Pièces just., n
2. Arch. d'Aragon, livre IV des aliénations du Iieal Patrimonio, f° 859 v°. i — Hist. delà casa de Moncada, 1. 1, livre I, ch. XII. — Zurita, Anales, t. I, fos 394 v°-395.
de Gurb; ses terres dans le pays de Vich, à l'exception du château et de la ville de Mode lia no ; le château, la ville et la bayliede Terraza; la ville et la baylie de Galdes de Montbovi; le château et la ville de Montblanch; les vigueries de Bages, d'Ausone, de Berga et du Bergadan et du pays de Ripoll1. Il lui donna, de plus, une somme de 200.000 sous dont la moitié fut payée en argent et le reste, assigné'2 sur les forteresses de Villamayor et de Carotitulo.
Ce traité, fort avantageux pour le souverain, ne l'était pas moins pour Guillelme : il laissait à celle-ci l'usufruit de ses biens et lui assurait, en outre, la jouissance d'un grand nombre de villes et de domaines royaux. Il s'y trouvait, toutefois, une clause qui devint la pierre d'achoppement contre laquelle allaient se briser les espérances de Jacques II. Guillelme avait, en effet, promis d'entrer, â très bref délai, dans l'ordre d'Uclès et d'y prendre l'habit monastique ; or, elle n'accomplit jamais cet engagement et continua, au contraire, sa vie agitée. Elle recommença ses luttes avec l'évèque de Vich, ainsi qu'en témoigne une lettre3 de celui-ci au roi (23 avril 1300) : le pontifie y justifie sa conduite contre les accusations de Guillelme et l'informe, en même temps, des entreprises de cette dernière. Elle avait bâti une tour à côté du marché du prélat et s'en servait pour commettre toute espèce d'exactions et de violences contre les hommes de l'église. Il avait dû lui-même prendre des mesures de protection et faire faire certaines fortifications, ainsi qu'il en avait le droit comme seigneur suprême de la cité de Vich. L'évèque reprochait, de plus, à Guillelme d'avoir enfreint tous les usages admis jusque là en augmentant les