‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 48 sur 358 · Vaissète, t. I, p. 942, note · texte numérisé non relu

Vaissète, t. I, p. 942, note

l'exception seulement de trois crimes réservés à la justice du comte : l'homicide, le rapt et l'incendie.

De tous leurs devoirs, le premier était le service militaire ; (( ils devaient ' marcher à l'armée sous les ordres du comte avec les autres hommes libres, faire le guet (wacta) et les patrouilles dans l'intérieur du comté; fournir aux missi du roi et aux princes de la famille impériale les palefrois (jparaveredi) et les défrayer (815, art. I; 844, art. I). »

Quant au service judiciaire, le diplôme de 81S (art. II) les oblige à aller au plaid du comte pour toutes les affaires importantes, criminelles ou civiles.

Les dispositions de ces diplômes étaient générales et s'appliquaient à tous les aprisionnaires habitant la Septimanie et la Marche d'Espagne, comme le prouvent les expressions employées par les rois francs et notamment l'ordre, donné par Louis le Débonnaire, dans le privilège de 8 lu, d'en faire sept copies destinées aux archives de Narbonne, Carcassonne, Hossilio, Ampurias, Barcelone, Gérone et Béziers.

Les comtes, s'arrogeant plus tard les droits régaliens, firent des concessions semblables de terres et de franchises. Ainsi Wifred, comte de Barcelone, désireux d'attirer des habitants sur le territoire de Gardone, accorda (080), à ceux qui s'y établiraient, le droit de faire justice eux-mêmes de tout envahisseur de leurs domaines et les exempta du cens, excepté des dîmes et prémices dues à l'église2. En 102o, Raimond- Bérenger de Barcelone confirma les privilèges des habitants de ce comté, les exonéra de tout cens et leur concéda la faveur de n'être jugés qu'en présence du comte, du vicomte ou de quelque juge délégué par lui 3.

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