Ariège. Cette exclusion est d'autant plus remarquable que, d'après la teneur de l'acte, les erreurs devaient être réparées et les titres revisés après

reconnaît avoir reçu l'hommage pour ces forteresses et le pays situé audessous du Pas de la Barre. Eu l'absence d'autres documents sur la matière, on ne peut pas bien se rendre compte de la raison pour laquelle le seigneur de Toulouse pouvait posséder des droits sur ces places. Quoi qu'il en soit, l'hommage prêté alors par le comte de Foix n'a pas lieu de nous embarrasser : c'est un l'ait isolé et lié certainement à une circonstance particulière; ce < jui se passa en I2't2 et en 1245, lors de la double réquisition adressée à ce dernier, en est une preuve indiscutable.

1. Notons en passant un acte qui n'intéresse pas directement, il est vrai, le pays de Foix, mais qui touche de trop près à la question de Uallodialilé des terres pour qu'il ne soit pas utile de le citer : l'hommage-lige prêté In novembre 12Hi par Bernard, comte de Comminges, au comte de Toulouse. Bernard y déclare, en termes exprès, que jusqu'à cette époque ses prédécesseurs et lui-même avaient toujours tenu leurs domaines quittes de tout service féodal et en franc-alleu (Vaissète, t. VIII, col. 1165-1167). Il n'est pas besoin d'insister sur l'importance de cette constatation faite pour un pays aussi rapproché du Sabartès.

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