‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 283 sur 358 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

RÉSILIATION DL TRAITÉ ENTRE JACQUES ET Gl ILLELME 331

recevrait, par contre, une somme1 semblable comme équivalent des revenus perçus dans les domaines royaux.

Telle fut la solution de cette affaire compliquée. Tout le profit en revint aux héritiers de Guillelme ; pour celle-ci, en effet, c'était la perte des avantages que lui avait procurés 1 acte d'échange, et pour le roi, l'évanouissement de ses espérances sur les riches domaines de la succession de Moncade.

Le comte de Foix ne se hâta pas, cependant, d'approuver la convention du 8 janvier. Regrettait-il la clause relative à la transformation des alleux en fiefs d'honneur ? Nous n'avons pas de renseignements à cet égard ; nous savons seulement qu'il remplit cette formalité- le 23 mai, quelques jours à peine avant le délai fixé.

Guerres de Gaston avec la famille d Armagnac. — La Paix de Toulouse i 29 janvier 1304, n. st.) attribue les terres de Catalogne au vicomte de Fézensaguet .

Cependant notre comte n'en avait pas fini avec les difficultés : s'il avait, effectivement, triomphé des prétentions du roi d'Aragon sur les terres de Guillelme, il devait encore lutter contre celles de sa propre tante , Mathe , comtesse d'Armagnac. La jalousie de cette dernière s'était irritée, depuis longtemps, de n'avoir pas eu le Béarn en partage. Aussi, dès avant la mort de son père, Mathe avait-elle refusé3, contrairement à ses sœurs, d'approuver les actes de la succession de celui-ci. Elle s'était ensuite opposée à la remise du vicomte

1. Le jour même où fut rendue cette sentence, Jacques II et la dame de Moncade délièrent du serment de fidélité ceux qui le leur avaient prêté en vertu de l'accord précédemment intervenu [Pièces just., n° 155).

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