Bibl. nat., coll. Doat, vol. 17o, f»s
4. Le 17 août de la même année, Roger-Bernard revendiqua devant Simon Brisetête, sénéchal de Carcassonne, le droit d'aliéner ses fiefs sans l'autorisation du roi (Arch. dép. des Basses-Pyrénées, E 392, f° 38). Le 29 août 1293, Philippe le Bel commanda au sénéchal de permettre au comte d'ouvrir une mine d'alun, s'il était vrai que ses prédécesseurs eussent exploité les mines de tout temps (Bibl. nat., coll. Doat, vol. 176, f° 11).
5. Ce château avait été mis sous la main du roi, ainsi que celui de Lordat (1er juin 1291), comme garantie de la promesse faite par Roger- Bernard d'aller en Terre Sainte.
IIe PARÉAGE DE ROGER-BERNARD AVEC l'ÉVÊQUE d'uRGEL 289
teau, afin de lui donner un état détaillé des feux et s'entendre avec lui au sujet de l'exécution de l'ordonnance du connétable. Roger-Bernard considéra cette mesure comme essentiellement attentatoire à ses droits, et protesta hautement contre elle (17 mars 129i) ; il en appela1 à ce dernier ainsi qu'au monarque, sous prétexte que ses sujets n'étaient pas tenus d'aller à l'armée royale ''.
Cela ne l'empêcha point de repousser les o lires du roi d'Angleterre3 et de combattre, l'année suivante, dans les rangs de l'armée française ; ses services y furent si appréciés qu'il s'attira les faveurs de Charles de Valois et celles du connétable lui-même 4.
Nouvelles difficultés du comte de Foix avec la Mitre.
Occupé comme il l'était dans le Midi de la France, Roger- Bernard paraît avoir prêté, durant cette période, moins d'attention à ses terres de Catalogne ; les faits à signaler sur l'histoire de ces domaines sont, en effet, rares et peu