Marca, Hist. de Béarn, p
de Marsan à Constance, malgré les stipulations expresses du testament paternel. Le comte d'Armagnac envahit ' même ce pays, après la mort de Gaston, et s'y empara du château de Fraixe. Roger-Bernard ayant pris alors la défense de Constance, son beau-frère l'accusa d'avoir falsifié le testament du vicomte ; sur quoi il intervint un arrêt du parlement prescri- Arant le duel entre ces deux seigneurs (1295). Le roi sépara les combattants, tout en déclarant qu'il n'entendait pas, pour cela, se prononcer sur le fond de leurs démêlés. Ceux-ci furent, du reste, suspendus par l'expédition de Gascogne, au cours de laquelle Roger-Bernard se distingua au point d'être nommé gouverneur des terres conquises dans les diocèses de Dax, d'Aire et de Bayonne -'.
Un état de sourde hostilité succéda aux luttes ouvertes. Mais bientôt la guerre se ralluma avec une extrême violence quand, après la mort de Roger-Bernard, le comte d'Armagnac se vit menacé de perdre également l'héritage de Guillelme. Vainement, Philippe le Bel écrivit-il3 au comte de Foix dans le but d'apaiser ces discordes : elles jetaient le trouble dans le Midi et retenaient des forces qu'il voulait employer contre les Flamands; Gaston ne tint aucun compte de la défense royale mais entra dans le Comminges où il causa toute sorte de dégâts. A cette nouvelle, le monarque lui réitéra sa défense et le cita, devant sa cour à Toulouse, pour le jour de Noël.
Le désir de régler ce ditférend motiva, en grande partie, le voyage de Philippe le Bel dans le Languedoc. 11 essaya d'amener à composition les deux adversaires, mais, voyant que ses efforts n'aboutissaient qu'à les rendre plus intrai-