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X. Biens d'autrui ne convoiteras Pour les avoir injustement

x\einini nocere, rcddere suum cuique.

Le mariage est un procédé courant pour accéder à la propriété. Dans ce but, les familles marient des jeunes filles avec des vieillards ou des jeunes filles saines avec des jeunes gens malades, ou réciproquement. La fin du mariage est ainsi viciée à la base, par convoitise et généralement dans Tunique but de pouvoir donner satisfaction à des goûts de luxe criard et de paresse, à des plaisirs vulgaires et coûteux en ce qui concerne la femme ou de payer des dettes en ce qui concerne le mari. Encore un phénomène social que réprouve la médecine et qui ne se produirait pas si Ton obéissait au X' commandement. Quand le mariage a lieu entre personnes d'un Age correspondant et saines, la recherche réciproque de la fortune est toutefois permise mais pas dans d'autres cas.

Celui qui s'abstient de soigner un malade pour avoir son bien par héritage manque au X*" commandement et aussi au V^ 11 est deux fois coupable. Aussi, avons-nous tous un intérêt d'ordre médical à ce que ces commandements soient observés lorsque notre santé, le plus précieux des biens, sera à la merci du bon vouloir d'autrui qui peut être dévoyé par le désir du lucre.

Toutes les falsifications alimentaires sont provoquées par la convoitise du bien d'autrui. C'est pour s'enrichir vite, injustement au dépens des autres, que les falsificateurs mouillent le vin, mettent du talc dans la farine, de la margarine dans le beurre, de la viande avariée dans les préparations de la charcuterie, c'est dans le même but que les marchands de lait mettent de l'eau dans ce produit si nécessaire pour l'alimentation des enfants et des malades, qu'au marché les campagnards vendent des œufs bouillis lorsqu'ils sont vieux afin de masquer leur âge.

Nous pourrions étudier ici en détail toutes les falsifications. Ce n'est pas nécessaire à notre exposé. 11 nous suffit de les indiquer pour que le lecteur en comprenne le danger pour la santé et se rende compte que ce danger est prévenu par l'application du X® commandement.

€Jouclu»»îou.

Metui agitât moUm»

« La médecine, écrivait récemment M. Landouzy, déborde les limites que lui connurent nos pères... La médecine ne reste plus confinée dans létude de la guérison des malades : ses connaissances positives de la matière humaine lui permettent de s'appliquer à l'organisation scientifique de la vie humaine... C'est à la médecine qu'on vient demander les règles de la vie, physique et morale, saine. Tout en restant, comme nos pères, des guérisseurs de malades, nous devenons — par le fait que nous sommes proposés à l'organisation de la santé — des empêcheurs de maladies... »

Les lois nouvelles, en effet, sont, en grand nombre, des lois médicales, il suffit de citer la loi contre l'ivresse de 1873, la loi sur la protection des enfants du premier âge, la loi sur l'assistance médicale de 4893, la loi sur les accidents du travail du 9 avril 1898, la loi du 15 février 1902 sur l'hygiène. Le médecin vaccine pour prévenir la variole, il surveille les crèches, dirige les consultations de nourrissons,

assure le service des hôpitaux, assure la prophylaxie épidémique, vulgarise, au détrimeut de ses intérêts pécuniaires, les notions de l'hygiène, combat l'alcoolisme et les avaries. Bref, il met tout son savoir, toutes ses forces, tout son dévouement à la prévention des maladies et à leur guérison. Son désir le plus ardent est d'assurer le bien-être physique et moral de tous en assurant à tous la santé et la longévité, en supprimant la valeur mathématique des âges et en effaçant du vocabulaire de la réalité l'odieux mot de vieillesse.

Pour cela il tâche de maintenir intactes toutes les énergies humaines, car, longtemps avant Barbey d'Aurevilly, il était convaincu de la justesse de cette idée du grand écrivain : Il n'y a pas d âge, il n'y a que des forces.

Dans ce but il a rédigé des préceptes d'hygiène après en avoir vérifié la valeur par l'observation et par l'expérimentation. Les préceptes anciens, ceux de l'Ecole de Salerne, ceux de Gornaro sont célèbres. De nos jours on leur a donné une précision et une rigueur encore plus grandes, car d'empiriques ils sont devenus exclusivement scientifiques. Ils sont basés, en effet, sur toutes les sciences contemporaines, sur la physique, la géologie, la météorologie, la physiologie, la biologie, Fanatomie, la clinique, la microscopie. la microbiologie, la parasitologie, etc..

Eh bien? on peut insérer dans ces préceptes le

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conseil de suivre les obligations contenues dans les dix commandements de Dieu, dont l'esprit vivifie d'ailleurs nos lois civiles qui semblent en être le développement.

Leur observation rigoureuse et bien comprise amène à l'observance des lois de l'hygiène et à la prophylaxie des maladies en disciplinant le cœur, l'esprit, la volonté, en faisant prendre les précautions nécessaires pour soi et pour autrui, en favorisant l'existence de la famille et le maintien de l'intégrité de l'énergie héréditaire.

De plus, elle amène forcément au succès, car elle habitue à la pratique constante du devoir, favorise la volonté en donnant la maîtrise de soi-même, et donne la possibihté de fournir un travail soutenu et persévérant.

Or, pour atteindre au succès il faut en avoir la volonté ferme. Qui ne sait que l'alcoolisme, la gourmandise, la paresse, la luxure, la diminuent ? Il faut se soumettre au devoir : la soumission au devoir inspire confiance au public. Il faut encore travailler avec persévérance et sans relâche. Pour cela il est nécessaire de jouir d'une sauté robuste. La santé se conserve par une vie régulière, calme, sobre en tout et par une alimentation non composée do substances falsifiées.

Tous ces desideratums sent remplis par l'observance des dix commandements de Dieu.

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