‹ Religions de l'antiquité (volume 2)Chapitre 9 sur 18 · III · texte numérisé non relu

III

«79 a (LIX). Le trépied de Delphes, attribut à' Apollon Pylhien ; à côté, la diote, emblème des libations. Tom. II, ibid. — Médaille de la même ville. Eckhel, ibid., I, 12.

280 (LXXV). Combat d! 'Apollon et d' Hercule pour le trépied de Delphes, que celui-ci enlève et que celui-là veut retenir. Apollon est couronné de laurier et ses cheveux retombent en tresses ; sa chlamyde est rejetée en arrière, et il tient son arc. Hercule est vêtu de la peau de lion, et il tient à la fois l'arc et la massue dont il menace son adversaire. Entre eux paraît VOmphalos de Delphes, pierre hémisphérique, supposée au centre de la terre, et qui est couverte d'un réseau de laine. Voy. tom. II, p. 127, i55, 2o5, et tom. III, p. 298 sq. — Bas-relief, en style hiératique, de la face antérieure d'un piédestal trilatéral, qui paraît avoir supporté un trépied, au Musée de Dresde. Becker, Augusteum, I, 5.

280 a Le trépied, rendu au temple de Delphes, est placé sur un autel de forme antique, c?est-à-dire en colonne; une prêtresse lé pare de bandelettes, et un prêtre , faisant l'office de Néocore , tient le balai, signe de cette dignité. — Face latérale du même piédestal. Ibid.

280 b (LXXV). Une prêtresse et un prêtre ou prophète, portant une haste, disposent sur un candélabre des morceaux de bois résineux, liés ensemble avec des bandelettes. — Autre face latérale du même piédestal. Ibid.

a8o c (LXXV). Apollon Mantis ou Devin, assis sur le trépied et les

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pieds appuyés sur YOmphalos (fig. 280), ces deux attributs réunis et recouverts d'une peau de bélier avec sa toison; le dieu tient dans sa main gauche un serpent sacré. T. II, p. i25-i3o, passim. — Statue, de la villa Albani, aujourd'hui au Musée de Naples. O. Muller et C. Oesterley, Denkmàler cler alten Kunst, UBand, TV. XII, i37.

281 (LXXVI). Apollon, en costume de Citharœde des jeux pythiens, vêtu de l'ample stola, et représentant ainsi l'un des vainqueurs de ces jeux,, pince la lyre d'une main, et de l'autre reçoit dans une patère le vin pour les libations, que lui verse d'une phiale la Victoire ailée, placée devant lui. Près d'elle est un autel rond, sur lequel on aperçoit les trois Grâces se tenant par la main, telles qu'Apollon les portait quelquefois sur la sienne (fig. 412 « et lexplicat); derrière, une colonne qui devait supporter la statue du dieu, de style archaïque, comme on la voit encore sur quelques monuments analogues. Diane, portant un flambeau à la main, l'arc et le carquois sur les épaules, et Latone, caractérisée par le sceptre qu'elle tient de la main gauche, tandis que de la droite elle écarte son péplus, suivent toutes deux Apollon. Sur un cippe, en arrière des déesses, est posé le trépied, prix des jeux, consacré par le vainqueur. Dans le fond , et audelà du mur qui entoure le temenos ou l'enceinte sacrée, se découvre le temple de Delphes avec son péristyle soutenu de colonnes cannelées, à chapiteaux corinthiens, sa frise ornée de courses de chars, et son fronton qui représente une tête de Gorgone accostée de deux Tritons ailés. Voy. t. II, p. 100, 162, etc. — Bas-relief de la classe de ceux qu'on appelle monuments choragiques. Zoêga, Bassirilievi antichi, II, 99. Compar. de Clara cf musée de Sculpture, pi. 122, nos 38 et 41.

282 (LXXIV). Apollon Citharœde, couronné de laurier, vêtu de l'ample et longue tunique appelée orthostade, pardessus laquelle est jetée une grande chlamyde agrafée sur les épaules et retombant à plis nombreux, s'abandonne à ses divins transports, et chante en s' accompagnant de la cithare. Cet instrument est soutenu par des attaches qui descendent des agrafes de la chlamyde, et sur l'un des montants l'on aperçoit Marsyas lié à un pin (fig.

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3oi). Même tome, p. 127, i52, etc. — Statu? du Vatican. Mus. Pio-Clem., I, 16.

283 (LXXIII). Apollon Nomios ou Pasteur, assis sur un rocher, ayant sous lui sa chlamyde, près de lui son pedum, et dans sa main droite sa lyre. Tom. II, p. 124. — Statue de la villa Ludovisi. Hirt, Bilderb., IV, 6.

184 (LIX). Apollon arec la longue chlamyde, chantant sur la cithare ; au revers, en dedans d'une couronne de laurier, les sommets du Parnasse, avec une inscription qui indique les jeux pythiens. Même tome, p. i52 sq. — Médaille de Delphes. Millingen, Méd. inéd., tab. II, 11.

285 (LVIII). Apollon vêtu de la chlamyde et armé d'une bipenne, telle que la portait Y Apollon Sminthien de Ténédos, reçoit de l'empereur Caracalla, couronné de laurier et en costume militaire, l'offrande d'une chytrc, vase de terre rempli de légumes, que l'on offrait aux dieux, dans certaines occasions, en lenr-dédiant des autels nouveaux ou de nouvelles statues. Ici paraît Y autel e'ievé à l'occasion des jeux pythicns , comme l'indique l'inscription. (D'ordinaire on voit, dans le vase, le prix de ces jeux). Tom. II, p. i53, i55. — Médaille des Thyatiréniens de Lydie. Buonarroti, Med. antich., IX, 9.

9.85 a (LVIII). Apollon, presque entièrement nu et tenant son arc, reçoit des mains de l'empereur Elagabale, couronné de laurier, vêtu de la toge, la dédicace d'un temple avec l'offrande d'une chytre pleine de fruits. Tom. II, ibid. Compar. la fig. précéd. — Médaille de P hilippopolis enThrace.EcRHEL, Num. anecdot.

285 b (LVIII). Apollon Smintheus ou Sminthien, avec un rat sur la main droite, un arc et une flèche dans la gauche, et l'inscription : Sminthei Apollini. Tom. II, p. i55. — Revers d'une médaille de bronze d'Alexandria-Troas, du règne d'Hadrien. Choiseul-Gouffier, Voy. pitt., tom. II, pi. LXVII, 11.

285 c (LXXXVIII). Apollon Philésius ou Didyméen, d'ancien style, portant sur sa main droite étendue un faon ou un cerf, dans la gauche abaissée son arc. Au revers, un lion couché, la tête tournée en arrière vers une étoile qu'il semble regarder. — Médaille de Miiet. Pellkrin, Recueil, tom. II, tab. LVH, 39.

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a85 d (LXXV). Apollon Sauroctonos, ou tueur de lézards, menaçant de sa flèche un de ces animaux, qui monte le long d'une branche d'arbre à laquelle il s'appuie. Imitation d'une célèbre statue de Praxitèle; il faut comparer, entre autres, la statue de la villa Borghèse , actuellement au Louvre, n° 19. — Millin, Pierres gravées, pi. 5.

i85 e (LXXV). Apollon, dans l'attitude du repos (compar. fig. 277), tenant la cithare dans sa main gauche , et ayant le griffon près de lui. On yj^t qu'il s'apprête à chanter. — Statue du Musée du Capitole. Mus. Capitol., tom. III, tab. i3. De Clarac, Musée de scidpt., pi. 480, n° 921 A.

285/ (LXXV). Apollon, couronné de laurier et s'accompagnant de la cithare, appuyé à une colonne ou à un tronc d'arbre que couvre sa chlamyde détachée de son épaule droite et retombant pardessus son bras gauche. Un cygne est à ses pieds. — Autre statue du même Musée, t. III, tab. i5. De Clarac, ibid,, pi. 483, n° 928 A.

Nota. Les monuments relatifs à Apollon et à sa sœur Diane, pour lesquels nous ne renvoyons point au texte, sont cités et interprétés dans les Éclaircissements du tome II, note 10 sur le livre IV.

a86 (LXXVII). Mnémosyne, déesse de la Mémoire, mère des Muses ; elle a les bras enveloppés dans son ample péplus, et son attitude exprime la méditation. On lit son nom , en vieux caractères grecs, sur la base de cette statue. Voy. tom. III, p. 193 et 200. — Mus. Pio-Clem., I, 28.

ag« (LXXVI1I). Clio, la muse de Y Histoire, couronnée de laurier et parée de bracelets, est assise; elle a près d'elle un scrinium rempli de volumes, et tient un rouleau sur lequel on lit son nom et son attribution. Même tome, p. 198. — Pitture aVErcolano,

a88 (LXXVII). Calliope, la muse de Y Épopée, couronnée de pampres, tient un rouleau ; on lit sur la base son nom et son attribution. Même tome, p. 197 sq. — Pitture d'ErcoL, II, 9.

289 (LXXVII). Melpomène , la muse de la Tragédie, couronnée de painprts, vêtue de l'ample robe tragique (symta), et chaussée de cothurnes élevés, appuie l'un de ses pieds sur un rocher,

EXPLICATION DES PLANCHES. t$7

dans une attitude héroïque. Le restaurateur lui amis dans les mains une épée et un masque. Même tome, p. 198. — Statue colossale au Musée du Louvre, n° 348. Musée Bouillon, I, 43. 290 (LXXVIII). Melpomène, la tête ceinte de laurier et couverte d'une espèce de coiffe qu'on remarque aussi aux images de Sapbo sur les médailles des Mytilénéens, avec la tunique longue et l'ample manteau tragique, tient une massue et le masque herculéen. On lit sur la plinthe son nom et son attribution. Même tome, ibid. — Pâture d'Ercol., II, 4. <%

290 a (LXXXVI). Melpomène , tenant d'une main le masque tragique et de l'autre la massue; elle a, en outre, à son côté, une large e'pée. Même tome, ibid. — Pierre gravée. Winckelmann, Mon. ined., n° 45.

291 (LXXVIII). Thalie, la muse de la Comédie, debout, vêtue d'une tunique longue et d'un manteau à franges, tient d'une main le pedum et de l'autre un masque comique : en bas , son nom tt son attribution. Même tome, ibid. — Pitt. d'Ercol., II, 3.

292(LXXIX). Terpsichore, la muse des chœurs de danse et des chants solennels qui les accompagnaient, couronnée de laurier et tenant la lyre, son attribut. Même tome, p. 199. -r-Pilt. d'Ercol, II, 5.

tg3 (LXXIX). Êrato , la muse de la poésie erotique et de la mimique, également couronnée de laurier, et pinçant avec le plectrum une grande cithare. Même tome, ibid, — Pitt. d'Ercol., 11,6.

294 (LXXVII). Polymnie, la muse des hymnes et des mythes ou traditions antiques, couronnée de laurier, un doigt sur la bouche et dans l'attitude du recueillement. Même tome, p. 199 sqq. - — Pitt. d'Ercol., II, 7.

295 (LXXIX). Uranie, la muse de l'astronomie, assise, et tenant le globe qu'elle démontre avec une baguette {radius). Même tome, p. 199. — Pitt. d'Ercol., II, 8.

