‹ Religion saint-simonienne: Politique européenneChapitre 5 sur 27 · VV · texte numérisé non relu

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WelfifTgton ^ et par Fempereur Alexandre , fut toute réac» ttoQûSiire contré ia politique dé la rérolution française. La sainte-alliance se proposa exclusivement pour but d'arrêter le progrès des idées d'égalité et de liberté. Son règne fut sei*etn et sans partage jusiju'au suicide de Gastleteagh< Mais à ce moment l'aristocratie anglaisé» réduite à sedé^ fendre contre les réformateurs , abandonna à leurs propt^ forces le^ rétrogrades du continent. -Dèslol^ t^a sainte-allian^ fut à peu près réduite à l'impuissance. A hi mort à'Alex:attdre > ia Russie, absorbée soit par des dissensions înte8titte^> soit par ses projets de guerre contre la Turquie > »'en fit ptas'ïpaptieque ntnùînaleaient; si bien^ que de fait elle se 4r«m^'dissoti|e> on ne subsista :phts. que; dans U «iOMir-deli. de Metternicli*

r Le moovepoaent réaetionfKÛve. ayant ceai^» te-'inoufer ment 'd'^Unaiicipaition dériiit reprendre ; c'était h la France de donner le signal. Le s 5 juillet a dojac eu lieu ; et Ij^ in^ tiurrectidoside Belgique,, de. Pologne ,.jde ^ûbswick, de Dresde . de Suisse et d'Italie » les troubles même surrenus à Berlin, l'allure vive qu'a prise' depuis b>rs.la^réJforo(i^<^a Ahçleteriw ,• tous ces ajmptômes attestent que le signal a été aperçu dé tous, que de toutes parts on est en. mesure, qu'^n marque ^ «pas en attendant Tordre do Jbarcberf

Mais là iteprise du mouFement progressif ne doit pk»iêtre comme la période qui a duré .de 89 à 1814» exduai^eqMtp^ destructrice. Elle doit au contraire, être particisGèreni^eiit iwidatrice, car les instituions du passé sont jHre^^ltîe paiv tout moralement ruinées, et- presque partout levyr ewtence ne tient jilus qu'à .un fil. Il s'i^it bien moins aujourd'hui de broyer la féodalité que de poser lés bases p^eiolère^i de V4isàoemÈwn des peuples pour le . déy^ppettieu^ ¥<ua^^.> fciehtifiifée et indusirieL Or nous prisons qu'il servît trèsr

possible de "diriger cetle œuvre créatrice de maoi^ à ériter de recourir au graod leyier de la destracttoii» c'est-kr dire à la guerre.

£n ce meoiept rAu^eterre n secoué le joug de l'anisto* cratie; M. Brdugham s'assied à la place si long-teaips occupée par le yieux lord Elden. Elle Ta définitivement commeDiser sa traiislbnttati.oii poli^ue. De son co^» l'Ailemi^ae^» dont la Pologne pei«t ^re cousidéréetCoAnae un appendice , soupre eyet^mâne apiiès tfse régénératîopi; elle aspire hautement à Tunité dont elle n'a |ai»ais possédé q(|e le.aimulacre. L'Angleterre etrAllema^^^ J'Autridie-ieKceptée peutfétre » onl liien autre chose k fiiire aià}oUrd*'hiii ^piede guerroyer «iontre la. France;^ elles sentoni^att o^ traire vivement le besoin des progrès que la f raîÉoe a d^jk réelisés'r^st l'on ne^pnFuoqoe^iMs^endael le» gens que l'on se'pvopose^pwr modèles, auxquels en à témoigné la plus profonde admiraticHs.

^ C'^t MiiMicede la F4*ailce quil*&ut k TAnglelerra.et k l'^emagne^ alltanee'qiiî n'est pas moins danà les vcutK el dafis^iés lies<MBS de la TraiiQe<

'Le peuple firatiçeit el€ le'ploS'frTMPii¥Hi<i«Js.y le plus juiikNT, celui 'qui> est doué au «plus^ Jbaut 4^i4 du' aeiitmient d'aaso ciatlon 'aveis les^ autres peoples /celui qui poas^e lesi^< les pki«. larges» les phiS' générales, et la plus ardente activité» CîW de toutes les nations la plus cMoplètcparTen** semblée dlf'^èsfacukésr il -est prédestiné k être lexiEvr de l'asîBOiêilitim ètôverseil^^ poisqu'il peut le mi^ux :seht«r, cott^t^ûch<è y* eùltiter fours lès autres penplesiT il ceprésenieiàpéoiàlemedt YMamA uàv^h^L Ab l'hMpaanlté.: - •

L^An^tâiNàlrre d^ \iU9tr6 de Yh^daUf^^.àxi ipBFSetAài^ netdéMft Ai(sl^ieit> 4e l« 9*téA«a#e«' L'Angleteriie a porté k un haut dëgl^é dé perfecttWD ^to«rtes les branches de la fabrica^

( «5 ) tîoii. Pi«r ae» produits Tarie» à Thiim eife a ceftsidéNiMer meiir liiiîl ]^o«ir l'kmiiKoralloQ de-la coBâHion mfMridit des liommes^'paf MS'iJélomes» par son commerce et par son iaaomliifiaèle mâtine^; elle a semé par tout l'univers les gerr ttes:deèUs$oièiiti<^'vHl¥£nsEiiLE; c'est à elle qu'il est plus particulièrement réservé d'initier au bien-être et aux merireiUes de Xi^iL^ttie les populations misérables dont le globe t»^ âojourd'hui couvert* Bile représente spécialement l'élément i'ncfa^^nVt de l'humanité.»..

