‹ Religion et médecineChapitre 15 sur 55 · SERMENT · texte numérisé non relu

SERMENT

a En présence des Maîtres de cette Ecole, de mes « chers condisciples et devant l'effigie d'Hippocrate, « je promets et je jure, au nom de l'Etre suprême, « d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité « dans l'exercice de la Médecine. Je donnerai mes « soins gratuits à l'indigent, et n'exigerai jamais un (( salaire au-dessus de mon travail. Admis dans l'in- « térieur des maisons, mes yeux ne verront pas co « qui s'y passe ; ma langue taira les secrets qui me « seront confiés, et mon état ne servira pas à cor- « rompre les mœurs ni à favoriser le crime. Respec- « tucux et rocornaissant envers mes Maîtres, je ren- « drai à leurs enfants l'instruction que j'ai rerue de a leurs pères.

« Que les hommes m'accordent leur estime si je « suis fidèle à mes promesses ? Que je sois couvert « d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y man-

« que ! »

Le jeune homme qui a prêté un tel serment aura, sa vie durant, devant les yeux, une règle de conduite dont il ne pourra se départir. Conscient de ce qu'il a juré, il aura un guide sûr pour se diriger à travers les difficultés professionnelles et acquerra ainsi, progressivement, la maîtrise de lui-même, la pondération, la mesure, c'est-à-dire tout ce qui fait une volonté déterminée, un beau caractère.

J'ai cité le serment du médecin. J'aurais pu citer les formules de serments d'un autre ordre. A tous on est obligé de reconnaître la même vertu.

Tout le monde, d'ailleurs, du haut en bas de l'échelle sociale, prête serment, puisque à tous, il nous arrive de faire des promesses, de passer des contrats divers, etc.. Or, à tenir ces promesses, à exécuter loyalement ces contrats on acquiert la maîtrise de soi-même et celui qui possède la maîtrise de lui-même au point de vue moral n'éprouve aucune difficulté à discipliner, à régler, à modérer conformément aux données de la raison les besoins du corps, les instincts, les passions. A modérer et discipliner ses besoins on acquiert vigueur et longévité.

La sensation du devoir rempli donne la paix de la conscience dont la sérénité harmonieuse retentit sur tout l'organisme déjà bien disposé par une règle de vie convenable.

Qui ne reconnaît que la paix et le bonheur d'un ménage ne sont les fruits du respect des époux pour leur serment de fidélité, d'aide et d'assistance réciproques ! De cette paix résulte la prospérité de la famille et, est-il besoin de l'ajouter, la plus grande chance possible de bien-être et par conséquent de Banté. Ceci est d'observation courante.

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