296 (LXXX). Les neuf Muses réunies, avec leurs attributs caractéristiques, {a) Callcope tient les tablettes et le graphium ou stylet pour écrire; (b) Clio, le rouleau; (c) Êrato, la lyre et le plectrum; (d) Melpomène , le masque tragique et la massue ; (e) Euterpe, la double flûte, comme présidant à la poésie lyrique en

l38 RELIGIONS DE LA GRECE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.

général; (/) T/ialie, le prdum et le masque comique; (g) Terpsichore, le plectrum et une lyre ou cithare; (h) Uranie, le globe et le radius; (/) Polymnie est appuyée sur une colonne, les bras enveloppés dans son péplus , et dans l'attitude de la méditation. Voy. tom. III, p. 198 sqq. — Bas-relief de la villa Mattei. A. de Laboude, Mosaïque d'Ilalica, p. 19.

297 (LXXXI). Un éphèbe, sous les traits & Apollon [a), assis sur un trône, et tenant un rouleau ou volume, est entouré de neuf génies représentant les neuf Muses et portant leurs attributs : (b) le volume, pour Clio ; (c) le globe et le radius ; pour Uranie; (d) la lyre, pour Érato ; (e) la massue et le masque tragique, pour Melpomène ; (/) les tablettes et le stylet, pour Calliope ; (g) l'ample manteau et le volume, pour Polymnie; (h) le masque comique et lepedum, pour Thalie; (i) la flûte, pour Euterpe ; le vase , prix des chœurs, pour Terpsichore. Même tome, ibid. — Bas-relief. Mus. Pio-Clem.^ IV, i5.

298 (LXXXII). Les Muses, après avoir vaincu les Sirènes au combat du chant, leur arrachent les plumes. Une Sirène, demifemme et demi-oiseau, est étendue par terre ; une autre a près d'elle la lyre. Tom. III, p. 195 sq. — Millin, Bas-reliefs inédits.

299 (LXXXII). Marsyas, génip de la musique phrygienne, enseigne au jeune Olympus, son disciple, à jouer de la flûte. Même tome, p. 108 sq., i56. — Pitt. d'Ercol., I, 9.

300 (LXXXIV). Apollon, couronné de laurier, et le couteau à la main, s'apprête à écorcher lui-même Marsyas , qu'il a vaincu, et qui est devant lui, garrotté et agenouillé. Un personnage en costume asiatique, qu'on prend ordinairement pour un Phrygien (Olympus?) où un Scythe, et qui est plutôt Artémis, sœur du dieu, tient son arc et paraît lui présenter une flèche. En arrière, on voit, sur une colonne d'ordre ionique, une petite statue à* Apollon. Plusieurs spectateurs assistent à cette scène. "Voy. tom. II, p. 219; III, 108 sq. — Peinture de vase, dans Tischbein, IV, 6. (Il faut rapprocher une autre peinture du même recueil, III, 6, qui représente la scène antérieure du combat musical d' Apollon et àv Marsyas, accompagné à' Olympus, et la victoire du premier, en présence de Diane, de Minerve et de Mars.)

EXPLICATION DES PLANCHES. l3p;

3oi (LXXXÏÏI). Supplice de Marsyas. Jpollon est debout, au centre de la scène, dans une attitude de fierté, appuyant sa lyre sur un trépied, autour duquel s'enroule un serpent, et le pied gauche posé sur un griffon. 11 vient de vaincre le joueur de flûte phrygien, et repousse les prières des divinités qui intercèdent pour lui et qui sont placées à la droite du dieu : d'abord Silène, avec sa nébride ou son manteau entre les jambes, et accompagné des deux Muses de la tragédie et de la comédie, ayant sur la tète les plumes arrachées aux Sirènes; puis Minerve, le pied gauche posé sur la chouette, et à côté d'elle Vénus, en face de qui se trouve peut-être Mars ; ensuite Cybèle assise, couronnée de tours et escortée du lion; derrière elle, Dionysus ou Bacchus , probablement avec un de ses compagnons ; et à l'extrémité de la scène, de ce côté, une figure à demi couchée, que l'on prend ordinairement pour celle de la Terre, mais qui doit être celle d'une Nymphe présidant à une source près d'un rocher. A gauche d'Apollon, l'on voit une série de divinités opposées aux précédentes : Diane, sa sœur, avec l'arc et le flambeau; Hermès ou Mercure, l'inventeur de la lyre, avec son caducée, et quatre Muses, parmi lesquelles on distingue Uranie, portant la sphère, et Polymnie assise, qui fait pendant à Cybèle. Du même côté se trouvent plusieurs Phrygiens, reconnaissables à leur costume national : le premier, prosterné devant Apollon ? paraît être Olympus, qui implore la grâce de son maître; le second,, qui doit être un des exécuteurs, aiguise un couteau, dans l'altitude du fameux Rémouleur de la Galerie de Florence; le troisième lie Marsyas au tronc d'un pin, auquel est suspendue sa flûte à sept tuyaux. Aux pieds de l'infortuné Satyre est couché le Génie du fleuve qui naquit de son sang et reçut son nom. Tom. II, p. 219; III, p. 108 sq., 197, etc. — Bas-relief de la villa Pinciana, dans Winckelmann, Mon. ined., 42, auquel il faut comparer celui de la villa Borghèse, au Musée du Louvre, n° 73 1, et dans Clarac, Musée deSculpt., pi. 123.

302 (-LXXX). Apollon, métamorphosé en griffon, combat contre un Géant anguipède ou aux pieds de serpent; la palme indique la victoire réservée au dieu. — Millin, Pierres gravées inédiles.

303 (LXXIV). Hélios ou le Soleil, a la tête radiée, est vêtu d'une

140 RELIGIONS DE Lk GRECE ET DE L'ITALIE AWCIBHNES.

courte tunique et de la chlamyde, et tient dans la main gauche un globe, signe du monde qu'il éclaire, dans la droite une corne d'abondance, symbole de la fertilité qu'il y répand; à ses pieds sont ses deux coursiers, JE thon et Pyroeis. Voy. tom. II, p. 124. Compar. les fig. 3o4, 3o5, 38o, et surtout 443, 555 b. — Statue de la villa Pinciana. Stanza, III, 2.

3o4 (LXXXIII). Hélios ou le Soleil, dans un quadrige, le fouet à la main, précédé de Héosphoros ou Lucifer, tenant un flambeau, et de Castor à cheval; Thalassa, la Mer, appuyée sur une urne, et Ouranos, le Ciel , figuré comme un vieillard avec un voile éployé en demi-cercle autour de sa tête , regardent sa course majestueuse. Les quatre principales divinités qui président au gouvernement du monde et à sa révolution en sont également témoins : Jupiter, ayant Minerve à sa droite, Junon à sa gauche, comme on les voyait dans la cella du Capitole , et la Fortune, qui tient la corne d'abondance et appuie sa rame sur un globe, emblème de l'univers. Tom. II, ibid., et p. 507, 554, etc. — Mus. Pio-Clem.,lV, 18.

304 « (CL). Ouranos ou le Ciel, considéré comme divinité cosmique, symbole du firmament, sous les traits d'un vieillard vêtu d'une tunique longue et enveloppé d'un ample manteau, tenant un voile éployé au-dessus de sa tête (fig. 3o4), est placé entre Hélios (le Soleil), qui a la tête radiée, et Séléné (la Lune), ayant la sienne surmontée d'un croissant; des étoiles de différentes grandeurs l'environnent. Même tome, p. i3o, 36i. — Passeri, Lucernœ^ I, 7.

305 (LXXXV). Hélios (le Soleil) est assis sur un lieu élevé, une couronne radiée sur la tête, le flambeau et la corne d'abondance dans les mains ; Phaëthon est devant lui; il obtient la permission de conduire son char ; mais il est bientôt puni de cette témérité; le char est fracassé, et les Vents opposés, qui soufflent avec force dans de longs cornets,augmentent l'horreur de cette scène; les chevaux ont été séparés du char, deux tiennent encore au joug; auprès d'eux sont les Dioscures, qui les retiennent, montés sur leurs coursiers, et reconnaissables à leurs bonnets coniques; le Ciel, avec son voile éployé., est encore, dans le plan supérieur, l'un des spectateurs de la chute du malheureux;

EXPLICATION J1ES PLANCHES. l4l

Phaëthon. Dans le plan inférieur, à droite, se voit Tellus ou la Terre à demi couchée , entourée des génies des trois Saisons, ayant en face d'elle l'halassa ou la Mer, tenant une rame , la tête ornée de pinces d'écrevisse, et à qui un génie présente un coquillage. Entre ces deux déesses cosmiques, également assises, paraissent debout Jupiter et Junon, comme divinités de l'air, le premier faisant un signe qui les rassure. Le Fleuve qui tourne le dos à la Mer ou à Jmphitrite est YËridan, appuyé sur son urne, et recevant Phaëthon dans sa chute. Vis-à-vis est Cycnus, qui pleure la mort de son ami, et a devant lui le cygne dans lequel il doit être changé, derrière lui son fils Cupavus, aux pieds duquel est une tortue. À l'extrémité gauche, les sœurs de Phaëthon, Phaëtuse et Lampétie, sont métamorphosées en peupliers, malgré les prières de leur mère Clymène. Même tome, p. 124, 36 1 , etc. — Bas-relief de la villa Borghèse. Winc&elmann f Mon. ined., 45.

306 (LXXXIII). Les sœurs de Phaëthon changées en mélèses (/<mces), allusion au nom de P. Accoleius Lariscolus , qui a fait frapper ce denier. Compar. fig. précéd. — Morell., Famille Accoleia.

307 (LXXXVI). Asclëpiosou Fsculape, debout, barbu, la tête ceinte d'une espèce de turban propre à certaines de ses images et à celles d'anciens médecins {théristrion ou bandeau roulé?), vêtu d'un ample manteau qui retombe au-dessous de sa poitrine nue et se drape autour de son bras gauche, ayant dans sa main droite le bâton et à ses pieds un grand dragon ou serpent. Voy. t. II, p. 336 sqq., 346 sq. — Statue de la villa Albani, au Musée du Louvre, n0.a33. Bouillon, I, 47-

308 (LXXX). Fsculape t sous la figure d'un serpent , arrive dans l'île du Tibre; le fleuve paraît à mi-corps au-dessus de l'eau, tenant un roseau d'une main et étendant l'autre vers le serpent divin; dans le fond est le temple bâti àEsculape sur le sol même de l'île. Même tome, p. 353 sq. — Médaillon de Commode. Morell., Méd. du roi, VI.

309 (LXXX VII). Esculape, d'après sa statue idéale de Pergame, debout, la tête nue, avec une expression douce et bienveillante, vêtu comme au n° 307, et tenant le bâton autour duquel s'en-

l/,2 RELIGIONS DE Lk GRÈCE ET DE l/lTÀLIE ANCIENNES.

roule le serpent. Il est placé sur un piédestal, entre deux Centaures dadouques ou porte-flambeaux. On lit autour une inscription grecque qui veut dire : Sous le préteur Paulus Glycomanus, monnaie des Pergaméniens, néocores pour la seconde fois. Même tome, p. 34 1 sq., 347, 349- Compar. fig. 3u. — Médaillon de Commode, au Cabinet du roi. Venuti, Antiauit. numismat., I,xlvi, a.

