‹ Religions de l'antiquité (volume 2)Chapitre 3 sur 18 · RELIGIONS DE L'ASIE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

RELIGIONS DE L'ASIE OCCIDENTALE

i'ig. 197 (PI. LIV). Face à'Astarté comme pleine lune. Creuzer, d'après Bellermann. Voyez tome II, page 26, et comparez ciaprès fig. 198, 199. (Cette face ne paraît autre que celle de la Méduse grecque, laquelle, il est vrai, était en rapport avec la lune et pouvait, sous un point de vue, correspondre à Astarté. Vby. même tome, p. 752 sqq., avec les renvois de la note 1, p. 754. Au revers est un palmier avec une inscription punique, que Gesenius lit Motje, rapportant la médaille dont il s'agit à cette colonie phénicienne ou carthaginoise de Sicile.) — Médaille d'argent du cabinet des Antiques de la Bibliothèque du roi. Mionnet, Descript. de méd., etc., tab. XX, 22, 23, rectifié par Gesenius, Scripturœ linguœque Phœniciœ monumenla, etc., p. 297, et tab, 39, A.

198-199 (LIV). Tête d'un Cabire, probablement Sydyk ou le Vul~ cain des Phéniciens, avec la barbe, le bonnet conique et l'attribut des tenailles. Au revers, tête de femme radiée, sans doute As tarte comme reine des étoiles. L'inscription de la face, qui se lit Malachat, quelquefois Malacha, présente le nom de la ville punique d'Espagne que les Grecs et les Romains appelaient Ma-

1 Nous avons admis dans cette section , non-seulement les sujets indiqués dans le chapitre complémentaire du livre IV, et quelquei autres qui se rattachent, ainsi que ceux-là, à la religion des Phéniciens, mais encore un petit nombre de monuments relatifs à ceux des cultes primitifs de la Grèce, exposés dans le livre V, qui paraisseut en liaison plus directe avec les religions de l'Asie occidentale.

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laça, aujourd'hui Malaga, et à laquelle appartenaient ces médailles ainsi que la suivante. Voy. tom. II, p. 26 et 242. Monter, Relig. d. Karthager, pi. II, 3, A, rectifié d'après Gesenius, p. i3a sq., et tab. $1.

a°o (LIV). Tète analogue, mais imberbe, et avec le bonnet plat, le même attribut et la même inscription. Au revers, une étoile à Huit rayons. Même tome, p. 26, 224 et 242. Comparez fig. 198- 199. — Mïïnter, ibid., fig. 5.

'Jtoi (LIV). Un archer monté sur un hippocampe courant au-dessus des eaux; au-dessous un poisson. Atargatis, Dercéto ou Dagony déesse ou dieu-poisson de la Syrie et de la Palestine. Creuzer, d'après Bellermann. Voy. tom. II, p. 26 sq. et 34 sq. Compar. fig. 202, 2o3. (Le revers de cette médaille porte une chouette avec un fléau et un lituus, et dans le champ des caractères où Bellermann croit lire le nom de la ville phénicienne à* Ai, mais qui ne paraissent être en réalité que des signes numériques. Gesenius juge cette médaille persique et la classe parmi les incertaines de Cilicie, ce qui ne permet guère d'adopter l'explication ci-dessus de la face.)— Mionnet, ibid., tab. XXIX, 9- 14, coll. Gesenius, p. 287, et tab. 37, T.

202 (LIV). Homme-poisson et femme-poisson, qui peuvent avoir trait à Oannès, à Odacon ou Dagon, à Atergalis ou Dercéto, divinités babyloniennes et syriennes. Voy. tom. II, p. 34 sq. et 27, et confér. les notes 3 et 4 sur le livre IV, fin du même tome. — Pierre gravée venue de Babylone au Musée britannique, d'après Munter, Relig. d. Babylonier, tab. II, 18.

203 (LIV). Sémiramis, la même ici qu'Astarté ou Vénus - Vranie , caractérisée par le croissant de la lune, la colombe (la chouette) et la lance, debout sur sa mère Dercéto, femme et poisson, tenant dans ses mains élevées une corne d'abondance (un coquillage marin ).Creuzer. Voy. tom. II, p. 32 sqq., 41. — Médaille d'Ascalon. Vaillant, Numi Gr. imp. Rom., tab. XIV, fig. 9.

