RUSSIE
Une portion des nations méditerranéennes se compose A(^ populations passives dont la docilité va sans effort jusqu'au
SthnSèniè i et dont U progrès consistera sartoat à être initiés S fa iivictté française , à là riiôBîfifé italienne , à la dextérîté bVéfôrinfc. Tôu'f sommeille tlie^ ces nations ; en masse lès h'àiità'iîô y ineùrént, aprè^ avoir végété pimôt que vécd , sâilâ téiiè écartés Kors de là vue de la chaumière qu'ôécupâiènft téùté' àn'èètres , ^cmBfaBIes ailx ihollusques dont là coqiiilfé est itécf àî ûfn rochéf . TéHeà ^ont les races slaves , telà sorif lèi pàysà'ù's de rÂoti-iclié, de là Hongrie et de la Bohême; tellà tii H nàliôn moscovite. Dans Tordre politique, le moyen Té plai èKcSti de lès réveiller rfe ïèùr somnolence consistera â ^fedér près d'eux lès exetikplèh d'un mouvement extrâôrdîiifaîré, à les éiciter par fè spectacle d'une prodigieuse Véloiilif éi â lés inviter à suivre le courant qui circulera à lèùf pbffé, par l'intérêt lé flué pdèitif et qu'ils sentent le lilîeiâ itifodrd'huîy celui dd bénéfiibe industriel. Sous ce rappo'it particulier leS chemins àc fér exerceront une influence décî- Hve sur là civilisation d'une grâinde pàttié du monde et spéèîàfertiiènf de là Russie.
Là RÀssié est â6 tous lés j^àys celuî où là construction âéi chemins dé fe^ Serait lé pîùs faèilë. Lé sol de lai RaSsife csl ^îât , il est couvert dé forêté qui fournissent abondàm^'éîft dés bois à l'aide desquels la construction de routes à omiëtèi éétSi fort peu dispendieuse. C'est aussi celuî où ils seraient lé p\xié utiles. La Russie estbâgtiée par de très-beaux fleuves i léà âéux Dwina qui courent au nord ; le Dniester, le Dnié- ^er^ lé. Don él lé Volga , qui ont leur pente au sud : âtisst à-t-il été facile, à l'aide de ^^eiqties canaux^ d'établir dàni cé vàsté territoire pîusictfrS communications entre les lilérl qui le baignent au midi et celtes qui le baignent vers le pôle j mais ce sont des voyages sans fin, et d'ailleurs la gelée y rend la navigation impossible pendant plus de six mois. Les principaux ports de la Russie dans la mer Noire sont Odessa et lâébastopol; dans la mer d'Ar.of , Taganrog, où mourut l'empêrétir Aîexandre^ et dans la mer Caspienne, Astrakan; ]^-»
ces Fan entre les bouches du Danube et du Dnieper, le se-^ cond à Tembouchure du Don , le troisième aux bouches du Volga. Odessa et Astrakan surtout sont les centres d'un com-^ merce immense. Les chemins de fer qu'il importerait le plus d'ouvrir à travers ces terres à demi sauvages seraient ceux qui rapprocheraient de ces deux ports les principaux points du territoire. On conçoit qu'une route en fer qui d'Odessa irait à Riga et Pétersbourg par Kievsr, qui d'Odessa continuerait ensuite vers Astrakan par Taganrog , qui d'Astrakan s'élan-* cerait vers Saint-Pétersbourg par Moscou, il travers le long et large bassin du Volga , et pousserait jusqu'à Arkangel sur la mer Blanche , comprendrait les lignes les plus importantes du réseau vivifiant qui doit animer la Russie, et lui faire perdre le caractère engourdi d'un peuple cerné par les neiges;