‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 251 sur 358 · Vaissète, t. IX, p. K · texte numérisé non relu

Vaissète, t. IX, p. K

k Bibl. nat., coll. Doat, vol. 1(12, f° 7:f.

IIe PARÉAGE DE ROGER-BERNARD AVEC l'ÉVÈQDE d'uRGEL 291

Convention [aile par Raimond-Foulques, vicomte de Cardone, avec le roi d'Aragon : Roger-Bernard y est compris [10 août 1 29.2).

Il ne suffisait pas à Jacques II d'être intervenu auprès de Roger-Bernard dans la circonstance rapportée à l'instant, ce souverain voulut s'assurer d'une manière plus certaine des bonnes dispositions de son vassal1. Nous en avons la preuve dans un important traité2 qu'il fit avec Raimond-Foulques, vicomte de Cardone (10 août 1292).

Le roi et ce dernier s'y donnèrent des asseurements mutuels au sujet du pays de Castelbon. Jacques promit de ne point envahir la terre d'Urgellet, contre l'engagement pris par Raimond-Foulques, au nom de Roger-Bernard, que celui-ci ne ferait pas attaquer les domaines du souverain par les hommes de son vicomte. Réserve était faite, d'ailleurs, de l'adhésion de notre comte à cet arrangement ; s'il ne l'acceptait point et que la guerre vînt à éclater entre le roi et lui, Raimond-Foulques devait rester neutre. Il fut, en outre, stipulé que l'effet du présent acte durerait jusqu'à la conclusion de la paix entre les rois de France et d'Aragon.

Au nombre des cautions données par le vicomte, l'on voit figurer Guillaume-Raimond de Josa, le fidèle ami de Roger- Bernard. Or, par une coïncidence curieuse, ce personnage fut, au lendemain même de cet accord, nommé3 membre du

i. Le roi d'Aragon cherchait évidemment à prévenir une alliance du comte de Foix avec ses ennemis les rois de France et de Majorque.

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