‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 51 sur 358 · ORIGINES DE LA QUESTION D ANDORRE OU · texte numérisé non relu

ORIGINES DE LA QUESTION D ANDORRE OU

le document précité ne fait, en effet, aucune distinction parm les terres assignées à l'église d'Urgel; il donne à celle-ci les mêmes droits dans toute l'étendue du diocèse. Or, les évoques d'Urgel n'ont jamais été les suzerains des comtés d'Urgel, de Cerdagne, etc. : c'est une chose manifeste. On doit donc en conclure avec certitude qu'ils n'exercèrent en Andorre qu'une autorité spirituelle, au commencement du ixe siècle.

Tel est, du reste, l'avis formel d'un Espagnol1 lui-même, le père Junoy. D'après lui, ce seul acte suffit pour détruire la fable de la constitution de la république d'Andorre par Charlemagne; il montre, avec raison, que cette vallée n'aurait pu jouir d'une position réellement indépendante, sans qu'il en eût été fait mention dans un document de pareille importance.

La première confirmation authentique des privilèges de l'église d'Urgel par un roi franc ne mentionne "2, du reste, en Andorre que ses droits sur le fer et la poix (861), droits communs à toutes les églises de la Marche d'Espagne !.

Cette église, on ne peut s empêcher d'en convenir, n'en était pas moins appelée, par la force même des choses, à exercer, petit à petit, une direction souveraine sur l'Andorre. Les comtes, nous l'avons vu, étaient trop absorbés par leurs guerres pour avoir la possibilité de s'occuper activement des affaires du haut comté, de l'Andorre surtout. Cette situation était bien faite pour augmenter l'autorité des évèques dans cette vallée ; leur prestige y grandissait au milieu de l'anarchie de cette période troublée.

La Seo d'Urgel était située, d'ailleurs, à trois ou quatre

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