AVANT-PROPOS
decine, celte autre reiigioa qui, elle aussi, a la prétention de s'emparer de l'homme tout entier, corps et âme, de le saisir dès avant la naissance, dans les lointains de rhérédité, et de le mener par la main jusqu'à la fin obligatoire, en le faisant vivre conformément aux lois delà biologie, en l'y ramenant lorsqu'il est malade, lui permettant ainsi de donner à ses facultés et à son moi toute la culture et toute la puissance possibles.
Eh bien ! au cours des recherches nécessitées par ce travail, nous avons constaté que les doctrines et les règles religieuses sont un étai puissant des doctrines et des règles médicales en ce qui est leur fm logique : la conservation de la santé, la prophylaxie et la cure des maladies. Nous avons même pu nous rendre compte que le livre fondamental, la Bible, est si riche de documents concernant la médecine et Thygiène qu'on en pourrait extraire tout un petit traité de médecine usuelle que ne désavouerait pas la science contemporaine. Cela, croyonsnous, a été fait en Allemagne dans ces dernières années. On ne saurait d'ailleurs s*en étonner si l'on veut bien se souvenir de l'origine hiératique de la médecine. Au début, le même homme
AVAM-PROPOS XI il
était à la fois prôlre et médecin. Il en est ain^i encore dans les pays où la civilisation n'a pas fait de proirrès suffisants pour nécessiter la séparation^ la distinction du médecin des corps et des âmes qu'est le médecin d'aujourd'hui du médecin des âmes qu'est resté uniquement le piètre.
Pour conclure, ajoutons que nous avons poursuivi celte étude avec toute l'impartialité possible, sans idée préconçue, avide seulement de vérité puis, la vérité trouvée, de la faire connaître avec le secret désir d'accomplir ainsi une bonne action et, pour notre époque, un geste sans banalité, un acte chevaleresque donc très irançais.
Si nous y avons réussi, ce sera notre récompense.
D' Charles Vidal.
22 déc. 19U9