‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 268 sur 358 · Ici., p · texte numérisé non relu

Ici., p

4. M., p. 673-678. — Marca date cet acte à tort du 21 avril. Le texte porte : A" kal. Maii,

Constance et Marguerite , après elle , sont substituées à Guillelme dans la seigneurie de Moncade, et Mathe, dans la baronie de Castelvieil.

Gaston établit, de plus, que cette dernière devra, du vivant du testateur, céder à Constance ses prétentions sur le vicomte de Marsan. Si elle exécute cette condition, elle est, par le fait même, substituée à Guillelme dans toutes les terres de Catalogne, tant de Moncade que de Castelvieil et autres. Elle devra, néanmoins, céder le Gavardan à Constance et à Marguerite, si elle vient à recueillir la succession de Guillelme. Le vicomte la déclare, d'ailleurs, privée de sa part héréditaire au delà de la légitime, ainsi que de la substitution de Guillelme, dans le cas où elle refuserait d'abandonner à Constance la terre de Marsan avant la mort de son père. Nous verrons, plus tard, le parti que Gaston de Foix tira de cet article , au moment de la guerre cruelle qui s'éleva entre lui et la maison d'Armagnac ; mais parlons, auparavant, des luttes opiniâtres entreprises par Roger-Bernard pour disputer au roi d'Aragon les terres de Guillelme de Moncade.

Celle-ci, effectivement, ayant perdu son mari1, l'infant Pierre (f 30 août 1296), Jacques II porta des regards d'envie sur les importantes possessions de la jeune veuve; c'étaient les baronies de Moncade et de Castelvieil de Rosanès, la Part Ida de Moncade dans la ville de Vich, le château de Sobreporta à Gérone, avec de nombreuses terres disséminées dans les évêchés de Vich et de Gérone, de Barcelone et même de Tarragone. Ces domaines devaient échoir régulièrement au comte d'Armagnac ou à Roger-Bernard. Mais le roi ne pouvait être indifférent à l'immixtion de seigneurs étrangers dans les

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