ROBINET
PiTiT, Alexis, 37 ans, avocat.
Je n'ai point signé l'acte d'association ni la procuration donnée à M. Olinde ÏËiodrigues , ma mère ayant consenti à ce que je donnasse à la société la moitié de mon patrimoine personnel, et ayant en outre prêté elle-même uilb somme supérieure à ce qui me restait.
La somme que j'ai donnée peut être évaluée à cinquante mille franco; cela consiste en valeurs immobilières.
C'est en février i83i que j'ai commencé à entrer en relation avec les membres de la doctrine ; je ne m'y suis décidé qu'après examen et étude approfondie , et même après avoir été quelque temps en état d'hostilité.
J'ai embrassé la doctrine par la conviction que c'était l'avenir de l'humanité.
D. Pourriez-vous déclarer quelles sont les sommes qui ont été remises à la société par Robinet ?
R. 11 a été fait des dons dans le cours de l'année i83i, à deux reprises différentes^ ma connaissance ; mais je ne saurais en indiquer la valeur; je ne sab point s'il a été fait des dons dans le mob d'octobre i83i ; j'ai totalement oublié les dates ; je m'occupais peu d'intérêts pécuniers.
je me rendu moi-même auprès du PÈRE ENFANTIN , qui me répondit qu'il ne s'en était pas occupé 9 qu'au surplus tout ce qui pourrait satisfaire Robinet lui serait bon.
D. M. Rodrigues a-t-il eu connaissaaoe du projet de testament t
R. Je ne le crois pas. Oiinde Rodrigues ne demeurait pas encore & cette époque rue Monsigny.
D. Esl-il vrai que madame votre mère ait donné l'ordre par écrit à François Regnard de remettre au siear Rodrigues v» port«*feuille de Robinet?
R. J'ignore que ma mère ait donné l'ordre par écrit; ma mère domia l'ordre à Françob de le remettre & côê Mestieupê ; voilà comme elle m'avait rapporté le fait. Ma mère y par cet Mêi$ieurs , entendait déi%ner Roétiguet et le PÈRE ENFANTIN.
L'intention de ma mère était que cet Meêtiêun dressftssent devant le domestique un inventaire des pièces contenues dans le portefeuille et qu'ils donnassent un reçu.
D. Le testament de Robinet contient un legs dhin, petit couteau tait à M. Robinet , l'oncle de Meaux , comme expression de la reconnaissance du testateur^ c'est la seule chose 9 dit Robinet dans son testament, qui lui reste de la succession de soa|^re. Cette énonektioB , à ce qu'il parait, ne serait point exacte ; ear Robinet aurait eocoro possédé , comme provenant de la succession de son père, la nu-propriété d'uq capital de ai,4oo francs, encore aufourd'hm e»ttaot entre Ie9 m«ûnf de l'acquéreur de la ferme de Brouei. Oi^ pouvait penser que dans cet état le legs est dérisoire , et e9 outre cette éB^çnciatiçm fausse ferait croire i^a suggestion t
R. Je 4iclare d'abord potttivement qu'il n'y e point eu de suggestion , je ne nie point, mtâa j'ignore entièrement, l'existence et la valeur du do« BKi&Be patrimonial de Robinet*.
Robinet attachait me grande importance an couteau de chasse angUb qu'il a légué à soli oncle ; il m'en a parlé souvent , il disait que ce couteau Y^9j^ ^voK roi d'A|^)et#rre qui t'a^t donné à Saint^Georges , duquel son pèro le teqait*
9, ^t'U à ¥Qtre coii^aiMaaçe qvie Robioet ait reçu« dans les derniers tenipa de aa Tie » ^ |i|» Meuni^, son socceMetir) V^ ^^ mains de M. Rou«' semOPl » l^çau'père de cehû-cii, upe ireiite s^r l'état , de 3,ooo fir. ?
R. Robinet a touché en effet , dans le mois d'octobre , je crois , une v&itft sur l'état , qu'il a veedae et qui a produit 35,ooo et quelques francs.'; Gette somme fut touchée sur le trésor, et remise dans la caisse sociale.
Robinet^ voulant qu'une partie des fimda» qu'il avait recueillis par suite
(N'ao. )
DEUXIEME dÉpOSITIOM o'ALEXIS PETIT , APOTRE , BEAU-FRERE