3lo (LXXXVII). Esculape, ayant en face de lui Hygiée ou Hygie, déesse de la santé, qui donne à manger à un serpent, et tout près, de l'autre côté, le petit Télesphore , vêtu de la pénule à capuchon {jpenula cucullata). On lit autour : A Hygie et à Asclépios, lesNicéens. — Même tome, p. 339 SÇ*!*» ^47 sq. — Médaillon de Lucius Vérus. Buonarroti, Medagl. ant.,VI, i.

3iOa (LXXXVI). Hygiée avec le serpent, ayant devant elle un personnage mâle, vêtu de la toge et tenant une patère à la main* L'inscription signifie : Acilius, duumvir monétaire. Même tome, p. 354. — Médaille de la famille Acilia. Numophylac. regin. Chris tin., L, 26.

3*1 (LXXXVII). Esculape, accompagné de Télesphore, ayant devant eux l'empereur Caracalla , tenant de la main gauche la haste renversée, et les invoquant de la droite élevée. On lit autour: Sous le préteur M'arcus Chœrea^ fils d'Attale, monnaie des Pergaméniens, les premiers de l'Asie, néocores pour la troisième fois. Même tome, p. 346 sq. — Vewuti, I, 52.

3i2 (LXXXVII). Esculape visite pendant la nuit un malade, et lui prescrit ce qu'il doit faire pour sa guérison. Même tome, p. 348. — Hirt, Bilderbuch, XI, 3.

3i3 (XCI). Hermès ou Mercure présente à Esculape un homme qui est agenouillé devant lui, pour le remercier de lui avoir rendu la santé. Le dieu a la tête ceinte du strophium , et s'appuie sur son bâton entouré du serpent. Les trois Grâces , réunies en groupe , expriment la reconnaissance de celui qui a fait exécuter cet ex-voto. Même tome, ibid. et p. 666. — Mus. Pio-Clem.t IV, i3.

3i4 (LXXXVII). Esculape et Diane d'Éphèse (fig. 3i5, 3i6, 3i7 et suiv.), couronnés par la Victoire qui plane entre.,eux. Autour : Sous U préteur P. M pi us, la communauté unie des Perga-

EXPLICATION DES PLANCHES. l43

méniens etdes Éphésiens. Tom. II, p. 3/{8 coll. i35. — Médaillon de Commode. Venuti, I, xnv, i.

3i5 (LXXXVI). Hercule avec la lance dans sa main gauche, la peau de lion sur son bras droit , tient dans la main droite l'image de' Diane d'Èphèse (fig. 3i/f, 3i5, 3t6, 317 sqq.) ; en face de lui est G allen tenant de même l'image à'Esculape. Un autel allumé se trouve entre eux. Ibid. — Médaillon de Commode. Venuti, Mus. Aïb., I, 44.

3i6 (LXXXVIII). Diane d'Èphèse et Sérapis d' Alexandrie sur un vaisseau, tous deux coiffés du modius. Autour et dans l'exergue : Union des Ephésiens etdes Alexandrins. Tom. II, p. i37, 337 sqq. — Médaillon de Gordien-le-Pieux. Buonarroti , Medagl. ant., XXXVII, 5.

3 17 (LXXXVIII). Artémis ou Diane d'Ephèse, dont le corps, avec la longue tunique talaire qui le couvre, est engagé dans une espèce de gaîne ou de châsse, revêtue de divers attributs significatifs. La tête de la déesse est couronnée de tours, comme celle de Cjbèle (fig. 227 et suiv.); derrière est un nimbe, symbole probable du disque de la lune , garni d'animaux chimériques. Deux lions en ronde-bosse sont sur les deux épaules , et deux autres sur les deux bras étendus. Le poitrail représente différents signes du zodiaque, tels que le Taureau, les Gémeaux et le Cancer ; quatre femmes, dont une ailée, occupent le milieu et les deux bords supérieurs, peut-être les Heures ou Saisons; viennent ensuite deux guirlandes , formant collier, la première composée de fleurs et l'autre de fruits; au-dessous sont trois rangs de mamelles, emblèmes de fécondité. La partie inférieure de la gaîne , depuis la ceinture jusqu'aux pieds , est divisée en compartiments, séparés l'un de l'autre par des listels qui régnent autour, et dans lesquels il y a des taureaux, des cerfs, des lions, des griffons, à mi-corps, sur plusieurs rangs'; les côtés sont ornés de femmes ailées, d'abeilles et de fleurs. Voy. tom. II, p. i35 sqq. Compar. les fig. 3 1 4-3 16, 3i8-3ao, et surtout La Chausse, Mus. Rom., tom. I, sect. II, tab. 18, figure à laquelle se rapporte principalement la description de M. Creuzer. — Statue du Musée du Vatican. Mus. Pio-Clem., I, 32.

3 18 (LXXXVIII). Idole de la Diane d 'Éphèse , dans son temple ,

Ijfc4 RELIGIONS DE tA GRECE ET DE l/ ITALIE AUCIEKKES.

soutenu par huit colonnes élégantes dont les bases sont ornées de statues; sur le fronton , on voit deux petites figures qui sacrifient devant un autel. Même tome, ibid. et p. gb. — Médaille des Ephésiens. Venuti, Mas. Alb., I, xm, 3.

3 19 (LXXXVIII). Diane Leucophryne , avec deux Victoires qui soutiennent le modius sur sa télé couverte d'un voile; la déesse est placée entre deux fleuves, le Méandre et le Léthé, dont l'un tient une urne. Tom. II, ibid. etp. i/î5 sq. — Médaille des Magnètes ou Magnésiens du Méandre. — Buonarroti, ilfetffc^/.tf/tf., VI, 3.

3ao (LXXXIX). Diane d'Éphèse, dans un char traîné par deux cerfs, portant sur sa main droite l'image de la Fortune , qui tient la rame et la corne d'abondance ; les deux déesses sont coiffées du modius. On lit autour et au bas : Sous Aurélius Moskianus, préteur pour la seconde fois , monnaie des Acrasiens (en Lydie). Tom. II, ibid, et p. i38 sq. — Médaillon d'Alexandre Sévère. Buonarroti, Med. ant., XII, a.

3aoa (LXXXVI). Tète A* 4 rtemis Pergœa, avec le croissant de la lune sur le front, l'arc et le carquois pour attributs; au revers, un sphinx et les noms de la déesse. Même tome, p. i3p. — Médaillejde Perga en Pamphylie. Pellerin, Recueil, II, pi. LXXI,

3ao& (LXXXVI). Une abeille à la face, avec les initiales du nom des Ephésiens; au revers, la partie antérieure d'un cerf avec nu palmier, et le nom du magistrat Archelochos. Même tome, p. i38, 140. - — Médaille du Cabinet du roi. Landon, Numism. d'Jnach.,11, pi. 58.

320 c (LXVIII). Tète d'Artemis Limenitis ou protectrice des ports, avec l'écrevisse de mer ou le crabe, qui lui sert de coiffure, et à côté le serpent d'eau. Même tome , p. 139 sq. — Médaille des Brutiens de la Grande-Grèce. Beger, Thés. Brandenb.,\, p. 34o,

3ao d (LXVII). Diane, voilée et enveloppée en manière de momie, avec une croix sur la tête, le soleil et la lune à ses côtés, et deux épis qui naissent à ses pieds. Tom. II, p. 144. — Pierre gravée. Petit- Radil, Musée Napoléon, tom. IV, pi. LVI, supplément, B, n° 5.

3ao e (XC), Idole antique à'Artémis marine , avec le croissant de

EXPLICATION DSI PLANCHES. itf

la lune sur la tête, l'aplustre dans la main, et le cerf à côté d'elle. Tom. II, p. 139 sq, — Médaille de.Leucade. Combe, Vet.pop, et reg. Num., V, 2 1 .

320/ (XC). Tête d' Artemis Potamia ou Alpheioa, probablement la même quAréthuse, entourée de poissons et la chevelure entrelacée de roseaux. Le revers fessemble à celui du n° suivant. — Médaillon de Syracuse. Landon, Num. d'Anacharsis, II, 5i.

320 g (CXXVIII). Tête de la même divinité, également environnée de poissons , mais ceinte d'un diadème, et les cheveux retenus par un réseau. Au revers, un quadrige, au-dessus duquel plane la Victoire décernant la couronne au vainqueur , avec le prix consistant en une armure complète, qui se voit à l'exergue. -— Médaillon des Syracusains. Hunter, LU, 9.

3ao h (XC). Tête à'Aréthuse ( Arethosa ) , probablement identique à Artemis Polamia , entourée de poissons , comme les deux précédentes figures, mais vue de face, d'un aspect sévère, et les cheveux en désordre, quoique ceints d'un bandeau. Le revers, qui n'est point donné ici, représente également un quadrige, avec la Victoire au-dessus et au bas un épi couché. — Médaillon des Syracusains. H. D. de Luynes, Études numismatiques relatives au culte d'Hécate, p. 5.

32i (LXXXIX). Artemis ou Diane, vulgairement appelée Chasseresse, coiffée de la Stéphane, les cheveux relevés par-derrière et noués en corymbe; vêtue de la courte tunique dorienne, qui laisse les genoux à nu , et d'un manteau ou himation noué en manière de ceinture; chaussée de forts brodequins à la Cretoise. La déesse, s'avançant rapidement et la tête tournée en arrière, tient l'arc dans sa main gauche abaissée, tandis que, de la droite, elle tire une flèche du carquois suspendu sur son épaule; une biche (probablement la biche de Cerynée au bois d'or, qu'elle vient de reprendre à Hercule) court à sa gauche et paraît se réfugier sous la protection de son arc. Voy. tom. II, p. 119 sq. Compar. fig. 33o, 35i, et surtout 369. — Statue de Versailles, au Musée du Louvre, n° 178. Musée français, I, pi. 2.

32i a (LXXXIX). Artemis ou Diane en longs vêtements, avec une expression calme et douce, tenant son arc au repos dans la main gauche, et de la droite fermant son carquoisj ou y remettant

l/|6 RI.LIGIOÏÏS DE LA GRÈCE ET DE J.'lTALIE ANCIENNES.

UDe flèche plutôt que l'en tirant. Peut-étre^rfe/sz/.r Soteira ou Salutaire. Compar. la fig. suiv. — Statue du Musée de Dresde. Becker, Augusteum, II, 45.

3a i b (LXXXIX). Tête d'Arternis Soteira ou Salutaire, les cheveux relevés en touffe par-derrière, avec de riches pendants d'oreille, et les attributs rapprochés du carquois fermé et de la lyre. — Médaille de Syracuse. Spécimens of ancient coins of M. Grœcia, pi. 16.

321 c (LXXV). Tête analogue de Diane, avec le croissant indiqué par les boucles de cheveux au-dessus du front. — Médaille d'Érétrie en Eubée. Landon, Numisrn. d'Anacharsis, I, pi. 10.

