‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 83 sur 358 · Pièces just., n" 12. — Cf. la planche ci-contre · texte numérisé non relu

Pièces just., n" 12. — Cf. la planche ci-contre

Castelbon entre ses mains. Cette obligation était accompagnée cependant d'une réserve qui témoigne bien des prérogatives considérables dont jouissait alors le vicomte : il fut stipulé que celui-ci aurait le droit de garder le château de Ciutat tant que celui de Castelbon ne lui aurait pas été rendu par le comte ; il en était de même pour cette dernière forteresse; la remise de San Andreu ne devait, du reste, jamais lui être demandée.

Contrairement aux données de ce document , l'ancien inventaire des archives d'Urgel nous a conservé 1 l'analyse de la cession, faite à l'église par Ermengaud, du château de Ciutat avec tous les biens qu'il possédait en ce lieu (même année). Ce texte n'est, malheureusement, point daté du jour et du mois ; l'on ignore, de la sorte, s'il est antérieur ou non à celui du 10 novembre. Il serait fort possible que, cédant aux réclamations de l'évêque, le comte ait révoqué la concession précédemment accordée au vicomte. Nous connaissons plus d'un exemple de ce genre dans l'histoire des relations des comtes avec les évêques d'Urgel. L'on est ici, toutefois, réduit aux suppositions, en l'absence de l'acte lui-même.

Le vicomte de Castelbon resta, d'ailleurs, en possession de Ciutat : tous les faits subséquents le prouvent. La querelle n'était, cependant, pas encore vidée en 1154; le 7 mai de cette année, en effet, Raimond, fils et successeur de Pierre-Raimond, promettait 2 à l'évêque de ne lui causer aucun dommage avec ce château et de lui conserver son amitié si l'église parvenait à l'obtenir du comte d'Urgel. Il lui prêtait, du reste, serment de fidélité contre tous, excepté ce dernier. Il s'engageait, en outre, à observer le traité relatif à Montferrer, à

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