‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 248 sur 358 · Vaissèto, t. IX, p · texte numérisé non relu

Vaissèto, t. IX, p

2. Marca, Ilisl . de Béarn, p. 659-661. :s. Vaissète, t. IX, p. 145-146.

tira cependant à la condition de s'engager ' à servir en Terre Sainte pendant deux ans, avec dix chevaliers armés, et à remettre au roi deux des places fortes de son comté (29 mars 1291, n. st.).

L'année suivante, il eut encore gain de cause dans un différend avec le sénéchal de Carcassonne. Celui-ci avait fait publier une ordonnance portant que le monarque avait seul le droit de créer des notaires dans tout le royaume et les terres de ses sujets. Roger-Bernard protesta'2 dans une lettre datée du château de Cardone (30 janvier 1292, n. st.). Saisi de la question, Philippe le Bel défendit au sénéchal de le troubler dans la possession de ses biens (6 avril 1292), et l'exempta (le même jour) de la taille3 dont cet officier voulait frapper les Juifs du comté comme tous leurs coreligionnaires4.

La guerre de Guienne entre la France et l'Angleterre (1294) fournit à Roger-Bernard l'occasion de résister au connétable de Nesle en personne. Ce dernier avait imposé à chaque feu un subside de 6 sols tournois, payable même par les hommes des barons. Le châtelain royal de Montréal 5 cita devant le sénéchal de Carcassonne les bailes du comté de Foix, avec deux consuls ou députés de chaque village ou châ-

1. Vaissèle, t. IX, p. 149-150. La deuxième de ces conditions fut seule exécutée.

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