Id. , t. VII, note 46, p. 132 et ss. et notamment p
trouvait ainsi reporté à 954. La correction n'était pas suffisante cependant, car le prince en question n'est pas Louis IV, mais bien Louis VI. Les preuves abondent pour établir ce fait : on peut les tirer, soit du fond, soit de la forme de l'acte.
Tout d'abord le ' Marca hispanica contient une pièce qui est la suite naturelle du texte ci-dessus ; c'est la convention de Raimond-Bérenger, comte de Barcelone, avec Pierre-Raimond, vicomte de Gastelbon (1134), au sujet des châteaux de Saint-Martin, de Cheralt et de Mirailles. Raimond-Bérenger les lui donne en commende contre la promesse de Pierre-Raimond de les lui remettre à toute réquisition et de lui prêter le service militaire avec ses chevaliers du vicomte de Cerdagne. Pierre-Raimond s'engage, de plus, en cas de guerre avec le comte d'Urgel, à lui délivrer son propre fils avec ces mêmes chevaliers et cinq autres du reste de ses domaines 2. Ce document concorde très bien avec l'acte dont nous discutons la date : la réunion des vicomtes de Cerdagne et de Castelbon est désormais un fait accompli ; Pierre-Raimond, cité par ce dernier, est donc bien le même que celui de 1134.
Le Trésor des Chartes conserve, du reste, deux documents 3 qui ne laissent subsister aucun doute sur l'identité de Pierre- Raimond. Le premier 4 a pour objet un accord de ce vicomte avec l'évêque d'Urgel relativement au château de Ciutat (21 mai 1135) ; or, l'on y trouve la mention de l'un des signataires de la pièce incriminée, d'un certain Babot; il est assez naturel