Pièces just.,n
ROGER-BERNARD ET LES COMTÉS DE PAILLARS ET d'l'RGEL 305
ce pays étant un tîef de la couronne, il ne pouvait l'acquérir légitimement contre la volonté du roi, d'après le droit commun et les Usages de Barcelone. Il lui signifia, en conséquence, l'opposition formelle de Jacques II à toute aliénation de ces territoires.
Roger-Bernard fit au monarque une réponse identique à celle qu'il avait reçue de lui, naguère, dans une circonstance pareille : il affirma ne pas connaître les intentions d'Ermengaud à son égard mais déclara, en même temps, que sans vouloir porter aucun préjudice au roi, il n'hésiterait pas à accepter le comté d'Urgel, si ce dernier lui était offert. Sa volonté bien nette était donc de ne pas renoncer aux faveurs éventuelles du comte Ermengaud.
Il allait, pour le moment, entamer avec Jacques II une lutte sérieuse, à propos des affaires de Guillelme de Moncade. Ce prince, effectivement, avait repris ses négociations avec sa belle-sœur et était sur le point d'obtenir la cession des terres de celle-ci. Roger-Bernard et Gaston, après lui, revendiquèrent résolument leurs droits sur ces domaines : leur cause finit par triompher après les péripéties nombreuses qui vont être racontées dans la cinquième partie de ce travail.
B.u'dos de Mony. — Comtes de Fuir et Catalogne. 1. 20