‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 273 sur 358 · Bibl. nat., coll. Dont, vol. 177, f · texte numérisé non relu

Bibl. nat., coll. Dont, vol. 177, f

mond do Guardia (2(i décembre) de lui livrer les châteaux de Monma^astre et de Lès, dans le cas où les conditions fixées par la donation d'Ermengaud et d'Alvare de Cabrera viendraient à se réaliser. On voit par là que, malgré la protestation du monarque aragonais, notre comte n'était pas disposé à renoncer à ses projets sur les pays d'Urgel et d'Ager.

Il se signala, du reste, en 1301 par un regain d'activité extraordinaire, soit à propos du comté de Paillars, soit au sujet de la succession de Guillelme de Moncade. Le règlement des affaires du vicomte de Couserans occupa les premiers mois de cette année. Raimond-Foulques convint1 avec le viguier dTrgellet des conditions d'une nouA'elle trêve et en référa au roi Jacques ; celui-ci accepta 2 l'arrangement (3 mars) et lui donna pleins pouvoirs pour le signer avec le comte de Foix, Arnaud d'Espagne et Roger de Comminges, tant en son nom qu'en celui d'Hugues de Mataplana, comte de Paillars, de Raimond de Vilamur, de Bernard-Roger de Erill, de R. de Bellera, de l'abbé de Gerri, d'en Puig Cerver et des frères de ce dernier. Cette suspension d'armes devait durer jusqu'à la prochaine fête de Saint-Jean. Entre temps, le souverain prescrivit (4 mars) à ces différents seigneurs3 d'observer la trêve en question.

L'on pouvait ainsi concevoir l'espérance d'une paix de quelque durée; Raimond-Foulques venait même d'informer4 le viguier d'Urgellet qu'il était prêt à reprendre ses pourparlers avec lui, lorsqu'il apprit, subitement, le siège du château de Lort par Arnaud d'Espagne. Il reçut cette nouvelle à Celra , près de

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