‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 49 sur 358 · Marca hisp., col · texte numérisé non relu

Marca hisp., col

ORIGINES DE LA QUESTION n' ANDORRE 55

Il y avait sûrement des terres d'aprision dans le pays d'Urgel. L'acte de consécration de l'église de la Seo nous en donne la preuve positive ; il cite, en effet, des aprisions, aprisionessive rupturas, au nombre des terres soumises à l'autorité ecclésiastique dans les comtés d'Urgel, de Cerdagne et les autres qui formaient le diocèse de cette église. Il est, de même, question d'aprisions dans la donation (973) de Borrel ', comte de Barcelone, au monastère de San Gerni, des églises comprises dans la chàtellenie de Lorda.

Quant à l'Andorre elle-même, a-t-elle joui, sous la dynastie carolingienne, des franchises des terres d'aprision? Nous en sommes convaincu, bien que nous ne connaissions pas de documents positifs sur la matière. Avec son sol pauvre et son climat rigoureux, l'Andorre ne devait pas être, en effet, un séjour bien tentant. Il était donc nécessaire, pour la peupler, d'offrir de sérieux avantages à ceux qui consentiraient à venir s'y fixer. Cette induction historique, si plausible par ellemême, se trouve confirmée par la tradition séculaire suivant laquelle l'Andorre aurait été dotée de ses privilèges par les princes carolingiens 2. Les diplômes invoqués ne sont pas authentiques 3, il est vrai; toutefois, cette tradition est en parfaite harmonie avec ce qui vient d'être dit sur la situation générale de la Marche d'Espagne à cette époque; déplus, elle

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