‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 247 sur 358 · M., ib · texte numérisé non relu

M., ib

11° PAREAGE DE ROGËR-liËRNAKD AVEC l'ÉVÈQUE d'uRGEL 287

lèges dont l'avaient gratifiée les comtes d'Urgel; les biens de l'église présents et futurs, étaient ainsi déclarés affranchis de toute juridiction de sa part (i mai 1287).

La guerre ayant recommencé, peu après1, entre les rois d'Aragon et de Majorque (1289), celui-ci envahit le Lampoui:dan et conquit plusieurs places de la Catalogne. Le comte de Foix continua de se tenir sur la réserve, afin de se mieux consacrer à la défense de ses propres intérêts. Son activité se déploya, pour lors, dans ses possessions françaises où il eut à lutter contre les envahissements des officiers royaux et à surveiller l'ouverture prochaine de la succession de Béarn : celle-ci avait été assurée- à sa femme Marguerite, deuxième fille du vicomte Gaston (1286). Il y fut favorisé, d'ailleurs, par des circonstances identiques à celles qui l'avaient servi quelques années auparavant en Espagne. De même que les rois Pierre et Alphonse avaient usé de grands ménagements à son égard, de crainte du roi de France, de même, suivant nous, celui-ci le traita-t-il avec beaucoup de modération, de peur de le jeter dans le parti aragonais.

S'étant pris de querelle, effectivement, avec les sénéchaux de Carcassonne et de Toulouse, il obtint de Philippe le Bel la paix;! à des conditions relativement peu onéreuses (15 juin 1290). Il sortit aussi heureusement d'une autre difficulté fort grave. Devenu vicomte de Béarn, après la mort de Gaston VII, il avait dépouillé l'évèque de Lescar de sa ville épiscopale et de ses domaines. Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, reçut l'ordre, sur ces entrefaites, de confisquer le Nébouzan qui faisait partie de la succession de Béarn. L'issue de l'affaire pouvait être très fâcheuse pour Roger-Bernard. Il s'en

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