Vaissète, t. V, col
,2. Le testament de la vicomtesse Sancie est du 13 avril 1016. Son fds Miron y est mentionné (Areh. capit. d'Urgel, cart. vol. 1, n° 314).
ché à une seigneurie particulière. Ce savant donne ', pour Ager notamment, une raison formelle : le territoire de cette ville ne pouvait, dès le temps de Charlemagne , former le vicomte d'Urgel, puisque celle-ci resta au pouvoir des Sarrasins jusque vers le milieu du xic siècle.
Guillaume vivait encore en 1029; Erniengaud II, comte d'Urgel, fit- alors, en effet, cession à un certain Atton de plusieurs de ses alleux dans les environs de Gastelbon, en échange de celui de Vilamitjana, donné par ce dernier au vicomte. Le document en question est souscrit par Guillaume et Miron-Guillaume ; il nous permet de constater l'usage, dès cette époque, du nom de Castelhon ; d'où l'on est fondé à conclure à l'absurdité des fables rapportées sur ce château par Monfar, dans son histoire des comtes d'Urgel.
Guillaume mourut peu après sans doute ; car, vers l'an 1 040, son fils Miron-Guillaume prêtait3 serment au comte de Cerdagne à titre de vicomte d'Urgel, dans les circonstances indiquées plus haut. Comme on l'a vu4 également, Miron 5 fut l'un des otages donnés au comte de Barcelone par celui d'Urgel, lorsque ces deux seigneurs se liguèrent contre leur voisin de Cerdagne (vers 1050).