VÎ;-V.^^V
dIfosition di m. louis D'EIGHTHAL,
PSIK Bt OIMTAVI d'eICHTHAL, APÔtRK.
( i** Février iSSaO
D*Eichtlial CLouit),lgé de 5a ans, ban^ni^, d^meanat mm LepcUetter» n. i4.
Dépose ! j*ai nu fils nommé Gnstare, âgé de aS ans, il est Saint -Siikionien; Je crois qu'il a signé et les procurations et Ifassoeiation financière ; il est membre du Collège ; il a placé une cinquantaine de mille francs dans le Globe i c'est bien Tolontàiremént qu'il a agi ainsi et adopté la doctrine ; depuis long-tejqips ae» idées étaient esaltéea, il n'a jamais voulu s'adonner à aucune profession, ilatotyours manifesté deTéloigBement |MHir les af* faires.
Je n'ai jamais entendu ptjder d'un sieiMr Lesbaaeillef «I dimedadie Caroline Lefebrre, comme s'étant occupés de convertir mon fils ; c'est iâ première fois que j'entends prononcer ces noms-là..
Je n'ai connaissance . d'aucune manœuvre frauduleuse, d'aucun fait , d'aucune circonstance de captatîon ou de suggestion exercées sur mon fils , soit pour le déterminer à adopter la doctrine , soit pour obtenir de luiiee fonds qu'il a versés. C'est en, vain que sa famille a eheické à le détourner de sa résolution , la conviction l'a emporté sur la tendresse qu'il povmit avoir pour elle* ^ -^ ..... »
Mon fils n'habite plus la maison paiemelle depuis-quelque tempe : malgré toute la tendresse q«e j'ai pour lui, je n'ai jaqaais pu voir sans peine q^'il compromettait son avenir, et quelque irritation s'est nécessairement ffku^t dans 90S relations.
DÉposiTiOH Di HENRI FOURNEL (alors dissident ).
( SI Février i832. )
Fonmel (Henri), âgé de 84 ans, ingénieur an corps royal des Mines, demeurant rue de Seine, n. 87.
Je suis Saint-Simonien, j'ai adopté la doctrine à peu près vers l'année i8aS, après l'avoir étudiée arec soin, persuadé que c'est le seul moyen d'améliorer l'état social actuel. J'ai donné à la société de 60 à 70 mille francs; ces sommes ont été dépensées devant moi et pour ainsi dire par mes mains, aussi je n'en demande aucun compte.
Cette remise de fonds, avait été déterminée chez moi, par le désir que j'avais de contribuer, par tous les moyens possibles, à l'avancement de la doctrine.
Je me séparai de la doctrine après la séance du ig novembre i83i, après de longues discussions sur des points théoriques, et dans le but de me livrer à des méditations sur. ces différents points;
D. Pourries-vous signaler ces points théoriques ? .
R. Il s'agissait partieulièrement du dogme, des conàéqucirces à en déduire, de la liberté, de l'autorité, et en termes généraux des relations individuelles.
D. Est-ce l'immoralité des doctàrines d'Enfantin qui a dëtermiué votre retraite?
R. Ce n'est point Timmoralîté de la doctrine du père "Enfantin , qui m'a déterminé à me séparer de loi, car par le mot d'iminoralité aujourd'hui on ne fait que flétrir des actes qui ne sont pas en barmonie ayeirla m<iral6 chrétienne : or, dans ma pensée, Fhumanité a, par leffait, répudié la m'orate chrétienne, particnUèrefflent en ce qui concemeDes lelatidns des hommes et des femmes.
D. Mais est-ce que vous n'avez pas reconnu, dans la doctrine d'Enfantin , une tendance à la promiscuité des femines.
R. Non, Monsieur, il n'y a pas plus promiscuité des femmes que communauté de biens.