32i d (LXXIV). Tête de Diane, avec les cheveux ceints du diadème et artistement relevés, et le croissant de la lune au-devant d'elle. Tom. II, p. i/è6 sq. — Médaille de Thespies. Landon, ibid., pi. 26.

32i e (LXXV). Artémis ou Diane Luci/ère, en longs vêtements, l'arc et le carquois sur les épaules, le croissant de la lune sur la tête, et de ses deux mains tenant deux grands flambeaux. Même tome, pag. n 4, 146, etc. Il faut comparer la Diane en style ancien, sur les bas-reliefs, 2^0, f, et 281 ci-dessus. — Denier de P. Clodius , M. fdius. Morell. Famille Claudia, tab. II, i.

322 (LXXXIX). Diane Lucifère, ou l'impératrice Faustine sous son costume, la tête ornée du croissant, tenant de ses deux mains un grand flambeau, et portée sur un cheval au galop, comme était la Lune sur le piédestal de la statue colossale de Jupiter à Olympie. Même tome, pag. 146. — Médaillon d'Antonin-le-Pieux. Btjonarroti, Medagl. ant., III, 1.

323 (LXXXIX). Diane Lucifère et Tauropole sort du sein des eaux, dans un char traîné par deux taureaux; elle est complètement vêtue, et porte dans ses mains un grand flambeau, sur son front Je croissant de la lune; son voile flottant, signe de la rapidité de sa course, forme, en outre, un nimbe autour de sa tête. Morphée, sous les traits d'un vieillard nu, et dont la tête est ornée d'ailes, tient les rênes des taureaux ; près de lui, un jeune homme, peut-être le Génie de la terre, également nu, porte une corbeille remplie de fleurs et de fruits. En haut, à gauche, on voit

EXPLICATION DES PLANCHES. l/t7

Venus Marine: dans une conque; à droite, un génie occupé à piler dons un vase; au milieu sont deux femmes, dont l'une est couchée et étend la main vers un chien (peut-être Érigone et le chien Mœra), et dont l'autre se tient debout derrière celle-ci. En bas est Thalassa, la Mer personnifiée , assise à la surface des eaux; dans une main elle tient une langouste, et dans l'autre un monstre marin ; d'autres monstres et des poissons jouent autour d'elle et de Diane. Tom. II, p. io3 sq., i38, 36 1, etc. Compar. l'image de la Diane Taurique dans son temple , la même que VArtemis Orthia de Sparte, pi. CCXL1V bis, 837, avec l'explic. . — Diptyque appartenant au Musée de Sens. Millin, Monum. ant. inécl., II, 34 1.

3a 3 a (LXXXI). Lampe de terre cuite en forme de Boucrane ou tête de bœuf, ornée d'unebandelette, et consacrée à Diane Tauropole, comme l'indique l'inscription sur les cornes. Même tom., ibid. — Passeri, Lucern., I, 99.

3a 4 (XV). Endymion est endormi dans les bras de Morphée, représenté sous la figure d'un vieillard barbu; au-dessus est une Naïade couchée sur le mont Latmos et appuyée sur une urne. Séléné ou Diane- Lune, le croissant sur le front, est conduite vers Endymion par un Amour tenant un flambeau. Elle vient de descendre de son char attelé de deux chevaux (fig. 322), dont un génie ailé, peut-être Hesperos ou Vesper, tient les rênes, tandis que deux Amours sont montés, l'un sur les chevaux, l'autre dans le char. Plus loin est un berger endormi. Deux Génies du Sommeil, tenant deux flambeaux renversés, occupent les extrémités du bas-relief. Même tome, p. i3o, 36 1, etc. — Mus. Pio-Clem., IV, 16.

325 (LXXXI). Buste d' Artemis-Lochia ou Diane-Lucine, présidant aux enfantements, placé entre deux colonnes, dont l'une porte un vase , l'autre un animal qui paraît chimérique. La chevelure de la déesse figure des espèces de cornes , et elle a le carquois sur l'épaule. Dans le champ on voit une syrinx et des branches d'une plante qui est peut-être le dictamne. Même tome, p. 120, 147. — Pierre gravée. Millin, Monum. ant. inéd., II, 34.

32 5 a (XC). Artemis-Dictynna ou la Diane de l'île de Crète, assise sur le mont Dictys, et tenant sur son bras gauche un enfant,

1^8 fctLÏÔIONS »E LA OEECE ET t>E l'iTALIE ANCIENNES,

dans sa main droite une lance; à ses côtes , deux guerriers armés avec la liaste et le bouclier. Même tome, p. 119 sq. — Médaille de Trajan. Seguin, Select. Numism., p. 116.

326 (LIX). Hécate aux trois formes, le modius ou calathus sur la tête, et tenant de l'une de ses six mains un chien par les pattes. Tom.II, p. 102 sq. — Paciaudi, Monum. Peloponnes., II, p. 188, coll. 182.

326 c (LXXII). Hécate ou Diane à triple forme (réunion de trois figures) : la première a sur la tête le croissant et tient deux flambeaux ; la seconde a la tête radiée et coiffée du bonnet phrygien, et elle tient un couteau et un serpent ; la troisième est couronnée de laurier, et tient des cordes et des clefs. Même tome, ibid. et p. i44- — La Chausse, Mus. Rom., II, 22.

327(LXXV). Artemis Amazonia, ou Diane armée et en costume d: 'Amazone, assise au pied d'un arbre, et tenant dans ses mains une double pique et une épée; près d'elle est son bouclier rond, richement orné. Même tome, p. 119, coll. 87 et 94. Compar. pi. CCV, 71 3, avec l'explicat. — Médaille d'argent de Nicomède I. Visconti, Iconographie gr., XLIII, 1.

328 (XC). Diane chasseresse, armée de son arc et accompagnée du chien, décoche ses flèches contre le géant Gration, aux pieds de serpent, prêt à lancer sur la déesse des quartiers de rocher. De l'autre côté, Hécate, armée de deux flambeaux, combat deux autres géants, dont l'un est peut-être Clytius. Même tome, p. 102, 119, etc. — Bas-relief de la villa Mattei, III, 19.

329 (LXXX). Diane changée en biche ou en cerf, combattant contre un géant anguipède, soit Gration, soit Typhon, qui la tient par son bois et par le museau à la fois, abattue sous lui. Compar. fig. i5i a, 3o2 et 32i ci-dessus, et ci-après 33o. Voy. tom. II, p. i38, coll. tom. I, 2, p. 814. — Millin, Pierres gravées inédites.

330 (LXXX). Diane en habit de chasse, coiffée du bonnet phrygien, avec l'arc et le carquois et un cerf à ses pieds; devant elle un génie, vêtu et coiffé de même, tenant une haste et une patère. On le prend d'ordinaire pour le génie de la ville; mais c'est plutôt le dieu Men ou Lunus, rapproché de Mené ou de Diana-Luna. Compar. fig. 3oo, 332, et voy. tom. II, pag. £3 sq., i3i 6qq.,

fcXfrLÎCATION DBS J?LA»CflK«. î^g

i38, etc. — Monnaie des Tabéniens de Taba en Carie, frappée sous Marc-Aurèle. Cabinet du roi.

33 1 (LXXII). Figure analogue à celle de Jupiter, portant un croissant sur la tête, un sceptre dans la main gauche, une étoile sur la droite : le mois appelé Dius ou mois de Jupiter, qui ouvrait l'année macédonienne. Tom. II, p. 83 sqq. — Médaille d'argent du roi Antiochus Epiphanes (Antiochus VIII, surnommé Grypus, roi de Syrie). — Visconti, Iconograph. gr., XLYII, 14.

33 1 (LXXXVIII). Le dieu Men ou Lunus, appelé encore Mensis, le Mois, coiffé du bonnet phrygien, ayant un croissant sur les épaules, et tenant une haste et un globe, à l'entrée d'un temple distyle ou à deux colonnes. On lit autour : Sous la magistrature de Pompom'us Eassus , la communauté de Galatie. Tom. II, ibid. — Médaille de Trajan. Cabinet du roi.

333 (CL). La Nuit, sous la figure d'une femme à la tête radiée, tenant un voile éployé et parsemé d'étoiles au-dessus de sa tête , pour représenter la voûte céleste, et dans sa main gauche un flambeau renversé-, de l'autre côté, Orthros ou le point du jour, enfant qui porte un flambeau allumé. Ces deux figures, copies d'ouvrages plus anciens, accompagnent celle du prophète Isaïe [Esaias), sur qui la main de Dieu darde les rayons de l'esprit divin. Tom. II, p.36o, 366. — Peinture tirée d'un manuscrit grec de la Bibliothèque du roi, n° 1878. Montfaucon, Paléograph. grecq.,]>. i3.

333 a (CLI). Figure de femme presque entièrement nue, mais portant une ceinture, couchée et endormie sur une peau de lion; autour d'elle, trois enfants ailés qui dorment également, couchés sur la même peau, l'un d'eux appuyé sur un carquois; sous la peau et dans le fond, un grand arc accompagné de trois flèches, un arbre (paraissant être un figuier), un tronc d'arbre qui paraît* servir d'oreiller à la principale figure. — On voit, d'ordinaire, dans cette figure, la Nuit, environnée, soit à' Amours, soit des trois principaux Génies des songes, enfants de la Nuit ; on y a trouve encore, avec moins de vraisemblance, le Sommeil, bien qu'il s'agisse d'une femme, ou un Hermaphrodite, de qui s' éloignent les Amours, qui dorment comme elle. Pour nous, à raison de la ceinture et des autres attributs, auxquels on a

l5o RELIGIONS DE LA GRECE ET DE L'ITALIE ANCIENNES.

fait trop peu d'attention, nous sommes tentés d'y reconnaître, sous l'image de Venus endormie,V'idée de la Nature génératrice, emi sommeille dans sa force et dans sa fécondité à la fois, force et fécondité' dont la peau de lion, l'arc avec les flèches, et le figuier sont les symboles, peut-être avec une allusion à la puissance solaire et au réveil de la vie, comme dans le mythe d'Osiris. Tom. II, p. 36o, coll. n3 sq., i5o, i53 sq., etl'explicat. de la pi. XXXII, i/ji, avec les renvois au tome 1er. — Bartoli et Bellori, Lucerne sepolcrali, part. I, tab. 8.

334 (CXLII). Morphée, dieu du sommeil, sous la figure d'un vieillard, ayant des ailes à la tête et une couronne d'asphodèle, plante funèbre. Tom. II, p. 36 1. Compar. fig. 3a3 et 324, avec l'explicat. — Millin, Pierres gravées inédites.

335(LXXXI). L' Aurore (HE02, Eos) poursuivant Céphale (KE*A- A02); dans le champ, KAA02 {beau). Voy. tom. II, p. 367, 776- 778. Compar. les fig. suiv. — Peinture de vase. Tischrein , II,6i.

335 a (LXXXVIII). Eos ou V Aurore, dans un quadrige, précédée à'Artemis Phosphoros ou Diane Lucifère , portant deux flambeaux. Ibid. Compar. fig. 32 1 e, ci-dessus. — Peinture qui orne le col du vase figuré et décrit sous le n° 713.

