Pièces just., app. n° IV
les habitants de l'Andorre, en vue de régler les obligations de ceux-ci vis-à-vis de l'église. L'un et l'autre se ressemblent beaucoup dans leurs dispositions essentielles ; ils présentent cependant chacun certaines particularités, qu'il convient de signaler avant de donner l'analyse de leurs articles principaux. Le premier ' d'entre eux (7 mars 1163, n. st. fut fait en présence et sur le conseil d'Ermengaud VII d'Urgel ; ce point mérite d'être remarqué, car les comtes d'Urgel avaient exercé anciennement certains droits dans ce pays ; la participation d'Ermengaud à la conclusion de cet accord est ainsi la preuve positive de son désistement à toute prétention sur l'Andorre. Cela est d'autant plus certain qu'à deux reprises le document fait allusion à diverses redevances payées jadis aux comtes et dues alors à l'église : le souvenir de ces seigneurs existe donc en Andorre; aucune réserve n'est faite, toutefois, en leur faveur. Il en est de même pour le service militaire; l'évêque a droit de le requérir contre tous, sans exception aucune. Notons encore que le comte de Foix est mis au nombre des cautions données à l'évêque par les habitants de l'Andorre : Ermengaud, comte d'Urgel, Arnaud de Caboet, le comte de Barcelone, l'évêque de cette ville. La signature de Roger-Bernard est apposée immédiatement après celles des comtes d'Urgel et de Barcelone et avant celle d'Arnaud de Caboet. La chose est intéressante, car c'est, à notre connaissance, la première intervention 2 d'un comte de Foix dans les affaires de l'Andorre.