‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 250 sur 358 · Vaissète, t. IX, p · texte numérisé non relu

Vaissète, t. IX, p

2. Des prétentions pareilles ayant été émises par les agents du roi en 1206 et 1297, Roger-Bernard se refusa absolument à les admettre (Id., ib., p. 194 et 201).

3. Cf. une lettre du roi Edouard à Roger-Bernard et à sa femme Marguerite, 29 juin 1294 (Ici., il)., p. 177).

4. Cette même année vit la solution du litige qui avait brouillé depuis si longtemps les rois de France et d'Aragon, à propos du royaume de Sicile. 11 l'ut décidé (traité d'Anagni, 20 juin 1295) que les parties renonceraient à leurs conquêtes et à leurs réclamations respectives et que Jacques II d'Aragon épouserait Blanche de Sicile, fille de Charles d'Anjou (Lecoy de la Marche, Rel. politiques de la France avec le royaume de Majorque, t. I, p. 345-348).

Baldon de Momy. — Comtes de Foix et Catalogne. T. If

importants. Le 18 février 1290 (n. st.), il céda1 en franc-alleu à Douai d'Aquilar, l'un de ses plus fidèles alliés, le château de la Bastide de Pons, situé à l'entrée de la vallée d'Andorre. L'acte de donation comprenait la totalité des revenus de cette forteresse, y inclus le droit de péage, et indiquait, à ce propos, le tarif appliqué aux différentes marchandises : on payait 12 sous melgoriens pour une charge d'étoffe ou de poivre, cS pour la cire et la laine, G pour les peaux, '1 pour le fer, 2 pour les grains, etc. Roger-Bernard confirma, en même temps, à ce personnage la possession du château d'Aos ainsi que celle du produit des vendanges de Salent ; il reçut de lui, en retour, une somme de 4.000 sous melgoriens.

Cette donation fut-elle le prétexte de la querelle qui s'éleva peu après entre l'évèque d'Urgel et le comte 2 ? Nous ne sommes j3as renseigné à cet égard. Ce qui est certain, c'est qu'informé des dispositions'1 d'attaque de Roger-Bernard, le roi d'Aragon se prépara lui-même à protéger le prélat : il pouvait craindre un accord secret de ce seigneur avec Philippe le Bel dans le but d'envahir la Catalogne. Il écrivit à Simon Brisetête, sénéchal de Carcassonne (5 mai 1292), pour lui demander si Roger-Bernard s'était entendu avec lui à ce sujet; sur quoi cet officier défendit4 au comte de faire aucune levée d'hommes contre l'église (29 mai). L'affaire n'eut, sans doute, pas de suite et se termina probablement par l'arrangement des parties.

t. Bibl. nat., coll. Doat, vol. 175, 1" 90.

2. L'exercice du droil de péage au château do la Bastide prêtait à de

nombreux abus : l'on pouvait, d'un côté, l'aire subir aux tarifications établies des majorations arbitraires; et, de l'autre, ^èner considérablement les relations de l'église avec l'Andorre, par suite de la situation de la forteresse précitée à l'entrée de cette vallée.

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