335 b (LXVIII). Tête de Méduse^ et au revers V Aurore entre les quatre chevaux qui conduisent son char : on lit sur ce denier, L. Plautius Plancus. Ibid. — Eckhel, Num. anecd., p. i3.

336(XCII). Jupiter, assis et tenant la haste et le foudre, paraît éprouver les douleurs que lui cause Minerve qu'il doit mettre au jour ; Héphœstus ou Vulcain, placé derrière lui , et figuré imberbe, s'apprête à lui ouvrir la tête avec sa hache. Voy. t. II, pag. 779, 783 sqq. — Bas-relief. Wincrelmann, Mon. ined.^ II, frontispice.

337 (XCIII). Athéna ou Minerve, armée du bouclier et de la lance, sort de la tête de Jupiter; Héphœstus ou Vulcain vient de la lui fendre avec la hache qu'il tient dans sa main droite, et il fait avec l'autre un geste d'effroi. llithyia-Lucine assiste Jupiter, ainsi qu' Aphrodite- Vénus : la première tire Minerve de sa tête avec ses deux mains; la seconde la soutient dans ses bras ; derrière elle, la colombe, qui lui est consacrée, est perchée sur un arbre.

EXPLICATION DES PLANCHEE l5l

Le fond représente les nuages qui environnent l'Olympe. Les noms de quatre de ces divinités sont tracés auprès d'elles en caractères étrusques : Jupiter est appelé Tina; Lucine - Diane, Thana (plutôt que Minerve, malgré le rapprochement avec Athana); Vénus, Thalna; Vulcain, Scthlans. L'anse delà patère ou du miroir est ornée d'arabesques. Même tome, ibid. et p. 118, 409, 486, 558, 653, 73o. Confér. fig. 43i et p. 176 sq. ci-après. — Dempster, Etrur. Reg.,1, 1.

338 (XCII). Minerve, armée du casque, du bouclier et de la lance, terrassant un géant qui doit être P allas (il n'a ni ailes comme Typhée, ni plusieurs bras comme Encelade, les deux autres géants vaincus parla déesse); ce monstre veut la frapper avec un pedum, tandis que ses serpents se dressent contre elle. Même tome, p. 711. — Millin, Pierres grav. inéd., XIX.

338 a (XCIII). Minerve, l'égide étendue sur le bras gauche, tient de la main droite la lance dont elle perce le géant Pal/as (fig. précéd.). On lit autour : Monnaie des Séleuciens , près du Caly- s cadnus. — Médaille de Gordien III, frappée à Séleucie eh Cilicie. Eckhel, Num. anecdot., XIII, i5.

339 (XCIII). Athéna- Minerve disputant avec Poséidon -Neptune, pour savoir qui donnera son nom à la ville d'Athènes. La déesse vient de faire naître V olivier, sur lequel est posée sa chouette, tandis que le grand serpent ou dragon, qui lui était également consacré, s'entortille autour. Même tome, p. 707, 777, 758 sq., etCv — Médaille à' Athènes, en bronze. Cabinet du roi.

34o(CXLIII). Minerve tient la double flûte, près d'une fontaine dont la Nymphe est penchée sur son urne ; celle-ci et les deux autres Nymphes qui l'accompagnent lui font remarquer combien l'usage de cet instrument déforme ses traits. Même tome, p. 709 sq. — Peinture antique publiée par Wincrelmann, Monum. ined. , n° 92.

34o a (LXXXVI). Tête de Minerve, casquée; au revers, la même déesse en pied, rejetant la double flûte en présence du Satyre Marsyas^ qui témoigne son étonnement par des gestes animés. Ibid. Compar. fig. 3oi ci-dessus, avec l'explicat. — Médaille attique de bronze , de la collection du baron de Stackelberg , publiée par Ed. Gerhard, Venere Proserpina, p. 10, coll. 78,

i5a nELïciotfs de ia Grèce et de l'italie ancieiwes.

34 i (XCIV). P allas- Athénê ou Minerve, en costume complet des Panathénées, avec Végide, sur laquelle est appliquée la tête de la Gorgone entourée de serpents, la tunique talaire, et le péplus, sur le bord duquel sont brodées en onze compartiments, indiqués par de petits carrés en relief, les scènes principales du combat des dieux et des géants. La tête ainsi que les bras manquent à cette statue, dégagée des parties restaurées, et qui est probablement une imitation d'un antique simulacre de bois. Voy. t. II, p. 812 sqq. — Musée royal de Dresde. Becker , Augusteum , pi. 9, coll. H. Meyer, Geschichte der Kunst , pi. 5, A.

3/|l a (LXXXVII). Tête de Minerve, avec le casque orné de feuilles d'olivier, sur une grande médaille d'argent ou un tétradrachme d'Athènes, d'un style antérieur à l'époque de Phidias. Le revers est au n° suivant. Même tome, p. 761 sq. — Hunter, Num.popul. VIII, 7.

34i b (XCIV). Revers du n° précédent. On y voit la chouette, un croissant et une branche d'olivier, avec l'inscription qui indique une médaille à' Athènes, lbid. — Ibid.

341 c. (XCIV). Revers d'une autre médaille d'Athènes, présentant le hibou ou la chouette perchée sur un vase, et un cer/k côté, avec l'inscription ordinaire et les noms de deux magistrats, le tout environné d'une couronne d'olivier. — Ibid. Compar. fig. 410. — Eckhel, Anfangsgr. der NumJsm., tab. VI, 5.

34i ce (XCIV). \J abeille, au revers d'une médaille à? Athènes, dont la face représente la chouette, symbole de Minerve, perchée sur la proue d'un vaisseau d'où sortent deux épis. Voy. tom. II, ibid., et tom. III, liv. VIII, sect. II, chap. I. — Haym, Thesaur. Britann., tab. XVII , 3.

34i d et e. (XCIV). Ancienne médaille d'argent, attribuée à Athènes. Elle représente, d'un côté, une face de Gorgone, du genre le plus grossier et le plus ancien; de l'autre , une tête de lion dans un carré creux. Tome II, p. 752, etc. — D'après une empreinte en soufre de M. Mionnet.

34l./et g" (XCIV). Tête de Minerve , d'un beau caractère, avec le monstre Scylla représenté sur son casque athénien ; au revers , un taureau cornupète {fiovç Sovptoç), emblème parlant du nom de la ville de Thurii dans la Grande-Grèce, écrit au-dessus; au-

EXPLICATION DES PLANCHES. l55

dessous, dans l'exergue, un poisson. — Médaille d'argent, du Cabinet du roi. Landon, Numism. d'Anach., pi. 81.

3^1 h (LXXXVII). Vue du côté septentrional de Y Acropolis ou de la citadelle d'Athènes, représentant, au-dessus des longues roches et des deux grottes de Pan et des Agraulides, les Propylées avec le grand escalier qui y conduisait, la statue de Minerve- Promachos exécutée par Phidias, et le Parthénon (ou VErechtheion?). Tome II, p. 767 et 810 sq. — Médaille de bronze, d! Athènes, du Cabinet du roi. Cf. Brôndsted, Voyages dans la Grèce, II, p. i3i et 287 sq.

341 i (XCIV). Vue du côté méridional de X Acropolis, avec les contours des Propylées, du Parthénon et du grand théâtre dionysiaque, y compris la grotte située au-dessus et transformée aujourd'hui en une petite chapelle. Même tome, p. 810 sq. — Médaille de bronze à' Athènes, au musée britannique. Leake, Topography of Athens, frontispice, et p. 67 sq.

34a (XCIV). Amphore panathénaïque ou imitation d'un de ces vases de prix provenant d'Athènes, trouvée en Étrurie, et représentant, sur cette face, P allas- Athéné ou Minerve dans un mouvement d'attaque, armée de la lance et du bouclier, vêtue d'une tunique longue ou d'un péplus richement brodé, pardessus lequel se voit l'égide, et placée entre deux colonnes qui portent des coqs , symboles de combat. L'inscription signifie : Un des prix d' Athènes. L'autre face, non donnée ici, offre cinq coureurs. Tom. II, p. 771, 81 3, etc. — Vase du prince de Canino, d'après Brondsted, Mémoire sur les Vases panathénaîques, pi. V, 8, coll. III, 1 , 2.

343 (XCIV). Minerve, dans un mouvement analogue à celui de la figure précédente, vêtue de la tunique longue, rabattue en diploïdion, montrant un griffon sur son casque athénien, et la tête de la Gorgone au milieu de l'égide écaillée, étendue sur son bras gauche, et qui lui sert ainsi de bouclier en même temps que de cuirasse. Même tome, p. 727, 752, 8i3, etc. — Statue d'Herculanum, en style hiératique. Millingen, Unedited Monuments, Ser. II, pi. 7

344 (XCIV). La Minerve, d'ancien style, sculptée au fronton occidental du temple de cette déesse à Égine, vêtue à peu près

ï54 RELIGIONS DE LA GRÈCE F.T DE l' ITALIE ANCIENNES.

comme la précédente , mais avec l'égide sur la poitrine et re*tombant par-derrière de manière à couvrir le dos ; la tête de Méduse a été restaurée par Thorwaldsen dans le trou pratiqué pour la recevoir. La déesse tient la lance et le bouclier élevés, comme Promachos ou Protectrice. Voy. la note 16 dans les Eclaircissements sur le livre VI, tom. II. — Dessiné d'après l'original à la glyptothèque du roi de Bavière à Munich, dans O. Muller et Oesterley, Monum. de l'art antique, I, pi. VIII B, /, coll. VI et VII, 28 et 29,/.

345 (XCIV). Statue colossale et idéale de Minerve, dite la Pallas de Velletri, et qui passe pour une imitation dé la Parthenos ou Vierge de Phidias, quoique portant le casque corinthien. Elle est vêtue de la tunique longue, par-dessus laquelle est jeté un péplus ou himation, artistement drapé et couvrant la partie inférieure du corps. La tête de Méduse, entourée de serpents , indique l'égide placée sur la poitrine. La déesse, à la fois victorieuse et pacifique, comme le marquent sa pose et l'expression de ses traits, tenait probablement une lance dans la main droite, mais au repos ; sa main gauche abaissée soutenait peut-être une Victoire. Même tome, p. 811, 81 3, avec la note 16 dans les Éclaircissements du livre VI. — Musée du Louvre, n° 5io, et Millin, Monum. inéd., tom. II, pi. XXIII, p. 189.

345 cl (XCIV). Minerve casquée, mais du reste sans armes, enveloppée d'un ample manteau qui, relevé sur son épaule, couvre son bras gauche et une partie de son égide; tenant dans sa main droite abaissée une patère. A. ses côtés, et sur la base même qui la porte, se voient la chouette placée à sa gauche, et, à sa droite, un être femme et poisson qu'on regarde comme une Néréide. On peut, dans cette image, qui se rapproche naturellement de la précédente par son attitude et son costume, et qui n'est pas non plus sans rapport avec la figure 2o3 par ses attributs, soupçonner une Minerve Aléa ou Victrix , analogue à la Minerve Hippia, née de la mer comme elle , ayant triomphé des puissances de ténèbres, et répandant la lumière avec la chaleur et la vie , par conséquent victorieuse, pacifique et salutaire à la fois. Voy. tome II, p. 793-800, et la note 14 dans les Eclaircissements du livre VI. Comparez encore fîg. 34 1 f> et 600. —

EXPLICATION DBS PLANCHES. l55

Statue du Casino Ruspigliosi. Bracci, Memorie degli incisori, II, tav. agg. IX, et p. 97, coll. Gerhard, Jntike Bildw., Cent. I, tab. VIII, i-3, avec son Prodromos, p. i3o, sqq.

