Cf. /</.. nfJ 154, p
à ces demandes, la querelle s'envenima tellement que Jacques occupa ' de force quelques-unes des possessions susdites et menaça de s'emparer des autres.
Dans cette conjecture, la dame de Moncade s'adressa aux conseillers et prud'hommes de Barcelone et les supplia d'intercéder pour elle auprès du roi. Ceux-ci lui promirent 2 leurs bons offices dans une lettre respectueuse. Intervinrent-ils réellement en sa faveur? Nous l'ignorons ; toujours est-il, les parties se décidèrent A peu après à soumettre la question à l'arbitrage de Raimond, évêque de Valence, et de Bonat, abbé de Santas Creus (7 mars 1303, n. st.).
La sentence, rendue ce même jour4, conclut à l'annulation de l'échange fait par le roi avec Guillelme, non que celleci n'eût point le droit d'aliéner ses biens, mais parce qu'elle n'avait pas observé les conditions de l'accord. Les instruments du traité devaient être détruits ainsi que le titre de vente des châteaux de Villamayor et de Carotitulo. Les chevaliers, les nobles, les bourgeois et tous les hommes des localités échangées devaient être déliés du serment de fidélité prêté par eux soit à Guillelme, soit au monarque. Le château de Castelvieil de Rosanès, gardé par Guillaume de Belloc au nom de Jacques et de sa belle-sœur, devait être rendu à cette dernière.
Quant à la question délicate des sommes données par le souverain à Guillelme, les juges en décidèrent ainsi : Jacques renoncerait aux 100.000 sous payés en argent comptant, mais
i. Ci". Pièces just., n° U>2.