: L'AUemagne est le pays àehisciefue i elle est la terre des poètes àeV esprit, des imaginations rêveuses, contemplatives, BayslifiieB. C'estlà que s'opèrent {es plus importans travaux d'éradition , demétiaphysique » de thédries. C'est là que des savans ioCitigables se sont livrés , atec une constance sans égale , à des investigations extrêmement étendues , par lesquels ilsont singuHèrement enriobi et éclairé l'histoire, la législation , les sciences minéralogique et zoologique. C'est rAllemagoe qui reniferme les plus nombreuses ressources pour l'organisation du corps scientifique et dogmatique de Tavenur. EHe représente spécialement l'élément rationnel, scisntififaB , sfdntuaUste de l'humanité.

Psir sa poMtioB géographique et par son génie particulier, la France doit être le libn de l'Allemagne et de PAngtelerre qu'elle résume en elle , et , par cette alliance , devenir la £pe<^triee de l'humanité.

La Fr-«4ce, l'Allemagne confédérée et* F Angleterre ont to«Hkes trois besoin led ulies de^ autres pour se compléter^ Parieur union elles fermeraient une trinité puissante qui représenterait , de la manière la plus parfaite possible , toutes les faces du développement de ïtiumantté , iioraib , science, industrie. Toutes trois, associées pour leur propre amélioration et pour l'avancement général delà civilisation,

( ^-6 ) pr^jR^^l^^^ient u^e masse. d'd^fH0Vsii»9ji».» i^iuntièrês^^ ^ f^sanc^jnatéridU )qae toui^bé9iHti.eii)f ^ toair6£àq|uoUe aul ne pourrait avoir 1^ peQ§ée. de Si9.i^iiKker;.toukesi trois produir.aient inévitaMepieiit » soit^ sur. ^Iles^Baiêoaes ;..>soit jkur le reste du globe ^de^ prodiges do .perfeotiiotioemeiijt

C'est à opérer^ cette association que le gouverneijaent français doi|;. s'appliquer aujourd'hui;* cest là (fite gît sa politique nouvelle.

Et d'abord ' l'association est . ûicile entre la France et l'Angleterre : il n'y aura bientôt pi us > d'obstacle féodal qui empêche les deux nations de se joindre .et de se^ottner la main* Il faut au plus vite ciçHinter entre ces deux peuples nne étroite solidarité qui est daQj».les plus'ardentea sympa^ thies de l'un. et de ratitre; tpus deux auront ensuite à s'unir avec l'Allemagne, ^ l'aider ;à: se recoûatituer ftini-^ taîrement dans son intérêt et* dans celui de. tous.

•Et la Providence leur a ménagé» dans ce but, un puissant auxiliaire au sein de l'Allemagne; c'est cette Prusse dont le développement à travers mille diflicultés serait un prodige inexplicable, si elle n'avait du ainsi grandir pour l'établissement de l'unité allemande; cette Prusse toujours s'alongeant dej>uis les Frédéric,^ et toujours tendant h s'arrondir; cette Prusse qui a des portes ouv^tes sur lous les états de l'Allemagne, qui est comme une voie immense jetée entre tous ces états divers ; cette Prusse dont; la capitale est de fait aujourd'hui la capitale de L'Allemagne entière, le centre du mouvement scientifique et spiritualiste

de la Germanie.

Voilà doiic la donnée principale de la politique qui coq:> vient à la France de 1 83 1 :

Alliance avefc l'Angleterre ;

Alliance de TAngleterre et de la France avec là Prusse pour recomposer Tempire germanique.

Par là plus de guerre possible ; car qui oserait affronter cette alliance vraiment sainte, proclamant qu'elle ne prétend rien entreprendre que pour le bien des peuples , qui serait aussi le sien propre ?

Par la toute l'Europe se pénétrerait pacifiquement des. principes progressifs qui , sans cela , lui seraient tôt ou tard apportés les armes à la main.

Par là serait instituée une police européenne éminemment morale et civilisatrice. Plus de Ferdinand, de Miguel, ni de Grégoire XVI.

Par là M. de Metternich emploierait sa finesse et son activité au développement de la population qu'il gouverne, et Nicolas, au lieu de s'acharner à détruire la Pologne, irait continuer Téducation de ses peuples commencée par Pîerre-le- Grand , et poursuivie avec constance par tous les czars et les czarines qui lui ont succédé.

Et maintenant , descendons de cçs hauteurs où il a fallu nous placer pour apprécier convenablement la piteuse allure des gouvernemens actuels ^ et demandons à M. Périer si Ip résultats qu'il obtient de sa diplomatie sont si brillans qu'il ne puisse consentir à tes échanger contre ceux que nous venons de signaler.

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