346 (XCII). Minerve , debout, avec la tunique, l'égide, un casque athénien surmonté d'une aigrette et orné de deux coursiers ailés, tient une patère dans laquelle elle donne à manger au grand serpent ou dragon à qui elle avait confié la garde d'Érichthonius et que les Athéniens nourrissaient dans son temple. Minerve comme Poliade ou Protectrice de la cité, mais peutêtre en même temps comme Hygie et Salutaire? Même tome, p. 758 sq., 768 sqq., 798. Compar. fig. 3io et 339 ci-dessus.— Bas-relief d'un candélabre. Mus. Pio-Clem., IV, 6.

347 (XCIII). Buste de Minerve, d'une grande richesse d'ornements et d'une grande beauté d'exécution. La poitrine de la déesse est couverte de l'égide à écailles, bordée de serpents , avec la tête de Méduse idéalisée ; un collier composé de glands, et des pendants d'oreille en forme de grappe de raisins, lui font une double parure ; sa longue chevelure est couverte d'un casque magnifique, dont l'aigrette est supportée par un sphinx accompagné de deux coursiers ailés ou Pégases, et dont le devant est orné de quatre chevaux et les couvre-joues d'un griffon. Le bois de lance indique la Pallas guerrière et -victorieuse, qu'on peut encore appeler ici Hippia ou Équestre, et surtout Callimorphos ou la belle, en la considérant comme une imitation de la Minerve Lemnienne de Phidias. Même tome, p. 727, 752, 795 sqq., 811, avec la note 16 dans les Éclaircissements du livre VI. Compar. fig. 34,/, 343 et 346. — L'inscription indique l'auteur de cette belle intaille, Aspasios, Bracci, I, 29.

348 (XCII). Minerve Viclrix ou Nicéphore , portant sur sa main droite une image de la Victoire qui tient une palme et un trophée, dans l'autre main une haste ; derrière elle est un trophée. Même tome, p. 811, etc. — Médaille frappée sous Commode, au Cabinet du roi.

349 (XCIII). Minerve lançant le foudre de sa droite, tandis que, de la gauche, elle tient son bouclier élevé: symbole de la puissance de Domitien, empereur pour la dix-neuvième fois, consul pour

l5G RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.

la seizième, censeur, père de la patrie, etc. Même tome, p. 816, coll. 806, 809. — Oisel, Thesaur., LI, 11.

350 (XCIII). Minerve Pacifique ou Pacifère, casquée, debout, et tenant un flambeau renversé sur un autel , en signe qu'elle éteint les feux de la guerre; on lit en grec, au bas de la statue: Athena eirenophoros (Minerve apportant la paix). Même tome, p. 775 sq. — Paciaudi, Monum. Peloponn.,1, 35. Comparez la Minerve d'ancien style avec son casque à la main , également comme Pacifique, fig. a5o, h, ci-dessus.

35o« (XCIII). La même, ayant près d'elle son bouclier, s'appuyant de la main gauche sur sa lance, et de la droite tenant un rameau d'olivier. On lit autour : Sous le scribe Tulius Paulus, monnaie des Magnésiens. Ibid. — Médaille de Maximin, au Cabinet du roi.

351 (XCV). Minerve Ergané (ouvrière), vêtue d'une ample et longue tunique, ayant l'égide sur sa poitrine, le casque en tête, et dans la main gauche une haste, étend l'autre vers un sculpteur qui est assis devant elle et qui travaille à un chapiteau d'après ses instructions; à côté est une machine mise en mouvement par une roue dans laquelle marchent deux hommes pour la faire tourner, et qui élève ainsi le fut de la colonne à laquelle le chapiteau est destiné. A la gauche de Minerve est Jupiter tonnant, tel qu'il était représenté au Capilole ; et plus loin, Diane chasseresse, l'arc et la haste en main, le carquois sur l'épaule. Une prétresse fait une libation sur un autel. Le gros serpent avec la tête d'un bouc barbu sans cornes, mais ornée d'une couronne, qui occupe l'extrémité du bas-relief, représente le Génie du théâtre , comme l'indique l'inscription mutilée qu'on lit au-dessus. Celle du bas signifie : Lucceius Peculiaris , entrepreneur du proscenium, a fait placer ce bas-relief votif d'après un songe. Voyez tome II, p. 770-776. Compar. fig. 546, 63g, 639 a. — Carlo Fea, ad Winckelmann, Storia délie Arti, III, i3.

35a (XCII). Minerve-Hygiêe ou Hygie, appuyée d'une main sur son bouclier, et de l'autre présentant la matricaire à trois malades, que cette plante doit guérir de leurs maux , et dont l'un montre à la déesse son avant -bras, l'autre sa main gauche; ce-

EXPLICATION DES PLANCHES. l57

lui du milieu, aveugle , se conduit à l'aide d'un bâton. Même tome, p. 768-770. Compar. fig. 346, avec l'explicat. — Ne serait-ce pas plutôt, à en juger par le costume et l'attitude, soit de la déesse, soit de ceux qui sont devant elle, Minerve, à la fois Victorieuse et Pacifique, offrant la palme à des guerriers vainqueurs? Compar. fig. 348, 35o, 35o a. — Paciaudi , Monum. Peloponn., II, i55.

353 (XCIV). Idole de la Pailas Troyenne , auprès de laquelle Cassandre cherche un asile contre la poursuite d'Ajax, fils d'Oïlée; la prêtresse de Minerve s'enfuit épouvantée. La déesse est debout, coiffée du bonnet phrygien, vêtue d'une tunique longue, noue'e par une ceinture ; elle tient , de ses deux mains élevées , le bouclier et la lance. Même tome, p. 734 sq. Compar. fig. 820 et 777-780, avec Pexplicat. — Vases du comte de Lamberg, pu-

Ibliés par Al. de Laborde, II, pi. 24. 53 a (XCIV). Athéna-Ilias ou Minerve Iliée, debout, portant de la main droite la lance sur son épaule et dans la gauche un flambeau, ayant la chouette devant elle. Même tome, p. 735. — Médaille de la Nouv«lle-Ilion , dans Choiseul- Gouffier, Voyages, etc., II, pi. 38, n° 10.

354 (XCIV). Idole antique d! Athéna-Chrysé ou de la Minerve de Lemnos, déesse d'origine dardanienne ou troyenne , à laquelle Hercule et Jason, Argonautes, vont offrir le sacrifice d'un jeune taureau. La Victoire ailée prend part à cette oblation, ayant près d'elle un éphèbe , qui semble ouvrir un coffre contenant des ustensiles sacrés. Minerve est debout sur une colonne à base de rocher, enveloppée d'une tunique serrée et brodée richement, élevant les deux mains, et la couronne radiée en tête. Même tomet ibid. — Millingen, Peint, de vases dediv. coll., -pi. 5i, coll.pl. 5o.

355 (XCVI). Ares ou Mars, enfant, allaité par Héra-Junon, sa mère, qui le tient sur ses genoux , assise , et reconnaissable à la Stéphane, sa coiffure habituelle. Voy. tom. II, p. 644» 649. Coni-

^par. fig. 274, 274 a, et surtout 275, ci-dessus. — Statue du musée du Vatican. Mus. Pio-Clem., I, l\.

356 (XCII). Arès-Mars, le casque en tête, la chlamyde rejetée en arrière, tenant le bouclier de la main gauche , et de la droite

l58 RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L'iTALIE ANCIENNES.

enfonçant sa lance dans le dos du géant Mimas, figure angui-

pède et avec l'expression de la douleur. Même tome, p. 648.

Compar. le Mars d'ancien style, pi. LXVI , i. — Millin, Pierres

gravées inédites, XXII.

357 et 357 a, b. (XCVII). Trois Génies de Mars ou trois Amours,

portant les armes du dieu, le premier son bouclier, le second

son épée, le troisième son casque, sur les trois faces d'un autel

triangulaire, orné d'élégants arabesques, soutenu par des

Sphinx, et dont les angles sont décorés de têtes de béliers.

Même tome, p. 648, 665. — Muse'e du Louvre, n° 33 1. Wil-

lemin, Cost. ant., LXXXI.

358(XCIX). Trône de Mars, préparé par ses Génies ou par des

Amours, dont l'un tient son bouclier, et l'autre porte un casque et une couronne. Ibid. — Pitture d'Ercolano, I, 29. ^359 (XCV). Deux prêtres de Mars, appelés Saliens, la tête voilée et vêtus de la trabea, sur laquelle l'un a un hippocampe, l'autre

un Triton, portant trois des boucliers sacrés nommés Ancilies. On lit en haut allivs, et au bas alce, en vieux caractères gréco-

italiotes, peut-être par allusion aux Salii d'Aleso, ville qui, dans l'ancienne langue du pays, se nommait Aise. Tom. II, p. 507- 5n. — Lanzi, Saggio, II, iv, 1.

36o (XCV). Les Ancilies, sur un denier d'argent, frappé sous Auguste; au milieu est Y apex du flamine. On lit autour : P. Stolo iii vir. Ibid., et surtout p. 5 10. — Fortia, Hist. des Saliens, p. 173.

36i (XCVII). Belle tête de Mars barbu sur les médailles de Métaponte. (L'inscription indique plutôt Leucippos , le fondateur achéen de cette ville.) — Magnan, Miscell. Numism., III, 25-28. 36a (XCVI). Mars combattant, armé du bouclier et de la lance; une chouette est à ses pieds, étendant ses ailes pour voler, présage de victoire. Tom. II , p. 648. — Médaille des Bruttiens. Magnan, Bruttia num., tab. 8, 1.

363 (XCVI). Mars Teichésiplétès (qui ébranle les murs), portant une lance, un bouclier et une échelle pour monter à l'assaut. Même tome, p. 645, 648. — Médaille de bronze, frappée sous Septime-Sévère, des Bizyeniens de Iîizya, ville de TJiraçe. Volterece., Electa num aria s III, 7.

EXPLICATION DES PLANCHES. l5o,

364(XCVI). Mars victorieux se couronne lui-même; il tient dans sa main gauche une lance renversée; dans le champ est un serpent, comme signe monétaire. Même tome, p. 648. — Médaille des Brutliens. Magnan, iùid., tab. 5, 1.

365(XCVII). Mars Stator (qui arrête les fuyards) tient un aigle dans une main et dans l'autre l'étendard légionnaire. Même tome, p. 65o. — Médaille d'argent de Septime-Sévère. Gessner, Imp., CXXXI,67.

366(XCVI). Mars Gradivus, entre deux captifs, tient dans une main une lance et dans l'autre un trophée. On lit autour : Courage de l'armée des Gaules. Même tome, p. 5n et 649 sq. — Type commun sur les médailles de Constantin, de Constant et de Julien.

