Id., p
i. Gaston de Béarn descendait de Guillaume de Moncade, lequel avait épousé (vers 1170) Marie, vicomtesse de Béarn [Id., p. 481-483).
Cette convention fut jurée par les barons, les chevaliers et les représentants des communes. Gaston y apposa son sceau de même que le comte de Foix, Constance, Marguerite et enfin Guillelme, solennellement émancipée à cette occasion1. Seul le nom de Mathe n'y ligure pas, chose bien significative > comme le fait observer Marca. Elle était pourtant présente à Morlas, mais refusa, sans doute, d'approuver cet acte à cause des prétentions de son mari sur le vicomte de Béarn 2.
Constance, d'un autre côté, céda le comté de Bigorre à Marguerite3 (10 mai), sauf la terre de Rivière et la réserve de la possession et de l'usufruit pour le temps qu'il lui plairait. Elle lui donna le Béarn , en plus , avec tous ses droits sur les vicomtes de Brulhois et de Gavardan et sur ses domaines dans le diocèse de Bazas.
Le testament4 de Gaston (22 avril 1290) n'est pas moins explicite que le texte précédent ; il témoigne des précautions multiples que prit ce seigneur pour empêcher toute discussion après sa mort.
Le Béarn y est attribué à Constance et à Marguerite ensuite par substitution. La possession du vicomte susdit était donc assurée à celle-ci, puisque Constance le lui avait déjà cédé par donation entre vifs. Aussi Gaston ne laisse-t-il à sa seconde fille que le château de Montaner. Mathe reçoit les vicomtes de Brulhois et de Gavardan et la ville d'Eause. Guillelme est instituée héritière des terres de Moncade et de Castelvieil de Rosanès et des divers domaines de son père en Catalogne.