204 (klV). Idole conique de la Vénus de Paphos, dans la cella de son temple. Voy. tom. II, p. 220 sqq., 223. — Médaille de Cypre, du règne d'Auguste. Cabinet de la Bibliothèque du roi, et Munter, Die himmlische Gôttin zu Paphos , tab. IV, 1.

ao5 (LIV). La même idole un peu modifiée, entre deux e'toiles; au-

BXPLICATION DBS PLANCHES- loS

devant, deux candélabres allumés. — Médaille de Cypre, frappée sous Vespasien. La Chau, Dissertât, sur Vénus, 25.

ao6 (LIV). La même, se rapprochant de la figure humaine, avec les deux candélabres, deux colombes posées sur les acrotères du temple, ici plus développé, et une autre colombe dans une espèce de cour entourée d'une balustrade. Au-dessus du temple paraît le croissant de la lune, surmonté d'une étoile à huit rayons. Voy. tom. II, p. 224. — Médaille de Julia Domna, mère de Caracalla. Cabinet du roi, et Munter, ibid., tab. IV, 4.

207 (LIV). La déesse de Syrie, ayant la tête tourrelée , et placée entre deux lions; à la hauteur de ses mains, dont l'une semble s'appuyer sur un globe, se voient deux croissants ; sur le dossier de ce qui paraît son trône sont perchées deux colombes. L'idole est dans un goût tout-à-fait oriental. Voy. tom. II, p. 29. — Cornaline qui a fait partie de Ja collection de M. Lajard, gravée dans ses Recherches sur le culte de Vénus, pi. V, 3.

207 a (LV). Le Jupiter et la Junon de Syrie, assis l'un entre deux taureaux, l'autre entre deux lions, accolés à leurs trônes, aux deux côtés d'un temple que surmonte un oiseau , probablement un aigle, tandis qu'un lion est au-dessous. Voy. tom. II, ibid. — Médaille d'Hiérapolis. Neumann, Populor. etreg. numi incditi, P. II, tab. II, 2.

208 (LIV). La déesse céleste, la Junon ou la Vénus de Carthage, couronnée de tours, le foudre dans une main, le sceptre dans l'autre, et portée sur un lion, qui court à côté d'un courant d'eau sortant d'un rocher ; suivant Munter, allusion, confirmée par l'inscription de celte médaille de Septime Sévère, à un aqueduc romain qui dut être construit , au temps de cet empereur et de Caracalla, son fils, pour conduire les eaux des montagnes voisines à Carthage. Voy. tom. II , p. 236. — Munter, Relig. d. Karthag., tab. I, 12, et p. 71 sq.

208 «• (LIV). La même déesse, également montée sur un lion, avec une étoile au-dessous. — Pierre gravée du Musée royal de Berlin, publiée par Gesenius, tab. 16, d.

ao8&« (LIV). Temple qui paraît être celui de la Vénus de Carthage ainsi qu'en témoigne l'inscription de cette médaille de la ville punico-romaine. L'oiseau représenté au fronton est probable-

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ment une colombe. Même tome, p. 234, 237. — Bayer, Palaogr. Studien, tab. III, 2, et Gesenitjs, tab. 16, c. 209 (LV). Deux figures coniques ayant des espèces de bras, liées à une sorte de fleur à forme triangulaire, placée entre elles. Elles peuvent avoir trait à Baal et Astarté, ou aux deux divinités, mâle et femelle, invoquées dans les inscriptions puniques gravées sur les cippes trouvés à Carthage, et conservés au Musée de Leyde, de l'un desquels la partie inférieure est seule ici représentée. Voy. tom. II, p. 232, 235. Confér. fig. 210, 211, 204-206. — Notice sur quatre cippes sépulcraux , etc., par le major Humbert, tab. I, et Gesenius, tab. 16.

209 a (LV). Partie supérieure d'un autre cippe découvert au même lieu, transporté au Musée royal de Copenhague, et qui porte une inscription et des symboles analogues aux précédents et aux suivants. La forme triangulaire domine, et le disque ou le globe surmonte le petit triangle inscrit dans le grand. Tom. II, ibid., et note 3 sur le livre IV, dans les Éclaircissements. — Falbe, Recherches sur l'emplacement de Carthage, pi. V, fig. 3.

