ib., n
3. VA', l'inventaire ms. des archives capitulaires d'Urgel ;i l'article Muntferrer.
t. Pièces just., n" 1 1 .
LES ÉVEQUES d'uRGEL ET LA MAISON DE CÀSTÈLBON 99
teau de Ciutat au comte Artal et à se soumettre à la décision d'Ermengaud d'Urgel, au cas où celui-ci viendrait dans le pays avant l'Assomption prochaine, sur la question de savoir à qui revenait la possession de cette forteresse ; l'évèque, de son côté, promettait d'obéir à la sentence du comte. Si ce dernier ne pouvait se trouver sur les lieux à la date fixée, Artal rendrait le jugement et le vicomte jurait pareillement de s'y conformer. Si les revendications épiscopales étaient trouvées justes, celui-ci serait obligé d'y faire droit ; il devrait, tout au moins, démolir les constructions élevées par lui à Ciutat ou bien les laisser détruire par Artal. Le duel judiciaire trancherait le différend si Pierre-liaimond ne voulait pas accepter la décision d'Artal. En ce cas, le château serait remis à Babot et à Pierre de Vilamur, qui présideraient au duel. Mais si le chevalier du vicomte refusait le combat, ces deux personnages auraient le pouvoir de faire détruire les constructions nouvelles. Inversement, si le refus provenait du chevalier d'Artal, le château devrait être rendu au vicomte par Babot et Pierre. Il était stipulé enfin que, si Artal mourait dans l'intervalle, Arnaud-Miron le remplacerait comme arbitre et aurait le droit d'exiger du vicomte l'exécution de la présente convention.
L'affaire était assez importante pour qu'Ermengaud VI s'en occupât lui-même. Sa décision ' fut tout en la faveur de Pierre-Raimond (16 nov. 1135). Il lui donna le lieu de Ciutat, avec le droit d'y construire un château, et en plus la moitié de ses domaines dans ce territoire et dans ceux de Saviga, Tor, Vilela, Cornelana, Yilamitjana, Sosagarre et Noves. Pierre- Raimond lui paya en retour 100 morabotins d'or et lui promit d'effectuer, à toute réquisition, la remise du château de