‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 77 sur 358 · Marca hisp., col · texte numérisé non relu

Marca hisp., col

5. Le cartulaire d'Urgel renferme deux actes sur Ermengarde, vicomtesse de Castelbon « de bonis kastris ». Le premier (vol. 1, n° 617) contient le serment de ses exécuteurs testamentaires touchant ses œuvres pies et mentionne deux de ses fils « Bernardus et Suniarius » (22 décembre 1049, an 19 du rogne d'Henri Ier); le second (/cf., n° 651), relatif à l'exécution de tout son testament, nomme, parmi les exécuteurs testamentaires, « Arnall vir suus » (20 juin 1050,311 19 du règne d'Henri 1er).

LES ÉVÊQUES d'lRGEL ET LA MAISON DE CASTELBON 93

Le nom de Miron l se retrouve dans un acte 2 du i novembre 1066. Il y promet à Guillaume, évêque d'Urgel, de l'assister en toute occasion, sauf contre le comte d'Urgel, son seigneur, a la condition que le premier archidiaconé vacant sera réservé à son fils Pierre. Ce texte est le premier, à notre connaissance, où il soit question des rapports du vicomte de Castelbon avec la Mitre.

En 1069, Miron appose 3 sa signature au bas de l'acte par lequel le même prélat reconnaît aux comtes de Gerdagne le droit à l'hommage des chefs de ce diocèse. Il y prend le titre de vicomte d'Urgel. Nous perdons ensuite la trace des seigneurs de Castelbon jusqu'à l'époque de la réunion du vicomte de ce nom et de celui de Cerdagne. Cet événement doubla l'importance delà maison de Castelbon; il mérite, à ce titre, d'être examiné avec soin.

La fusion du comté de Gerdagne avec celui de Barcelone (commencement du xue siècle) avait délivré d'un voisinage très dangereux les seigneurs du haut pays d'Urgel. Pierre- Raimond, vicomte de Castelbon, ne tarda pas à recueillir les fruits de ce changement; très habile à utiliser les occasions favorables à l'accroissement de sa puissance, il réussit à s'assurer une bonne part des domaines de Raimond, vicomte de Cerdagne. Il fut stipulé, dans un arrangement 4 conclu entre eux (1er mars 1126), que celui-ci donnerait à Pierre-Raimond et à Sibille, sa femme, les châteaux de Saint-Martin, de Mirailles et de Cheralt avec les droits aux services d'Er-

1. Dans un serment de fidélité à Guillaume, évêque d'Urgel, Miron s'intitule « filius qui fui Sancie vicecomitisse » (Arch. eapit. d'Urgel, cart. vol. 1, n° 549). Nous avons vu plus haut que Sancie était la femme du vicomte Guillaume.

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