Id., P»a W
Mariage de Gaston, fils de Roger-Bernard, avec Jeanne cT Artois.
Tandis que les affaires dont nous venons de parler retenaient Jacques II dans l' Aragon, notre comte se rendit ' a Paris et y conclut, au mois d'octobre, le mariage de son fils avec Jeanne, petite-tille de Robert, comte d'Artois. Roger-Bernard émancipa Gaston et lui fît donation, sauf l'usufruit, du comté de Foix, du vicomte de Béarn, et de toutes ses autres possessions. Il assigna, en même temps, une renie de 5.000 livres tournois, comme douaire, à sa future belle-tille.
Philippe le Bel fit preuve de prévoyance en approuvant cette union : c'était le moyen de lier à sa politique la maison de Foix. Roger-Bernard ne fut pas moins habile, en la circonstance; au moment, en elïet, de présenter au monarque aragonais ses dernières revendications au sujet de la succession de Moncade, il allait se montrer à lui entouré d'un nouveau prestige et protégé par l'ombre de la royauté française.
Ce n'est pas qu'il n'ait eu la tentation de suivre une ligne de conduite diamétralement opposée, si l'on croit, du moins, les accusations portées à ce moment contre Bernard Saisset, évêque de Pamiers2. Ce prélat, disait-on, avait essayé, déjà pendant la guerre de Gascogne, de l'entraînera la révolte contre Philippe, lui représentant que les Toulousains supportaient avec peine la domination royale, qu'il lui serait aisé de se faire proclamer comte