367 (XCVI). Statue de Mars Ultor (vengeur) dans son temple, soutenu par quatre colonnes; il tient dans une main un aigle légionnaire , et dans l'autre une enseigne militaire plus petite. Même tome, p. 65o. — Médaille d'Auguste en oi\Gessner,7>w/?., XVII, 17.

368 (XCVII). Mars Pacifère , tenant dans une main l'image de la Victoire et dans l'autre un rameau d'olivier. Même tome, ibid. Comparez, pour l'idéal de Mars, les fig. 356 et 38i. — Millin, Pierres gravées inédites, XXI.

Nota. On trouvera plus loin (pi. CCLIV, 872 , et CCLVÎ, 873) le Mars latin ou romain en rapport avec Rhéa Silvia.

368 a (CL). Enyo ou Bellone, déesse de la guerre , dans une attitude belliqueuse, le casque en tête, tenant un bouclier des deux mains, ayant une lance à côté d'elle, et précédée de la chouette aux ailes étendues. A la face est une tête de Mars barbu analogue à la figure 36 1, mais sans inscription. Même tome, p. 65o. Compar. fig. 362. — Médaille des Bruttiens. Magnan, Bruttia t tab. 6, iv.

368 b (CL). Prêtre bellonaire : sa tête est ceinte d'une couronne de laurier ornée de trois camées, d'où pendent des bandelettes; son col est paré d'un collier formé d'un serpent à deux têtes qui mordent une gemme ; sa longue tunique, attachée sur l'épaule , est retroussée , et il a par-dessus un ample manteau ; il tient lieux haches de sacrifice et une branche de laurier. Près de lui

l6o RELÏGI01M »E Là GRECE ET DE L'iTÀLIE ANCIEIÏIfES.1

est une mfe (fig. 452, 4 53, etc.), et à ses pieds on lit une inscription dont voici le sens:.« A L. Lartius Anthns, cistophore du « temple de Bcllone, où son image est placée sur un pulvinar « (lit sacré). C. Quintius Rufinus a fait faire cette pierre à son « frère (collègue) et son maître chéri, et lui a fait faire un rao- « nument intérieur dans le champ de l'Apollon d'argent. Quin- « tius Rufinus. » Tom. II , p. 65o. — Muratori, Inscript., CLXIX, 1.

369(CII). Tête de la Pâleur (Pallor, Deimos), suivante de Mars, sur un denier de la famille Hoslilia ; derrière est un lituus , trompette militaire. Au revers, on voit une figure de Diane, de style antique, avec une couronne radiée, une courte tunique et un péplus à plis droits; sa main droite tient un cerf par son bois, et la gauche une haste. Voy. tom. II , p. 645, 648, 65o; et compar. fig. 32 1 et p. i45 ci-dessus. — Morell., Thesaur.,

P- *99- 37o(CH). Tète de la Frayeur (Pavor, Phobos), avec un bouclier

derrière, sur un denier de la famille Hoslilia. Au revers, on voit un guerrier armé d'un javelot et d'un bouclier (probablementMars lui-même) sur un bige entraîné avec rapidité, et dont le conducteur tient une torche dans sa main gauche (probablement Eris ou la Discorde). Même tome, ibid, — Morell., ibid. $71 (XCVI). Buste de Nice ou la Victoire, sur un denier de la famille Valéria. Sa tête est couronnée d'un diadème, et ses cheveux sont attachés par un ampyx (lien) d'or; de courtes ailes naissent de ses épaules. Voy. tom. II, p. 452, 575, et surtout tom. III, liv. VIII, sect. I, chap. VI. — Morell., Thesaur., p. 428.

372 (XCVI). Victoire Nicéphore , debout, couronnée de laurier, sans ailes, tenant sur sa main droite une image ailée de la Victoire ; son bras gauche est appuyé sur un bouclier placé sur un globe. Mêmes tomes, ibid. — Morell., p. 144, Famille Cossutia.

373 (XCVI). La Victoire, portant la couronne murale sur sa tête et une guirlande de feuilles de chêne dans ses mains. — Médaillon d'Antonin-le-Pieux. Venuti, Mus. Alb., XXV, n° 1.

374 (XCVIII). Médaillon de Gordien II , représentant l'empereur à cheval, portant une haste; il est précédé de la Victoire, qui tient une couronne de laurier dans sa main droite et une palme

EXPLICATION DBS PLANCHES. l6l

clans sa gauche; il est suivi d'un soldat et de trois signifères ou porle-enseignes. — Buonarroti, Medagl. ««A, XIV, 2. 37^ (XCVIII). La Victoire , rlanant dans les airs, couronne l'empereur qui est dans un higè, et qui appuie sa main gauche sur une haste; elle porte une palme. L'inscription signifie : Sous le pontife et archonte Tatianus, monnaie des SUandiens. — Médaillon de Commode. Venuti, XLVI, i.

376 (XCVIII). Médaillon d'Alexandre Sévère, représentant la Victoire couronnant l'empereur dans un quadrige; il tient une branche de laurier dans sa main droite; deux soldats conduisent les chevaux ; dans le fond, on voit d'autres soldats qui portent des palmes. L'inscription veut dire : Souverain pontife, tribun du peuple pour la huitième fois , consul pour la troisième, père de la patrie. — Buonarroti , XII , 1 .

377 (XCVIII). Deux Victoires soutiennent un bouclier votif entouré de laurier, dans lequel on lit : Le sénat et le peuple romain; monument de la Victoire sur les Parthes; au-dessous est la Province personnifiée, assise et plongée dans la tristesse; à côté d'elle une enseigne militaire. — Médaillon d'Antonin. Venuti , XXX, 3.

378 (XCVI). La Victoire debout sur la proue d'un vaisseau ; elle n'est vêtue que depuis la ceinture ; dans sa main droite elle porte une couronne de laurier, et dans l'autre une palme ; dans le champ est une fleur de grenadier, au-dessus de laquelle on lit: POAIHN (monnaie des Rhodiens). — Médaillon de Néron. Mus. Pisan. , VI.

379 (CXXXIV). La Victoire attache à un palmier le bouclier d'un Germain vaincu; on y lit: Victoire germanique ; au pied de l'arbre est la Germanie elle-même captive, comme dit l'inscription de l'exergue. — Médaille de Vitellius. Oisel, Thesaur. , XXIV, 9.

380 (XCV). On voit d'abord, à gauche, un groupe de trois figures; c'est Vulcain épousant Vénus en présence de Junon (confér. fig. 275 à). Plus loin, le même Vulcain rend les dieux témoins de l'adultère de Mars et de Vénus, en soulevant la draperie qui les couvrait; Mars porte la main devant son visage, en sigue de confusion ; Vénus se retourne avec un geste d'effroi ,

IÔ2 RELIGIONS DE LA GRÈCE ET DE L'iTALIK ANCIENNES.

et cache le sien dans son voile. La figure aux ailes de chauvesouris est peut-être la Nuit qui fuit devant Hélios ou le Soleil , placé en opposition avec elle à côté de Vulcain, et reconnaissablé à sa couronne radiée ainsi qu'au fouet qu'il tient dans sa main gauche (fig. 3o3, 3o4, 3o5) ; peut-être aussi cette figure ailée, qui tient un flambeau, représente-t-elle plutôt Himéros ou Potkos, qui s'enfuit épouvanté. Les deux enfants, également ailés, dont l'un , plus âgé, se détourne en pleurant du couple adultère, l'autre, plus jeune, et portant un flambeau, le contemple avec compassion, sont Hjmenœos ou Y Hymen, et Eros ou V Amour. Les témoins de la scène sont, du côté de Vulcain , Jupiter, assis, ayant le sceptre dans la main gauche, et l'aigle à ses pieds, qui parait prononcer son jugement; Apollon, debout derrière lui, en face à' Hélios, avec le griffon, son attribut; de l'autre côté, assis comme Jupiter, mais près de Vénus, et visà-vis de tous deux, Hermès ou Mercure, les ailes à la tête, le caducée dans la main, et un doigt sur la bouche, en signe d'intelligence ou de moquerie. Voy. tom. II , p. 2o,5-3oi, coll. p. 124, 128; et p. 649, 666} 689. — Bas-relief de la Villa Albani. Wincrelmann, Monum. ined., n° 27.

38 1 (C). Aphrodite-Vénus, amante à'Arès-Mars, triomphant par ses charmes du dieu de la guerre : groupe du Musée Capitolin. Vénus à demi nue, drapée seulement depuis la ceinture, les cheveux relevés en crobylos par-derrière , et le pied gauche élevé dans une attitude pleine de grâce, embrasse Mars debout, le casque en tête, la chlamyde rejetée sur ses épaules, de manière à laisser voir ses membres vigoureux, un bras passé autour du corps de la déesse , et , de l'autre , s'appuyant sur sa lance. Voy. tom. II, p. 296, 649, 664, et compar. fig. 356, 382, 390. — Mus. Capitol., III, 20, coll. Mus. Florent., III, 36.

38a (CIV). Vénus el Mars , sujet analogue au précédent, mais de style ancien. La déesse, debout, porte une chevelure roulée autour de sa tête , et une tunique longue qu'elle retrousse de la main droite, tandis qu'elle élève la gauche vers Mars. Ce dieu est debout également, et il a la tête nue ; il est vêtu d'une courte chlamyde , des cnémides couvrent ses jambes, et il tient une lance dans la main droite , s'appuyant de la gauche sur son

EXPLICATION DES PLANCHÉS. t63

bouclier. Ibid. et p. 648, 663. Comparez pi. LXVI, 25o, fig. i et h ; CI, 397 ; et CL, 562, avec l'explicat. — Millin, Pierres gravées inédites, n° 24, coll. 25 et 26.

383 (XCIX). Vénus Anadyomène, sortant de Tonde, soutenue par deux Centaures marins; des jeunes Tritons sonnant de la conque, des Amours et des Néréides , assis sur des Centaures marins , sont autour; une de ces Néréides embrasse un Amour, une autre tient un miroir. Tom. II, p. 664, 665. — Bas-relief de la villa Pinciana. Stanza , I, n<> 12.

38^ (C). Vénus \Anadyomènc, sortant de la mer, et exprimant l'eau dont ses cheveux sont imbibés. Statue de bronze, qui paraît une imitation de la Vénus peinte par Apelles. Même tome , p. 664. — Millin, Monum. inéd., II, 28 et 29.

385 (CI). Vénus Marine, assise sur un hippocampe ou cheval marin; elle a la tête voilée, et la partie inférieure du corps couverte d'une tunique; elle étend le bras droit vers Y Amour, qui est posé sur la queue de l'animal et qui décoche une flèche, T. II, ibid. et p. 653. — Monnaie des Bruttiens. Magnan, 2?rtftf . num., pi. 3, 11.

386 (XCIX). Vénus sur un taureau marin autour duquel joueut des Amours, dont l'un est monté sur le col du monstre et le dirige, par l'ordre de la déesse; un autre est dans les replis de sa queue; un troisième s'y retient en sortant des eaux; un quatrième est porté sur un dauphin; un cinquième plane dans l'air au-dessus du groupe. Même tome, ibid. — Camée du Cabinet du roi, avec le nom du graveur, Glycon.

