‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 285 sur 358 · Id., p · texte numérisé non relu

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:t. Vaissète, t. IX, p. 255,

tables, il résolut de terminer l'affaire par voie de sentence judiciaire. En vertu de son autorité souveraine, il leur enjoignit donc ' de faire la paix, et il adjugea ensuite à Mathe le Brulhois, le Gavardan, le château de Captieux et la terre d'Eause. Il lui attribua, en outre, la succession de Guillelme, avec la stipulation expresse que, si elle héritait de cette dernière, elle devrait rendre le Gavardan à Constance et à Marguerite (29 janvier 1304).

La paix de Toulouse ne mit pas fin toutefois aux querelles des deux maisons. Marguerite refusa2 de l'approuver, comme étant contraire au testament de Gaston. L'usufruit du Gavardan revenait, en effet, à Constance, d'après les dernières volontés de leur père ; Marguerite prétendait, du reste, que Mathe était déchue de tous ses droits sur les biens de Moncade, pour n'avoir pas rempli les conditions imposées par l'acte précité. La comtesse d'Armagnac ne dut pas être satisfaite davantage; elle était, effectivement, déboutée à jamais de ses prétentions sur le vicomte de Béarn.

Les hostilités furent, cependant, arrêtées momentanément par la guerre de Flandre, guerre à laquelle prirent parties deux seigneurs ennemis. Au surplus, notre comte dut s'occuper en 1304 de difficultés fort sérieuses avec le roi de Majorque; c'est ce que nous allons voir, avant de le suivre dans ses nouvelles luttes avec la maison d'Armagnac.

!. Marca, Hist. de Béarn, p. 794-795.

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