210 (LV). Deux figures coniques ou triangulaires, surmontées d'un disque ou d'un globe, et placées au centre d'un temple portatif auquel des roues sont adaptées. Elles se rapprochent naturellement des précédentes, et paraissent se rapporter aux mêmes divinités phéniciennes. — Médaille romaine de Sidon. Munter, Relig. d. Karthag., tab. II, 12. Cf. Pellerin, Recueil, II, tab. LXXXII, 26.

211 (LV). Figure ou plutôt idole conique, analogue aux précédentes, au revers d'une médaille que l'inscription latine , remplaçant la légende punique habituelle, annonce suffisamment appartenir à l'île de Cossura, Pantellaria d'aujourd'hui. Tom. II, ibid. — Pellerin, Recueil, III, tab. XCVII, 2, et Gesenius, tab. 3 g, D.

21a (LV). Tête d' Astarlé-Démêter ou de la Cérès punique, couronnée d'épis, entre lesquels semble percer une corne. Voy. t. II, p. 235 et 247. — Médaille d'or, probablement siculo-punique, de la collection de M. Munter, qui la dit trouvée à Carthage. Relig. d. Karthag., tab. I, 10.

212 « (LV). La même tête, à la face. Au revers, trois épis avec une

inscription en caractères phéniciens, surmontée d'un croissant. Voy. tom. II, p. 235, 236 et 247. — Médaille siculo-punique, ayant appartenu à M. Munter, et gravée dans Relig. d. Karth., tab. I, il Il la croit frappée en Sardaigne sous la domination carthaginoise.

212 £ (LV). Tête de Cérès couronnée d'épis. Médaille punique en grand bronze de Panormus en Sicile. Au revers, qui n'est point donné ici, se voit un cheval marchant au pas , et au-dessus un globe ailé sur lequel semble s'élever une fleur de lotus (comp. fig. 209, 209 a). Sous le cheval est la lettre punique K {koph). Creuzer. Voy. tom. II, ibid. — Michael a Wiczay, Musei Hedervarii numi antiqui , Vindob. i8i4> tom. I, tab. V, fig. 116.

2i3 (LVI). Figure qui parait représenter Astarté, comme déesse de la lune, mère et nourrice des êtres, caractérisée par une tête d'animal (de vache?) avec la langue pendante, surmontée d'un croissant (ou de cornes affectant cette forme) ; par de nombreuses mamelles répandues sur son corps terminé en gaine; par le croissant de la lune plusieurs fois reproduit sur sa base. Les mains sont croisées sur le ventre, et l'une d'elles au moins semble tenir un corps rond tel qu'un fruit. Cette figure , toute grossière qu'elle est, offre une analogie générale avec celle de la Diane d'Éphèse,fig. £17 et suiv.Voy. t. II, p. 24 sqq. et 235 sq.; et les notes 3 et dernière dans les Éclaircissements sur le livre IV. — Idole de bronze trouvée en Sardaigne et dont l'original est au Musée de Cagliari. Nous en possédons une copie en terre cuite, que nous devons à l'amitié de M. le colonel Della Marmora, qui, après M. Munter (ùber einigc Sardische Idole, tab. I, 1), et plus exactement, en a donné le dessin et un essai d'explication dans les Mémoires de V Académie royale des Sciences de Turin, tom. XXXV.

2i3 a (LVI bis). Figure analogue à la précédente, mais qui offre aussi de notables différences, et qui se complique de plusieurs figures accessoires, lesquelles en font un véritable groupe. La tête de la figure principale paraît complètement humaine, et elle porte un ornement à trois pointes dont le sens est difficile à déterminer (une fleur, une étoile, des cornes naissantes?). Du reste, le croissant se retrouve ici appliqué aux épaules (coropar,

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fig. 332), et la poitrine n'a qu'une seule mamelle, placée au milieu ; d'autres (s'il faut y voir réellement des mamelles) sont disséminées dans la partie inférieure du corps, quoique en moindre nombre que dans la précédente image. A la base de l'idole se dressent d'un côté, un cône, qui est peut-être le phallus, et tout joignant une tête humaine mule, coiffée d'un bonnet conique (compar. fig. 199) ; du côté opposé, une tête d'animal au museau allongé et armé de dents. Le tout semble porté dans une espèce de nacelle ou de barque, et doit avoir trait au culte symbolique ày As farté. Voy. tom. II, ibid., surtout les Éclaircissements, et compar. les fig. subséquentes. — Idole de bronze de la même source, dessinée d'après la copie en terre cuite, également en notre possession, et déjà publiée par M. de la. Marmora, mémoire précité.

