‹ Relations politiques des comtes de Foix avec la Catalogne jusqu'aucommencement du XIVe siècleChapitre 85 sur 358 · Pièces just., n° 47, p · texte numérisé non relu

Pièces just., n° 47, p

■2. Arch. capit. d'Urgel, cart. vol. 1, n° 968.

LES ÉVÊQUES d'uRGEL ET LA MAISON DE CASTELBON 103

ses prédécesseurs à y percevoir le cens ; il ne devait pas augmenter le guidage, car l'évèque était maître de l'en empêcher, et il aurait à prouver que ce droit s'étendait aux habitants de la Seo.

Le pontife accusait, en outre, le vicomte d'avoir conspiré avec les habitants de l'Andorre et de les avoir incités à lui refuser le payement du cens habituel. Raimond ayant nié la chose, G. Jordan ordonna qu'à défaut de preuve fournie par le prélat, Raimond devrait faire jurer par un chevalier qu'il n'avait pas intrigué contre son suzerain en Andorre.

Incriminé encore pour avoir refusé le service féodal dû à l'église, Raimond prétendit expliquer sa conduite sur ce fait qu'Arnaud de Perexens lui avait enlevé la rente de deux cents sous qu'il s'était engagé à lui payer l. L'arbitre condamna Raimond à réparer ces torts, à moins qu'il ne pût justifier par témoins d'avoir proposé à l'évèque le service féodal.

Raimond se plaignait enfin de ce qu'Arnaud de Caboet fût entré dans la Seo en lui occasionnant pour deux mille sous de dommages ; ce à quoi l'évèque répondait que ces méfaits avaient été commis contre son assentiment et que, du reste, l'estimation de Raimond était exagérée. Sur cet article, le juge donna au vicomte le droit de se faire rembourser par l'évèque la valeur de ses pertes, à charge pour lui d'établir la preuve du préjudice.

La suite de cette procédure fut la conclusion d'un accord 2 entre les parties (6 septembre 1171) et le désistement de Raimond de presque toutes ses réclamations. Il renonça ainsi à ses prétentions sur Montferrer, s'y réservant seulement le droit au service de deux hommes ; à la rente de deux cents

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