389 (C). Vénus Marine, entièrement nue, sur un char traîné par un Triton qui porte une conque, et par une Néréide qui sonne de la trompette. — Médaille d'Agrippine, frappée à Corinthe. Vaillant, Num.Imp., p. n3.

y 388 (C). Vénus de Cnide, entièrement nue, et venant de dépouiller son dernier voile ou le reprenant sur un alabastron (vase à mettre les parfums). Toute la figure se distingue par un caractère d'élévation en même temps que de beauté. Médaillon de Caracalla , qui retrace la composition de la statue de Praxitèle. Même tome, p. 663 sq. — Lachau, sur les Attributs de Vénus, p. 71.

î64 RElïGl0ff5 DE IA GRECE ET r>E ï/lTALïE AffCÎENffES,

389(CI). Statue de Ftj««^ sortant du bain, dite la Vénus du Capi» tôle, très bien conservée, niais beaucoup moins idéale et moins belle que la précédente image ; elle est nue ; ses cheveux, ceints d'un bandeau, et en outre relevés et noués sur le sommet de la tête, lui forment une haute coiffure; à ses pieds est un alabastron recouvert d'un linge bordé de franges, pour s'essuyer. Ibid. Compar. fig. 396 b. — Piroli , Mus . Nap., I, 56.

890(0). Statue idéale de Vénus, connue sous le nom de la Vénus de Milo , parce qu'elle a été trouvée dans cette île , l'antique Mélos, en 1820, et qui est qualifiée, avec quelque raison, de Vénus Victrix ou Victorieuse. Elle est à demi drapée, dans une pose qui se rapproche de celle de la fig. 38i, mais avec moins de mouvement, ce qui ne permet guère de penser qu'elle fût groupée , comme celle-ci , avec une autre figure. Tenait-elle , de ses bras aujourd'hui mutilés , quelqu'un des attributs de Mars, par exemple son bouclier , comme sur une médaille de Corinthe (Millingen , TJnedil. Monum. , II, 4 , avec la Vénus analogue de Capoue,5), ou bien la pomme, ce que semblerait indiquer le fragment de main gauche tenant une pomme (welon, allusion possible au nom de Mélos), trouvé avec cette belle statue? Ce qui paraît sûr, c'est qu'elle fut déjà restaurée dans l'antiquité, peut-être plus d'une fois, et que, bien qu'on ne puisse la regarder comme irréprochable de tout point, elle n'en est pas moins d'une beauté de style où la noblesse le dispute à la grâce, et d'uja rare talent d'exécution. Si l'inscription fruste de la plinthe qui supporte ce chef-d'œuvre, et qui a été découverte en même temps, s'y rapporte, il faudrait l'attribuer à un sculpteur d'Antioche du Méandre. Tom. II, p. 664. — Musée du Louvre, n° 2 32 bis. Confér. Quatremère de Quincy, sur la statue antique de Vénus, etc., in- 4°, avec une planche, 1821 ; De Clarac, sur la statue antique de Vénus Victrix, etc., 1821, in-4°, avec deux planches; et le Musée de Sculpture du même, pi. 33 g.

391 (XCI). Vénus Victrix , d'un style plus sévère, coiffée de la Stéphane, regardant un casque qu'elle tient dans la main droite, et du bras gauche, appuyé sur un cippe , tenant une palme, Ibid, — MitLiw, Pierres gravées, XXIII.

EXPLÏCATÏOïf Î1ES PLAffCïîES. î65

39a (CI). Venus Êrycine, d'ancien style, complètement vêtue, assise, tenant sur sa main droite une colombe, et ayant Y Amour devant clic. Tom. H, p. 654, 663, 665.— Médaillon d'argent, à'Eryx en Sicile, au Cabinet du roi. '

392 a (CIV). Denier de la famille Considia , représentant le temple de Vénus au mont Eryx (fig. précéd.), dont le pied est entouré de murs. Même tome, ibid. — Morell. Thesaur., p. 109.

393 ( C). Vénus, qu'on pourrait appeler Fénus-Léda, posée sur un cygne, du reste vêtue d'une tunique longue, qui laisse voir seulement une partie du sein, et tenant un voile éployé au-dessus de sa tête. Même tome, p. 662 , 663. — Terre cuite du Brilish Muséum. Combe , pi. XXXV, 72.

394 (CIV). Denier de la famille Mussidia, représentant les Comices, dans lesquels on voit un distributeur de bulletins et un citoyen donnant son suffrage. On lit au bas cloacin , Vénus Cloacina, dont le temple était dans ce lieu. Même tome, p. 668. — Morell. Thesaur., p. 289.

395 (CI). Médaille de Julia Mammœa , représentant Vénus Genctrix ou Genitrix, complètement vêtue et drapée, dans uue attitude majestueuse. De la main droite elle soutient un globe, et elle appuie l'autre sur un sceptre ; un enfant nu est debout devant elle et lui tend les bras. Tom. II, p. 664, 669. — . Gessner, Num.lmp. Rom., CLXVI, 47.

396 (CI). Médaille de Julia Paula, représentant Vénus Félix, vêtue et drapée comme la précédente, s'appuyant d'une main sur un sceptre et de l'autre portant un enfant nu. Ibid. — Gessner, ibid., CLIX, 65.

396 a (CI). Statue de Sallustia Barbia Urbiana, femme d'Alexandre Sévère, figurée en Vénus Félix. Sa belle chevelure est ornée d'un diadème élevé, pareil à celui de Junon (fig. 274? 274 a)', la moitié supérieure du corps est nue; le reste est drapé comme le sont la plupart des statues des Augustœ figurées en Vénus ; à ses côtés est un Amour, dans l'attitude de présenter quelque symbole. On lit au bas une inscription qui se traduit : A Vénus Heureuse, Sallustia et Helpidus ont consacré cette statue. Même tome, p. 664 , 665. — Mus. Pio-Clem., II, 52. 66 (CI). Julia Soœmias , mère d'Elagabale, figurée en Vénus

iGG RELIGIONS DE LA GRECE ET DE L'ITALIE ANCIENNES.

sortant du bain, avec un Amour sur un dauphin à ses pieds, attribut commun à plusieurs images de Vénus. Elle tient dans une main un unguentarium, petit vase à parfums, et frotte avec l'autre ses longs cheveux, qui sont faits d'une autre pièce de marbre, et amovibles. Même tome, p. 634 sq. , 653, 664 sq. Comp. fig. 384, 386, 389.— Mus. Pio-Clem., II, 5i.

397 (CI). Aphrodite Vénus, debout et complètement vêtue, donnant la main à Anchise. On lit autour leurs deux noms grecs, et dans l'exergue, monnaie des lliens. Même tome, p. 660, 663. — Pellerin, Recueil, III, tab. i34, 7.

398 (CV). Adonis, blessé à la cuisse par un sanglier, expire dans les bras de Vénus, vêtue, mais le sein gauche découvert; le jeune chasseur, dont la chlamyde est rejetée en arrière, de manière à laisser voir tout son corps, a près de lui son chien qui le regarde avec douleur, et il laisse échapper de sa main défaillante une longue haste armée de son fer; dans le lointain on aperçoit le mont Liban. Voy. tom. Il, p. 4.2 sqq., 47 sqq., 54, et 662 sq. Compar. fig. 409 a, avec l'explicat. — Peinture antique copiée par Raphaël Mengs, et gravée par Volpato.

399(XCIX. Les Amours préparent le trône de Vénus; l'un tient sa navette d'or, l'autre y place une branche de myrte ; la colombe de la déesse est sur le coussin. Même tome, p. 65 4> 662 , 665. Compar. fig. 358. — Pitture d'Ercolano, I, 29. 4oo (C). Mosaïque connue sous le nom de Colombes du Capitule : quatre colombes sont placées sur un vase d'une forme élégante. Ibid. — Ftjrietti, de Musivis, p. 3o.

4oi(ClI). Eros, l'Amour, ou Cupidon , dans l'ancien style, représenté sous les traits d'un éphèbe ou adolescent, ailé et tirant de l'arc. Voy. tom. II, p. 665 et tom. III, p. 375 sqq., 394 sqq. — Pierre gravée , de la collection de feu M. de Hoorn. Millin, Monum. an t. inéd., II, 1.

402 (Cil). Torse à'Eros ou de l'Amour, qu'on reconnaît non-seulement aux trous pratiqués dans les épaules pour recevoir des ailes, mais encore à ses longs cheveux bouclés, à la finesse de ses traits et à la douceur de son regard. C'est le plus ancien idéal du dieu , dans la beauté tendre de la première jeunesse.

Ibid. — Mus. Pio-Clem.., I, 12; Mus. Napol., I, 64; Bouillon, I, i5.

4o3 (Cil). V Amour, sous les traits d'un enfant, endormi dans une coquille. Ibid. Compar. , pour Y Amour enfant et les Amours , les fig. indiquées tom. II, p. 665. — Camée de la collection de feù le chevalier d'AzARA. Millin, Mon», ant. inéd., I, 18. /to4 (CIII). Peinture d'Herculanum, connue sous le nom de la Marchande d'Amours. (Quelques-uns voient ici une allusion aux trois Amours, compagnons de Vénus, Êros, Himéros et Potkos. Confér. fig. 38o, avec l'explic.) Ibid. — Pitt. d'Ercol., III, 7. 4o5 (CXLIj. Lucille, femme de L. Vérus, sous la figure de Vénus ; de la main gauche elle retient sou vêtement, et de la droite elle courbe sur sa tète un arbrisseau placé dans une caisse : un Amour ailé est debout sur cette caisse; un autre, sans ailes, se jette, la tête la première, dans un bassin; un troisième regarde du haut d'un mur qui entoure une place plantée d'arbres; un quatrième court sur une terrasse , entre laquelle et la figure principale est une autre figure, comme d'une Nymphe ou suivante , qui a un genou en terre pour puiser de l'eau. Ibid. — Médaillon de Lucille. Vaillant, Num. Mus. de Camps, 42. /,o6 (CIV). Psyché assise, et réfléchissant sur la perte que lui cause sa fatale curiosité ; elle est reconnaissante à ses ailes de papillon. Tom. III, p. 398-401. — Millin, Pierres gravées inédites,

406 a (CIV). Psyché, persécutée par Vénus, implore la pitié de cette déesse ou l'appui de son fils. Ibid. (Sans l'indication des ailes> on aurait pu la prendre pour une des Niobides ou fdles de Niobé cherchant à fuir. Confér. fig. 730-735 avec l'explicat.) — Statue du Musée du Louvre, n° 387. De Clarac, pi. 33i.

407 (CIV). Psyché portant des ailes de papillon, parée de bracelets et de périscélides (cercles aux pieds), se couvre d'un léger vêtement; elle a près d'elle un miroir ; Y Amour la tient embrassée, ailé également et enfant comme elle; il a derrière lui son arc et son carquois fermé ; un rosier et des roses sont à ses pieds. La devise latine que l'on lit autour signifie : Chère âme , jouissons sans amertume ,• le dernier mot , qui est grec, quoique écrit en latin, veut dire : vis, c'est-à-dire jouis de la vie ;

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