a 1 3 b (LVI bis). Groupe dont l'ensemble offre une grande analogie avec le précédent, dont certains détails sont aussi nouveaux que significatifs. Les cornes sur la tête sont ici parfaitement reconnaissables, et la figure est barbue; la poitrine a deux mamelles très prononcées; le ventre est saillant, et la partie inférieure du corps se termine par deux jambes nettement séparées. Les bras sont séparés comme les jambes, mais terminés, en place de mains, par deux têtes, Tune qui paraît humaine à droite, l'autre d'un animal qui est peut-être un chat. Les deux têtes, également humaine et animale, qui se dressent aux deux côtés de l'idole, sont disposées dans un ordre inverse de celles du précédent sujet et semblent correspondre à celles des mains. Si c'est Astarté qui est représentée par cette idole, elle y figure certainement comme androgyne, comme pouvoir mâle et femelle à la fois, comme dieu Lunus et Vénus, en un mot, comme Hermaphrodite. Tom. II, ibid., et p. 85 sq. — Même source, même copie, même mémoire.

ai3 c (LVI bis).. Figure qui a des rapports avec les deux précédentes. La tête, qui soutient un disque aplati et percé par le milieu, traversé d'une bande pointillée qui est peut-être un serpent, parait être une tête humaine à oreilles d'animal ; le croissant de la lune est appliqué aux épaules , une face d'animal , probablement de chat, sur la poitrine; le signe de la virilité est manifeste; les

mains et les pieds sont conformés d'une manière bizarre, mais sûrement symbolique. Ce doit être ici surtout un dieu Lunus , analogue à celui de l'Asie-Mineure et de la Syrie. Voy. tom. II, p. 83 sqq. — Idole de la même origine, dont le dessin nous a été communiqué par M. de la Marmora.

*i3c? (LVI bis). Représentation qui ne paraît pas non plus sans rapport avec celles qui précèdent, surtout avec 2i3 b. L'androgyne lunaire semble ici partagé en deux personnes distinctes, la lune mâle et la lune femelle, vieille et jeune; celle-ci mise au jour par l'autre, qui la domine et qui est en communication avec elle. Trois caractères phéniciens, selon toute apparence, sont gravés sur la tige qui établit celte communication. — Peut-être aussi faut-il renvoyer cette figure à la série de celle des Baal et des Moloch, suivant la disposition de notre planche, et y voir V Ancien , l'Éternel, dans une relation quelconque, soit avec le soleil, soit avec la lune. Voy. tom. II, p. 228 sqq. •— Même origine et copie d'un dessin du même savant.

a 1 3 e. (LVI bis). Représentation beaucoup plus compliquée que les précédentes, et où paraissent entrer plusieurs des éléments qui les composent aussi bien que les suivantes, 214 b, c, d. La figure principale, à tête de chien, caractérisée par le serpent qui semble traverser son corps et par le disque tracé sur son ventre, est placée perpendiculairement au centre d'une bande circulaire, semée d'étoiles, qu'elle touche de ses quatre membres étendus, auxquels correspondent quatre animaux symboliques, disposés à égale distance l'un de l'autre, dans la bande même. Deux autres figures, opposées l'une à l'autre, et dont l'une au moins paraît porter une tête de taureau, s'appuient horizontalement, de leurs pieds à la figure centrale, de leurs mains à la bande circulaire : le tout formant une plaque destinée à être fixée ou suspendue au moyen de l'anse qui s'y applique. L'on ne saurait méconnaître ici, selon nous, à part toute désignation plus précise, le soleil, comme principe générateur et vivificateur, comme âme du monde, opérant de concert avec la lune, présentée sous ses deux principaux aspects, l'œuvre de la vie universelle réalisée dans les astres du ciel et dans les quatre éléments. Voy. t. II, chap. I, II, \\\,passim, et les Éclaircissements qui s'y rappor-

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